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Shell cède SPDC à Renaissance pour 2,4 milliards USD et se recentre sur l’offshore

Shell a finalisé la vente de sa participation de 30 % dans la coentreprise pétrogazière Shell Petroleum Development Company (SPDC) au Nigeria pour 2,4 milliards USD. Cette transaction marque une nouvelle étape dans la stratégie de recentrage du groupe sur les projets offshore.

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Shell cède SPDC à Renaissance pour 2,4 milliards USD et se recentre sur l’offshore

Secteurs Pétrole, Gaz, Exploration production, Exploration production
Thèmes Investissements & Transactions, Transfert d'Actifs Énergétiques
Sociétés NNPC, Equinor, Shell, TotalEnergies

Shell a annoncé la finalisation de la vente de sa participation dans Shell Petroleum Development Company (SPDC) à Renaissance, un consortium composé de sociétés nigérianes et d’un acteur énergétique international. La transaction s’élève à 2,4 milliards USD, incluant un paiement initial de 1,3 milliard USD et un solde de 1,1 milliard USD, correspondant aux créances et soldes de trésorerie de l’entreprise. Cette cession, dont l’accord initial a été signé en janvier 2025, s’inscrit dans la volonté du groupe anglo-néerlandais de rationaliser son portefeuille au Nigeria.

Un retrait progressif du onshore

Shell réduit progressivement sa présence dans l’extraction pétrolière terrestre au Nigeria, un marché marqué par des défis opérationnels persistants, notamment le vandalisme, le vol de pétrole et des litiges environnementaux. SPDC, dont les actifs comprennent des gisements terrestres et des infrastructures de transport, a été au cœur de controverses liées à la pollution et aux conflits avec les communautés locales. Avec cette vente, Shell suit la tendance amorcée par d’autres majors pétrolières telles que TotalEnergies et Equinor, qui ont également cédé leurs actifs onshore en 2024.

Une concentration sur l’offshore

La stratégie de Shell repose désormais sur l’exploitation des ressources en eaux profondes. En décembre 2024, l’entreprise a validé l’investissement pour le projet Bonga North, une extension du champ Bonga située à 130 kilomètres au large des côtes nigérianes. Ce développement comprend le forage de 16 puits, dont huit dédiés à la production et huit à l’injection d’eau, pour une capacité estimée à plus de 300 millions de barils équivalent pétrole. Une production de 110 000 barils par jour est attendue d’ici la fin de la décennie.

Des investissements soutenus

Pour mener à bien ce projet, Shell a attribué plusieurs contrats. TechnipFMC a été sélectionné pour fournir des systèmes de production sous-marins, incluant des têtes de puits et des manifolds. Par ailleurs, un consortium dirigé par Saipem a obtenu un contrat d’un milliard USD pour l’installation des infrastructures sous-marines permettant le raccordement des puits au FPSO Bonga.

Un repositionnement sectoriel

L’orientation de Shell vers l’offshore reflète une évolution plus large du secteur pétrolier nigérian. Tandis que les majors internationales réduisent leur exposition aux risques du onshore, les compagnies locales prennent le relais, poursuivant l’exploitation des gisements terrestres. Cette dynamique modifie la répartition des investissements et pourrait influencer le cadre réglementaire et économique du pays dans les années à venir.

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