Skip to content

L’EPR de Flamanville redémarre après quatre mois d’arrêt technique

EDF a relancé le réacteur EPR de Flamanville après des réparations sur des soupapes non conformes, repoussant l’atteinte de la pleine puissance attendue à 1 620 MW d’ici la fin de l’automne.

LinkedIn X Email
L’EPR de Flamanville redémarre après quatre mois d’arrêt technique

Secteurs Énergie Nucléaire, EPR
Thèmes Mise en service, Développement de projets
Pays France

Le réacteur nucléaire EPR (European Pressurised Reactor) de Flamanville, en Normandie, a été remis en service dans la nuit du 14 au 15 octobre, après une interruption de quatre mois liée à des travaux de maintenance sur des équipements de sûreté. L’électricien français Électricité de France (EDF) a précisé que l’opération de redémarrage avait été déclenchée à 00h33, deux jours avant la date initialement prévue.

Ce redémarrage intervient après la découverte, lors d’essais de mise en service, de défauts d’étanchéité sur deux soupapes du pressuriseur. Ces composants critiques assurent le maintien de la pression à 155 bars dans le circuit primaire du réacteur, garantissant ainsi un transfert optimal de chaleur vers les générateurs de vapeur. L’arrêt du réacteur avait été prolongé en juillet pour permettre une intervention technique sur ces pièces.

Montée en puissance progressive sous contrôle réglementaire

Selon EDF, la montée en puissance du réacteur se fera par paliers, avec une étape à 60 % suivie d’une phase à 80 %, soumise à l’autorisation de l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR). L’exploitant indique également conduire des essais de variation de puissance à hauteur de 75 MW dans les prochains jours. La pleine puissance nominale de 1 620 MW reste visée avant le 21 décembre.

L’unité Flamanville 3, connectée au réseau pour la première fois en décembre 2024, constitue le premier démarrage d’un nouveau réacteur nucléaire en France depuis plus de 25 ans. Le projet avait initialement été lancé en 2007 avec une mise en service prévue en 2012.

Coûts multipliés par plus de sept en quinze ans

Le chantier de Flamanville 3 a connu de nombreux retards et complications techniques, contribuant à une explosion des coûts. Évalué à l’origine à 3,3 milliards d’euros, le coût total du projet atteint désormais 20,4 milliards d’euros aux conditions de 2015, soit environ $21,63bn, et 23,7 milliards d’euros aux conditions de 2023, équivalant à $25,13bn.

Un rapport de la Cour des comptes publié en janvier a confirmé ces montants, soulignant les écarts entre les prévisions initiales et les dépenses réelles. Ce dépassement budgétaire place Flamanville 3 parmi les projets énergétiques les plus coûteux en Europe à ce jour.

À lire aussi

CETY et Hoppy Power visent un déploiement déchets-énergie de 2 MW en Alberta

Clean Energy Technologies a signé une lettre d'intention non contraignante avec Hoppy Power pour évaluer le déploiement de sa technologie de pyrolyse à haute température à Westlock

CETY et Hoppy Power visent un déploiement déchets-énergie de 2 MW en Alberta

Framatome qualifie aux États-Unis sa technologie d'inspection ultrasonique des réacteurs REP

Framatome annonce la qualification de sa technologie d'inspection par ultrasons des soudures d'enveloppe de cœur de réacteurs REP, avec un taux de réussite de 100 % lors des certif

Framatome qualifie aux États-Unis sa technologie d'inspection ultrasonique des réacteurs REP

TotalEnergies et EDF concluent un accord nucléaire de 12 ans pour 400 MW

TotalEnergies et EDF ont signé un Contrat d'Allocation de Production Nucléaire de 12 ans, effectif en 2028, couvrant environ 60 % des besoins en électricité des sites de raffinage

TotalEnergies et EDF concluent un accord nucléaire de 12 ans pour 400 MW