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Les Sanctions canadiennes contraignent Nord Stream 1

Une turbine à gaz envoyée pour une maintenance au Canada est bloquée à Montreal suite sanctions canadiennes à l'encontre de la Russie.

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Les Sanctions canadiennes contraignent Nord Stream 1

Secteurs Gaz
Thèmes Politique & Géopolitique
Sociétés GTSOU, EuroPol Gaz, Gazprom, Siemens Energy
Pays Canada, Allemagne, Pologne, Russie, Ukraine

Les turbines à gaz de l’oléoduc Nord Stream 1 doivent être réparées de manière régulière. Cette maintenance est effectuée par la société Siemens Energy, au Canada. Cependant ,suite aux sanctions canadiennes à l’égard de la Russie, ces turbines sont bloquées à Montréal. Siemens Energy tente de négocier avec les gouvernements allemands et canadiens afin de trouver une solution.

Outre ces turbines bloquées, le renvoi depuis le Canada de compresseurs de gaz est également retardé. Par ailleurs, Gazprom connaît des problèmes techniques au niveau des machines.

L’activité de Nord Stream 1 impactée

Seulement 3 compresseurs de gaz peuvent être utilisés à la station de compression de Portovaya. Ainsi, l’approvisionnement en gaz de Nord Stream 1 qui atteignait 167 mmc/jour a été diminué de 100mmc/jour par Gazprom.

En temps normal, avant midi, les flux transitant par Nord Stream 1 s’élevaient à 52 millions de KWh. Le 14 juin, ils étaient aux alentours de 41 millions de KWh à midi.

Le secteur russe du gaz sous tension

Ces difficultés d’approvisionnement s’ajoutent aux perturbations existantes pour le gaz russe. Premièrement,à la suite de sanctions russes contre EuroPol Gaz, Gazprom n’exporte plus de gaz via la Pologne, par l’oléoduc Yamal-Europe.

Par ailleurs, le mois dernier, l’Ukraine a décidé d’arrêter l’acheminement de gaz par l’un des deux points d’entrée de gaz russe vers l’Europe depuis l’Ukraine. Ce point d’accès, Sokhranivka, est responsable d’un tiers des exportations russes passant par l’Ukraine vers l’Europe. Il s’agit d’un montant toujours important puisque l’Ukraine est restée une route majeure pour le gaz russe exporté vers l’Europe.

Cette décision est justifiée par GTSOU (l’opérateur du réseau de gaz ukrainien) par une « force majeure ». Depuis le début du conflit avec la Russie, le compresseur à gaz Novopskov est occupé par les troupes russes. Près de 32,6 mmc/jour de gaz transitent par ce compresseur. Par ailleurs, selon GTSOU, les forces russes auraient détourné du gaz transitant en l’Ukraine pour le fournir à deux régions séparatistes situées à l’Est du pays.

Finalement, ces éléments interviennent dans un contexte où l’Occident tente de réduire sa dépendance aux ressources énergétiques russes. Par exemple, l’Allemagne questionne la fiabilité de la Russie en tant que source d’approvisionnement en énergie. Par ailleurs, les États-Unis quant à eux ont banni l’importation de tous les produits énergétiques provenant de Russie. Ils encouragent les pays à réduire leurs dépendances.

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