Le pétrole recule fortement après un plan de paix américano-iranien en 15 points
Le Brent perd 5,42% et le WTI 5,39% mercredi après que Washington a transmis à Téhéran un plan de paix en 15 points. L'Iran dément toute négociation directe, entretenant l'incertitude sur les marchés pétroliers.
| Pays cités | Iran, États-Unis, Japon |
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| Sociétés citées | Swissquote, Global Risk Management, XTB |
| Secteur | Pétrole, Transport stockage |
| Thème | Marchés & Finance, Prix |
Le baril de Brent de la mer du Nord perdait 5,42% à 98,83 dollars mercredi vers 10H50 GMT, tandis que le West Texas Intermediate (WTI) cédait 5,39% à 87,37 dollars. Ces replis marqués interviennent après que Washington a transmis à Téhéran un plan de paix en 15 points destiné à mettre fin au conflit au Moyen-Orient. Trump prolonge l'ultimatum iranien, le pétrole rebondit à 100 dollars le baril Donald Trump continue de revendiquer des négociations en cours avec l'Iran, une affirmation que Téhéran dément formellement. Les fortes variations de prix reflètent avant tout "un marché guidé par l'actualité", selon Kathleen Brooks, analyste chez XTB. Pétrole à 100 dollars : les consommateurs américains mieux armés que prévu
Les contours du plan américain
Parmi les 15 points transmis, cinq concernent le programme nucléaire iranien. D'autres exigent l'abandon du soutien de Téhéran à ses groupes armés dans la région, notamment le Hezbollah et le Hamas. Un point impose également que le détroit d'Ormuz reste ouvert à la navigation maritime internationale. "Ce qui est clair, c'est que Trump souhaite que cette guerre prenne fin", indique Ipek Ozkardeskaya, analyste chez Swissquote. Les cours du pétrole reculent, l'AIE prête à libérer de nouvelles réserves stratégiques
Les chances d'acceptation par Téhéran semblent toutefois limitées. Selon Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management, les exigences américaines "ont peu de chances d'être acceptées" par l'Iran. "Il reste extrêmement incertain de savoir comment l'Iran réagira", précise-t-il. Le détroit d'Ormuz, par lequel transite environ 20% de la production mondiale de pétrole et de gaz naturel liquéfié (GNL), demeure quasi-paralysé dans les faits. L'Iran affirme que le passage reste ouvert aux "navires non hostiles", selon un communiqué transmis à l'Organisation maritime internationale (OMI).
L'AIE prête à libérer de nouvelles réserves stratégiques
Dans ce contexte de tension sur l'approvisionnement, l'Agence internationale de l'énergie (AIE) a indiqué avoir déjà débloqué 400 millions de barils tirés des réserves stratégiques de ses pays membres, après une demande du Japon. L'institution se dit prête à mettre en place un nouveau déstockage "si et quand ce sera nécessaire". Les préoccupations sur la disponibilité du brut restent vives tant que le détroit d'Ormuz ne retrouve pas une activité normale.










