Accord Chine-Japon sur la surveillance des rejets d’eau de Fukushima

Le Japon et la Chine ont conclu un accord pour la surveillance indépendante des rejets d'eau traitée de la centrale nucléaire de Fukushima. Cette décision ouvre la voie à une potentielle levée de l'embargo chinois sur les produits halieutiques japonais.

Partager:

Toute l'actualité de l'énergie en continu

Abonnement annuel

8.25$/mois*

*facturé annuellement à 99 $ la première année, puis 149$/an

Accès illimité • Archives incluses • Facture pro

AUTRES ACCES

Abonnement mensuel

Accès illimité • Archives incluses pendant 1 mois

5.2$/mois*
puis 14.90$ les mois suivant

COMPTE GRATUIT​

3 articles offerts par mois

GRATUIT

*Les prix affichés sont entendus HT, TVA variable en fonction de votre localité ou de votre statut professionnel

Depuis 2021 : 35 000 articles • +150 analyses/sem.

Le Japon procède actuellement au rejet en mer de l’eau traitée de la centrale de Fukushima Daiichi, une mesure qui fait suite à l’accident nucléaire de 2011. Cette eau, après avoir été utilisée pour refroidir les réacteurs endommagés, est traitée par l’Advanced Liquid Processing System (ALPS). Ce système permet de retirer la quasi-totalité des substances radioactives, à l’exception du tritium. En août 2023, le Japon a commencé à rejeter cette eau traitée dans l’océan, un processus qui doit s’étaler sur une période de trente ans.
Ce plan de rejet a suscité des réactions vives, notamment de la part de la Chine, qui avait imposé un embargo sur les produits halieutiques japonais. La principale critique portait sur l’absence de garanties internationales solides concernant les rejets. Face à ces inquiétudes, un accord a été conclu entre Tokyo et Pékin, permettant à la Chine de procéder à des échantillonnages et analyses indépendants à différentes étapes du processus de rejet.

Un cadre de surveillance renforcé par l’IAEA

Le processus de rejet d’eau à Fukushima est encadré par l’Agence Internationale de l’Énergie Atomique (IAEA), qui réalise déjà des analyses indépendantes. Toutefois, l’accord signé entre la Chine et le Japon renforce ce cadre. Il autorise la participation active de la Chine et d’autres pays à la surveillance du rejet d’eau, garantissant ainsi une plus grande transparence et la possibilité de comparaisons inter-laboratoires. Le Japon a confirmé son engagement à maintenir une surveillance rigoureuse en collaboration avec l’IAEA, assurant que les normes internationales de sécurité seront respectées tout au long du processus.
Ce dispositif vise à apaiser les tensions régionales et à répondre aux préoccupations des pays voisins. Bien que les concentrations de tritium dans l’eau rejetée soient bien en deçà des limites autorisées par les standards internationaux, la participation active de la Chine et d’autres parties prenantes à la surveillance renforce la crédibilité du processus.

Conséquences économiques pour le secteur halieutique japonais

L’embargo chinois sur les produits de la mer japonais, imposé suite à l’annonce des rejets, a eu un impact significatif sur les exportations japonaises. La Chine, qui est l’un des plus grands importateurs de ces produits, avait justifié cette décision en invoquant des préoccupations sanitaires. Cependant, l’accord de surveillance, qui intègre des analyses indépendantes et une participation internationale, pourrait aboutir à la levée progressive de cet embargo. La Chine a en effet déclaré qu’elle réévaluerait ses mesures en fonction des résultats scientifiques issus de cette surveillance.
Pour le Japon, la reprise des exportations de produits halieutiques vers la Chine constitue un enjeu économique majeur. Ce secteur, particulièrement vulnérable, a déjà souffert des répercussions de l’accident nucléaire et des incertitudes qui entourent les rejets d’eau. Les pêcheurs japonais espèrent que cet accord permettra de restaurer la confiance des marchés internationaux.

Une surveillance continue pour garantir la sécurité

Les autorités japonaises ont affirmé que les niveaux de tritium dans l’eau rejetée étaient largement inférieurs aux seuils fixés par la réglementation internationale. Selon l’IAEA, les analyses réalisées à Fukushima ont montré que les niveaux actuels ne présentaient aucun risque pour la santé humaine ou l’environnement marin. L’agence prévoit d’ailleurs de maintenir une présence sur site tout au long des opérations de rejet, afin de garantir une surveillance continue.
Les rejets d’eau traitée à Fukushima devraient se poursuivre sur les trois prochaines décennies, ce qui nécessitera une coopération constante entre les différents pays concernés. Cette gestion de long terme implique des enjeux économiques, politiques et diplomatiques, au-delà des simples considérations environnementales. Le cadre de surveillance mis en place pourrait servir de modèle pour d’autres situations similaires à l’échelle mondiale, en intégrant des mécanismes de transparence et de coopération internationale.

Perspectives pour l’avenir du nucléaire et des relations sino-japonaises

Cet accord de surveillance marque une étape importante dans la gestion des tensions entre la Chine et le Japon. Au-delà de l’aspect technique de la surveillance des rejets d’eau, il reflète une volonté de coopération dans un contexte géopolitique complexe. La Chine, qui reste un acteur influent sur la scène asiatique, et le Japon, dont le secteur nucléaire est sous haute surveillance depuis 2011, doivent désormais naviguer entre leurs intérêts économiques et leurs responsabilités internationales.
L’évolution de cette coopération sera déterminante pour l’avenir des relations commerciales entre les deux pays, notamment dans le secteur halieutique. À plus grande échelle, cet accord pourrait également influencer les discussions internationales sur la gestion des déchets nucléaires et la transparence des pratiques industrielles. La surveillance accrue de Fukushima devient ainsi un enjeu stratégique, tant pour la sécurité énergétique que pour les équilibres économiques régionaux.

Le Kyrgyzstan mise sur un petit réacteur nucléaire russe pour combler sa crise énergétique

Bichkek projette d’accueillir un réacteur modulaire RITM-200N fourni par Rosatom afin de pallier ses pénuries d’électricité et renforcer ses liens énergétiques avec Moscou, malgré les risques liés aux sanctions occidentales.

TEPCO pourrait relancer la centrale nucléaire de Kashiwazaki-Kariwa dès janvier

L’assemblée préfectorale de Niigata se prononcera sur la reprise de l’unité 6, marquant une potentielle première relance pour TEPCO depuis la catastrophe de Fukushima en 2011.

La Norvège soumet à consultation transfrontalière son projet de centrale nucléaire

Le gouvernement norvégien a lancé une consultation auprès de ses voisins sur son projet de centrale nucléaire modulaire à Aure et Heim, conformément à la Convention d’Espoo.
en_114001092025540-1

TÜNAŞ et KEPCO scellent un accord pour accélérer le nucléaire en Türkiye

La Türkiye et la Corée du Sud ont signé un protocole d'accord pour explorer ensemble des projets de centrales nucléaires, marquant une étape stratégique dans le développement de l'infrastructure énergétique turque à long terme.

La Banque asiatique de développement ouvre ses financements au nucléaire civil

La Banque asiatique de développement a modifié sa politique énergétique pour permettre le financement de projets nucléaires civils dans les pays membres en développement de la région Asie-Pacifique.

First Hydrogen lance un projet sur les combustibles pour réacteurs nucléaires modulaires à sels fondus

First Hydrogen démarre des recherches avec l’Université de l’Alberta pour identifier des mélanges de sels fondus simulant les combustibles nucléaires destinés aux prototypes de petits réacteurs modulaires.
en_1140251148540

Framatome livre ses premiers assemblages de combustible nucléaire pour Barakah

Framatome a achevé la fabrication des premiers assemblages de combustible nucléaire destinés à la centrale de Barakah, marquant une étape clé dans l’accord de fourniture signé avec l’Emirates Nuclear Energy Company en juillet.

Le deuxième réacteur de Zhangzhou injecte ses premiers kilowattheures sur le réseau

Le réacteur Hualong One de la centrale nucléaire de Zhangzhou a été raccordé au réseau, marquant une étape majeure dans le déploiement du programme nucléaire civil chinois en cours d’expansion.

Rosatom obtient l’autorisation de produire des composants de SMR en impression 3D

Le groupe nucléaire public russe Rosatom a validé la fabrication additive de pièces pour ses petits réacteurs modulaires, marquant une première industrielle pour l’équipement des centrales SMR RITM-200.
en_11402411138540

Maritime Fusion lève $4.5mn pour alimenter les navires grâce à l’énergie de fusion

La start-up californienne Maritime Fusion, soutenue par Y Combinator et Trucks VC, mise sur une approche décentralisée de la fusion pour conquérir le marché maritime et les applications hors réseau.

Bayridge Resources acquiert 51 % du projet d’uranium de Baker Lake au Nunavut

Bayridge Resources sécurise une participation majoritaire dans un projet d’uranium avancé au Canada, renforçant ainsi sa présence stratégique dans une région géologiquement prometteuse.

Plus de 15 000 tonnes de béton recyclé de Sizewell A réinjectées à Sizewell C

Un volume important de béton issu du démantèlement de la centrale nucléaire Sizewell A est transféré pour soutenir les fondations du projet Sizewell C, dans le cadre d’un accord entre acteurs du nucléaire britannique.
en_1140221140540

KEPCO et ENEC renforcent leur alliance autour du nucléaire et de l’intelligence artificielle

Le groupe coréen KEPCO et la société émiratie ENEC ont signé deux protocoles d’accord visant à étendre leur coopération dans le nucléaire civil, l’intelligence artificielle et les technologies numériques à destination de nouveaux marchés internationaux.

L’armée américaine sélectionne neuf sites pour accueillir ses futurs microréacteurs nucléaires

Le programme Janus prévoit le déploiement progressif de microcentrales nucléaires sur neuf bases militaires pour renforcer l’autonomie énergétique des installations critiques du Département de l’armée des États-Unis.

Lightbridge lance les essais d’irradiation de son alliage combustible aux États-Unis

L’Idaho National Laboratory a démarré les tests d’irradiation sur des échantillons d’uranium-zirconium de Lightbridge dans son réacteur expérimental, étape clé pour la validation industrielle du combustible nucléaire avancé.
en_11402020201130540-1

NexGen entame les audiences fédérales finales pour le projet nucléaire Rook I

NexGen Energy a ouvert les audiences de la Commission canadienne de sûreté nucléaire pour l’approbation finale de son projet d’uranium Rook I, après plus de six années de processus réglementaire.

Oklo signe un contrat avec Siemens Energy pour le système de conversion de l’Aurora

Oklo a conclu un accord contraignant avec Siemens Energy pour accélérer la fabrication du système de conversion d’énergie de sa première centrale nucléaire avancée aux États-Unis.

Nouveau revers pour TEPCO à Kashiwazaki-Kariwa à 48h d’un feu vert politique crucial

Un incident de gestion de documents de sécurité à la centrale nucléaire relance les doutes sur TEPCO alors qu’une décision décisive sur le redémarrage des réacteurs 6 et 7 est attendue à Niigata.
en_114020201128540

Washington scelle un accord nucléaire civil avec Riyad sous haute tension politique

Un accord initial de coopération nucléaire civile a été signé entre les États-Unis et l’Arabie saoudite, suscitant des appels du Congrès américain à des garanties strictes pour éviter une course à l’armement au Moyen-Orient.

CGN active Zhaoyuan pour contourner les restrictions américaines et sécuriser ses réacteurs Hualong One

Le lancement du chantier nucléaire de Zhaoyuan ancre le modèle Hualong One dans l’intérieur chinois, illustrant la stratégie de normalisation réglementaire de Pékin face aux restrictions technologiques occidentales.

Toute l'actualité de l'énergie en continu

Abonnement annuel

8.25$/mois*

*facturé annuellement à 99 $ la première année, puis 149$/an

Accès illimité • Archives incluses • Facture pro

Abonnement mensuel​

Accès illimité • Archives incluses pendant 1 mois

5.2$/mois*
puis 14.90$ les mois suivant

*Les prix affichés sont entendus HT, TVA variable en fonction de votre localité ou de votre statut professionnel

Depuis 2021 : 30 000 articles • +150 analyses/sem.