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L’Irak diversifie ses sources énergétiques face aux sanctions américaines

Sous la pression des sanctions américaines, l’Irak explore des alternatives au gaz iranien pour assurer son approvisionnement en électricité, notamment en se tournant vers le Qatar et Oman, et en envisageant l’installation de terminaux méthaniers flottants.

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L’Irak diversifie ses sources énergétiques face aux sanctions américaines

Secteurs Gaz, Gaz naturel
Thèmes Politique & Géopolitique, Sanctions
Pays Irak, Iran, Oman, Qatar, États-Unis

L’Irak, confronté à la fin des dérogations américaines lui permettant d’importer de l’électricité d’Iran malgré les sanctions, s’efforce de diversifier ses sources d’approvisionnement en gaz pour sécuriser sa production électrique. Cette initiative intervient dans un contexte de tensions accrues entre Washington et Téhéran, et d’une dépendance énergétique irakienne significative envers l’Iran.

Fin des dérogations américaines et pression accrue

Depuis 2018, l’Irak bénéficiait de dérogations américaines lui permettant d’acheter de l’électricité et du gaz à l’Iran, malgré les sanctions imposées à ce dernier. Cependant, le 8 mars 2025, l’administration du président Donald Trump a décidé de ne pas renouveler ces exemptions, intensifiant ainsi la pression sur Bagdad pour qu’il réduise sa dépendance énergétique vis-à-vis de Téhéran. Cette décision s’inscrit dans le cadre de la campagne de « pression maximale » menée par Washington contre l’Iran, visant à tarir ses sources de revenus énergétiques.

Recherche d’alternatives dans le Golfe

Face à cette situation, les autorités irakiennes explorent des solutions alternatives pour assurer l’approvisionnement en gaz nécessaire à la production d’électricité. Parmi les options envisagées figure l’installation de terminaux méthaniers flottants dans le sud du pays, notamment dans la région de Khor al-Zubair. Ces installations permettraient de recevoir du gaz naturel liquéfié (GNL) en provenance de pays du Golfe tels que le Qatar et Oman, reconnus pour leur capacité de production gazière. Saad Jassem, responsable au ministère de l’Électricité, a indiqué que des discussions étaient en cours avec ces nations pour sécuriser des approvisionnements à des tarifs préférentiels.

Initiatives internes pour réduire la dépendance

Parallèlement à ces démarches, l’Irak s’efforce de valoriser ses ressources internes pour diminuer sa dépendance aux importations. Une partie significative du gaz associé à la production pétrolière est actuellement brûlée en torchère, en raison du manque d’infrastructures adéquates pour sa capture et son utilisation. Des projets sont en cours pour récupérer ce gaz et l’utiliser dans la production électrique, contribuant ainsi à l’autosuffisance énergétique du pays.

Enjeux pour la production électrique nationale

Les importations de gaz et d’électricité en provenance d’Iran couvrent environ un tiers des besoins énergétiques de l’Irak. Une interruption de ces approvisionnements pourrait entraîner une réduction significative de la production électrique, exacerbant les délestages quotidiens déjà subis par la population, notamment durant les mois estivaux où la demande atteint des pics en raison des températures élevées. Le gouvernement irakien est donc engagé dans une course contre la montre pour mettre en place ces alternatives avant l’été, afin d’assurer une fourniture électrique stable et suffisante.

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