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L’EPR de Flamanville entame sa mise en service avec 12 ans de retard

L’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a donné son feu vert à la mise en service du réacteur EPR de Flamanville. Cette autorisation marque une étape clé pour EDF, avec une production électrique prévue dès cet été, malgré un retard de 12 ans et des dépassements de coûts.

L’EPR de Flamanville entame sa mise en service avec 12 ans de retard

Sectors Nuclear Energy, EPR
Themes Commissioning, Project Development
Companies EDF, Autorité de sûreté nucléaire (ASN)
Countries China, Finland, France

L’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a autorisé mardi la mise en service du réacteur de nouvelle génération EPR de Flamanville, en Normandie. Cette décision permettra à EDF de commencer à charger le combustible dans le cœur du réacteur. Ce jalon marque une étape décisive pour EDF, après 17 ans de retards et de complications techniques. Le projet, lancé en 2007, a souffert de fissures dans le béton, d’anomalies dans l’acier de la cuve et de défauts de soudure. Il s’inscrit également dans le nouveau programme nucléaire du président français, Emmanuel Macron. Aujourd’hui, l’installation est conforme par l’ASN.

Les défis de la mise en service

Le chargement des 241 assemblages d’uranium dans le réacteur prendra plusieurs jours. Il s’agit d’une étape essentielle avant l’injection progressive d’électricité dans le réseau prévue pour cet été. Cependant, le réacteur n’atteindra sa pleine capacité qu’en fin d’année. EDF devra encore obtenir trois autorisations de l’ASN : avant de lancer la réaction nucléaire, à 25 % de la capacité, puis à 80 %. La production électrique interviendra avec 12 ans de retard et un coût total de 13,2 milliards d’euros, soit quatre fois plus que le devis initial de 3,3 milliards. Julien Collet, directeur général adjoint de l’EPR de Flamanville, déclare ceci:

« Cette autorisation va permettre à EDF de commencer à charger le combustible dans le coeur du réacteur et ensuite d’engager la phase d’essais qui va se poursuivre. »

Historique du projet EPR

L’EPR de Flamanville devait être le fleuron de la technologie nucléaire européenne, relançant l’atome après la catastrophe de Tchernobyl. Les premiers projets d’EPR, à Olkiluoto (Finlande) et en Chine, ont été achevés avec de nombreux retards similaires. Michaël Mangeon, chercheur spécialiste de l’industrie nucléaire, attribue ces difficultés au « désapprentissage » du secteur après une longue période sans nouveaux projets. Les études insuffisantes, les problèmes de gouvernance et les évolutions réglementaires ont également contribué aux complications.

Réactions publiques et perspectives

La consultation du public menée par l’ASN révèle une opposition au projet, notamment par le réseau Sortir du Nucléaire. L’association critique le projet comme un échec coûteux et estime que sa mise en service hâtive sert principalement à démontrer la faisabilité des réacteurs EPR. Malgré l’achèvement imminent, le réacteur devra être arrêté dès 2026 pour remplacer le couvercle défectueux de la cuve.
EDF envisage de construire jusqu’à 14 réacteurs supplémentaires en France et en Europe. Cependant, ceux-ci seront des EPR2, une version simplifiée. Le gouvernement considère ces réacteurs comme essentiels pour renforcer l’indépendance énergétique du pays et réduire les émissions de CO2.
La mise en service du réacteur EPR de Flamanville marque une avancée importante pour EDF. Ce projet illustre les difficultés de l’industrie nucléaire à innover. Mais également à équilibrer la sécurité, la rentabilité et la responsabilité environnementale.

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