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Le SP95-E10 franchit la barre des 2 euros le litre en France

Le SP95-E10 a atteint mercredi 2 euros le litre en France, portant la hausse à 28 centimes depuis les frappes israélo-américaines sur l'Iran fin février. Le gazole s'affiche à 2,255 euros.

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Le SP95-E10 franchit la barre des 2 euros le litre en France

Secteurs Pétrole, Carburants
Thèmes Marchés & Finance, Prix
Pays France, Iran, Ukraine, Russie

Le SP95-E10 — supercarburant sans plomb 95 contenant 10 % d'éthanol — a franchi mercredi la barre symbolique des 2 euros le litre en France hexagonale, selon une moyenne calculée par l'AFP sur la base des relevés de prix de 7 289 stations-service transmis au gouvernement. Ce niveau est proche des records observés à l'été 2022, après l'invasion de l'Ukraine par la Russie. La détente récente sur les marchés pétroliers n'a pas encore suffi à inverser la tendance à la pompe.

Hausse de 28 centimes depuis fin février

Depuis le 27 février, veille des premières frappes israélo-américaines sur l'Iran, le SP95-E10 a gagné 28 centimes le litre en France hexagonale, soit une progression de 16,26 %. À 11h00 mercredi, le prix moyen s'établissait à 2,000 euro le litre. La prolongation de l'ultimatum iranien par Washington avait contribué à maintenir les cours du brut à des niveaux élevés, alimentant la pression sur les prix à la pompe.

Le gazole, carburant le plus utilisé des Français, avait lui-même franchi ce seuil dès le 9 mars. Il s'affichait en moyenne à 2,255 euros le litre mercredi à 11h00, selon les données de 8 801 stations-service. La semaine précédente, son prix hebdomadaire moyen avait établi un record absolu depuis 1985, dépassant les sommets atteints après l'invasion de l'Ukraine par la Russie en 2022.

Le gouvernement écarte toute ristourne fiscale

La ministre déléguée à l'Énergie et porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a déclaré mercredi sur TF1 qu'il n'existait "aucun risque de rupture d'approvisionnement" dans les stations-service, tout en reconnaissant que "moins de 10 %" d'entre elles connaissaient une rupture "totale ou partielle". Le gouvernement a jusqu'ici refusé de réduire la fiscalité sur les carburants, invoquant la nécessité de maintenir le déficit public à 5 % du produit intérieur brut (PIB) cette année.

Des aides "ciblées" ont néanmoins été accordées aux secteurs les plus exposés — pêche, agriculture, transports —, représentant au total près de 70 millions d'euros mensuels, éventuellement reconductibles. Ces mesures visent à pallier les difficultés de trésorerie sans alléger la charge fiscale globale pesant sur les carburants.

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