Pétrole: l’Irak veut Contrôler les Revenus du Kurdistan

L'Irak souhaite contrôler les revenus de la région semi-autonome du Kurdistan, en Irak. Il encourage les entreprises à signer de nouveaux contrats avec la compagnie SOMO, et non pas le Kurdistan Regional Government.

Partager:

Toute l'actualité de l'énergie en continu

Abonnement annuel

8.25$/mois*

*facturé annuellement à 99 $ la première année, puis 149$/an

Accès illimité • Archives incluses • Facture pro

AUTRES ACCES

Abonnement mensuel

Accès illimité • Archives incluses pendant 1 mois

5.2$/mois*
puis 14.90$ les mois suivant

COMPTE GRATUIT​

3 articles offerts par mois

GRATUIT

*Les prix affichés sont entendus HT, TVA variable en fonction de votre localité ou de votre statut professionnel

Depuis 2021 : 35 000 articles • +150 analyses/sem.

L’Irak a fait une tentative de s’emparer des revenus du pétrole kurde. L’État demande aux compagnies de signer des contrats avec la compagnie d’état SOMO. Ce qui remplacerait de fait ceux signés avec le Kurdistan Regional Government. (KRG).

l’Irak tente de récupérer le contrôle du pétrole

Le ministre du pétrole irakien, Ihsan Ismaël, a déclaré que le ministère du pétrole irakien allait commencer à mettre en œuvre une décision de février de la Cour fédérale. Celle-ci a jugé inconstitutionnels les fondements juridiques du secteur pétrolier et gazier de la région du Kurdistan.

Selon une lettre, le ministère du Pétrole a nommé le cabinet Cleary Gottlieb Steen & Hamilton pour approcher certaines sociétés pétrolières et gazières qui opèrent au Kurdistan. Ainsi, l’objectif est de « lancer des discussions pour mettre leurs opérations en conformité avec la loi irakienne applicable. »

La mise en œuvre de la décision de justice « exigera des changements au régime contractuel » pour les entreprises. D’autres entreprises ont reçu une lettre directement du ministre du pétrole.

Néanmoins, le KRG a rejeté à maintes reprises la décision de la Cour fédérale.

Ces lettres ont été envoyées le 8 mai. Elles marquent le premier contact direct entre le ministère et les sociétés pétrolières opérant au Kurdistan. Cette décision fait suite à des années de tentatives du gouvernement fédéral de mettre la main sur les revenus du KRG. Cela comprend aussi les décisions des tribunaux locaux et les menaces d’arbitrage international.

Les implications de la dernière décision ne sont pas entièrement claires. Plus de sept mois après les élections en Irak, la formation d’un gouvernement est toujours en cours.

Un moyen légal de reprendre le contrôle de l’or noir

Un conseiller juridique du ministère irakien du pétrole, qui s’est exprimé sous couvert d’anonymat, a déclaré qu’un comité gouvernemental mixte, comprenant des représentants du ministère du pétrole, y compris le ministre, l’Iraq National Oil Company (Inoc) ainsi que le Federal Board of Supreme Audit (FBSA), effectuera un examen contractuel. Le but est de signer des contrats avec le gouvernement central et non avec le KRG, a ajouté le conseiller.

Les sociétés pétrolières étrangères présentes dans la région du Kurdistan, y compris Genel Energy, Chevron, Gulf Keystone et Cleary Gottlieb ont refusé de commenter. Tandis que le ministère irakien du pétrole et la société pétrolière et gazière DNO n’ont pas immédiatement répondu aux demandes de commentaires.

Le ministère du pétrole n’a pas encore reçu de réponses des entreprises concernées. Il pourrait prendre d’autres mesures juridiques en cas de non-réponse, a déclaré un fonctionnaire du ministère du pétrole, sans élaborer. Les sociétés pétrolières étrangères sont peu susceptibles de s’engager directement avec Bagdad sans coordination avec le KRG, a déclaré un représentant de la société pétrolière.

Une montée des tensions liée au pétrole

Les tentatives persistantes de Bagdad pour mettre en œuvre la décision peuvent aggraver les tensions déjà tendues avec Erbil.

La société d’État irakienne North Oil (NOC) a affirmé samedi que les forces du KRG avaient pris le contrôle de certains puits de pétrole dans la région contestée de Kirkouk. Néanmoins, le KRG a nié cette allégation, affirmant qu’elle était destinée à créer le chaos.

En outre, Inoc a publié une analyse sur les contrats de partage de la production du KRG. Elle détaille comment ils sont financièrement pires pour le gouvernement et les sociétés pétrolières étrangères que les contrats de Bagdad.

Un secteur en baisse

Entre-temps, l’Irak a eu de la difficulté à attirer de nouveaux investissements importants dans son industrie énergétique fédérale. Et ce depuis la signature, il y a plus de dix ans, d’une série d’accords post-invasion des États-Unis.

Le gouvernement irakien a réduit à plusieurs reprises ses objectifs de production de pétrole. Alors que les compagnies pétrolières internationales qui ont signé ces accords initiaux partent en raison de rendements médiocres.

Ismaël a déclaré que l’Irak prévoyait d’augmenter sa capacité de production de brut. Le pays entend passer d’environ 5 millions de barils par jour (bpj) à 6 millions bpj de capacité de brut d’ici fin 2027. Ce qui est une forte révision à la baisse. L’objectif précédent était de 8 millions bpj d’ici la même année.

Londres verrouille la rente pétrolière jusqu’en 2030 avec un prélèvement fiscal à 78 %

Le Royaume-Uni transforme sa taxe exceptionnelle en un mécanisme prix permanent, maintenant une pression fiscale parmi les plus élevées au monde, et redessine en profondeur l’attractivité du plateau continental britannique pour les acteurs pétroliers.

Le Pakistan devient exportateur structurel de fuel oil et bouleverse l’équilibre asiatique

Le Pakistan confirme sa sortie du fuel oil domestique avec plus de 1,4 Mt exportées en 2025, transformant ses raffineries en plateformes d’export, au moment où l’Asie fait face à un excédent structurel de fuel lourd et faiblement soufré.

Aksa Enerji va construire une centrale thermique de 119 MW au Burkina Faso

Le turc Aksa Enerji a signé un contrat de 20 ans avec Sonabel pour la mise en service d’une centrale thermique à Ouagadougou, visant à renforcer l’approvisionnement énergétique du Burkina Faso d’ici fin 2026.
en_114027271130540

Le pipeline CPC redémarre après les frappes, mais la pression reste sur le Kazakhstan

Le Caspian Pipeline Consortium a repris les chargements à Novorossiisk après une attaque ukrainienne, mais les tensions géopolitiques sur les flux pétroliers kazakhs persistent autour de ce corridor stratégique de la mer Noire.

La Hongrie double ses livraisons de pétrole à la Serbie face aux sanctions américaines

La Hongrie augmente ses exportations de produits pétroliers vers la Serbie pour compenser l’arrêt imminent de la raffinerie NIS, menacée par les sanctions américaines visant sa majorité russe.

Pemex intensifie le raffinage domestique malgré le recul de la production de brut

Face à une production pétrolière en baisse, Pemex augmente le raffinage local grâce à Olmeca, en visant une réduction des importations de carburants et une meilleure utilisation de ses capacités industrielles sous contrainte budgétaire.
en_1140281048540-1-1024x485

Petrobras réduit ses investissements à 109 milliards $ dans son nouveau plan quinquennal

La société pétrolière publique brésilienne abaissera ses dépenses d’investissement de 2 %, impactée par le recul des cours du brut, marquant ainsi un tournant stratégique sous le mandat de Lula.

TotalEnergies cède sa participation dans Bonga pour $510mn au profit de Shell et Eni

TotalEnergies a finalisé la vente de sa participation de 12,5 % dans le champ pétrolier offshore Bonga au Nigeria, pour un montant de $510mn, renforçant la présence de Shell et Eni dans ce site stratégique de production en eaux profondes.

Belgrade entame une procédure légale pour s’emparer de la raffinerie serbe contrôlée par Moscou

La Serbie prépare une modification de loi budgétaire visant à permettre la prise de contrôle de NIS, raffinerie sous sanctions américaines et détenue par des groupes russes, afin d'éviter une paralysie énergétique imminente.
en_114026261125540

Dangote confie à Honeywell l’expansion de sa raffinerie vers 1,4 million de barils/jour

La raffinerie nigériane de Dangote sélectionne l’américain Honeywell pour fournir les technologies permettant de doubler sa capacité de traitement de brut et d’étendre sa production pétrochimique.

Bagdad maintient sa production pétrolière en isolant les actifs russes sous sanctions

L’Irak sécurise sa production en contournant les sanctions américaines via paiements locaux, trocs énergie-énergie et suspension ciblée des flux financiers vers Lukoil pour protéger les exportations de West Qurna-2.

BP relance partiellement Olympic Pipeline mais laisse 60 % de capacité hors ligne

Le redémarrage de la conduite de 16 pouces d’Olympic Pipeline ne suffit pas à rétablir l’approvisionnement normal de l’Oregon et de l’aéroport de Seattle-Tacoma, toujours exposés à un risque logistique accru et à des tensions sur les prix.
en_1140251145540

Les importations de pétrole russe par l’Inde chuteront fortement dès décembre

Face aux sanctions renforcées des États-Unis et de l’Union européenne, les raffineurs indiens réduisent drastiquement leurs achats de brut russe à partir de décembre, selon des sources du secteur.

La raffinerie serbe de Pancevo menacée d’arrêt faute de brut sous sanctions américaines

La seule raffinerie de Serbie, opérée par NIS, pourrait être contrainte de stopper sa production dès cette semaine, fragilisée par les sanctions américaines visant ses actionnaires russes.

Les stratégies contrariennes surpassent le suivi des hedge funds sur le Brent

La rentabilité des stratégies de suivi de positionnement spéculatif sur le Brent s’érode, au profit d’approches contrariennes ciblant les extrêmes de sentiment, marquant un changement de régime significatif dans le trading pétrolier.
en_1140241134540

ConocoPhillips, Repsol et Santos relancent le pétrole alaskien avec Nuna et Pikka

L’Alaska s’apprête à enregistrer sa plus forte hausse de production pétrolière depuis 40 ans, portée par deux projets clés qui prolongent la durée de vie du pipeline TAPS et ancrent une présence stratégique des États-Unis dans l’Arctique.

TotalEnergies renforce sa position au Nigeria avec 90 % d’intérêt dans OPL257

TotalEnergies porte à 90 % sa participation dans le bloc offshore OPL257 au Nigeria, après un accord d’échange d’actifs conclu avec Conoil Producing Limited.

TotalEnergies et Chevron en compétition pour 40 % du champ Mopane en Namibie

TotalEnergies et Chevron cherchent à racheter 40 % du champ pétrolier Mopane en Namibie, propriété de Galp, au cœur d’une stratégie visant à sécuriser de nouvelles ressources dans un bassin offshore à fort potentiel.
en_114019181132540

Rosneft cède 11 % de KPC pour desserrer l’étau des sanctions

La réduction de la participation de Rosneft dans Kurdistan Pipeline Company repositionne le contrôle du principal oléoduc kurde et redéfinit l'équilibre entre sanctions américaines, financement des exportations et gouvernance régionale du brut.

Lukoil met la pression sur Sofia pour finaliser la cession de sa raffinerie

Le groupe russe Lukoil veut vendre ses actifs en Bulgarie, après la mise sous tutelle de sa raffinerie par l'État, dans un contexte de sanctions américaines renforcées contre l’industrie pétrolière russe.

Toute l'actualité de l'énergie en continu

Abonnement annuel

8.25$/mois*

*facturé annuellement à 99 $ la première année, puis 149$/an

Accès illimité • Archives incluses • Facture pro

Abonnement mensuel​

Accès illimité • Archives incluses pendant 1 mois

5.2$/mois*
puis 14.90$ les mois suivant

*Les prix affichés sont entendus HT, TVA variable en fonction de votre localité ou de votre statut professionnel

Depuis 2021 : 30 000 articles • +150 analyses/sem.