Les stocks pétroliers américains bondissent de 6,9 millions de barils en une semaine
Les réserves commerciales de pétrole brut aux États-Unis ont progressé de 6,9 millions de barils lors de la semaine achevée le 20 mars, atteignant 456,2 millions de barils, plus haut depuis juin 2024, selon l'EIA.
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Les réserves commerciales de pétrole brut aux États-Unis ont progressé de 6,9 millions de barils lors de la semaine achevée le 20 mars, portant le total à 456,2 millions de barils, leur niveau le plus élevé depuis juin 2024, selon l'Agence américaine d'information sur l'énergie (EIA). Ce résultat contraste avec les attentes du marché, qui tablait sur une baisse d'environ 1,3 million de barils, selon le consensus Bloomberg. Les tensions persistantes au Moyen-Orient continuent de dicter le rythme des marchés pétroliers, comme en témoignent les récentes fluctuations de cours liées aux négociations avec l'Iran.
Cinquième hausse hebdomadaire consécutive
Il s'agit de la cinquième augmentation hebdomadaire consécutive des stocks commerciaux américains, signe d'une accumulation persistante d'offre sur le marché domestique. Les réserves stratégiques, scrutées de près en raison des perturbations liées au conflit au Moyen-Orient, sont restées inchangées. Le gouvernement américain s'est engagé à libérer progressivement 172 millions de barils sur les 415 millions que compte la réserve stratégique nationale, afin de soutenir un marché affecté par les perturbations en provenance du Golfe.
La mobilisation des réserves stratégiques est devenue un outil régulier de stabilisation de l'approvisionnement mondial. L'Agence internationale de l'énergie (AIE) a également signalé sa disponibilité à libérer des réserves pour compenser les perturbations d'approvisionnement. Ces mécanismes visent à amortir les chocs de prix causés par les tensions géopolitiques persistantes dans la région du Golfe.
La chute des exportations, principal facteur de la hausse des stocks
Le recul marqué des exportations américaines, en baisse de 32% pour atteindre leur niveau le plus bas depuis novembre, constitue la principale explication du bond des inventaires. Les importations ont également reculé de 10%. La production américaine a très légèrement fléchi, à 13,66 millions de barils par jour, tandis que les raffineries ont relevé leur taux d'utilisation à 92,9%, contre 91,4% lors de la période précédente.
Du côté de la demande, la quantité de produits pétroliers livrés au marché américain — indicateur indirect de la consommation — a reculé de 8%, se maintenant toutefois légèrement au-dessus du seuil de 20 millions de barils quotidiens. Cette résistance relative illustre la capacité d'absorption de l'économie américaine face à la hausse des cours. Les consommateurs américains s'avèrent mieux armés que prévu face à un baril à 100 dollars.
Des cours en net recul, déconnectés du rapport hebdomadaire
La publication du rapport hebdomadaire n'a pas eu d'incidence sur les cours, les opérateurs concentrant leur attention sur l'évolution de la situation géopolitique. Vers 15h00 GMT, le Brent de la mer du Nord pour livraison en mai perdait 3,95%, à 100,36 dollars le baril. Son équivalent américain, le West Texas Intermediate (WTI) pour la même échéance, reculait de 4,10%, à 88,56 dollars.