Skip to content

L’Égypte scelle un accord avec le Qatar pour sécuriser jusqu’à 24 cargaisons de GNL

Le protocole signé entre l’Égypte et le Qatar prévoit l’exportation de gaz naturel liquéfié pour répondre à la hausse saisonnière de la demande énergétique, alors que la production nationale égyptienne connaît un net recul.

LinkedIn X Email
L’Égypte scelle un accord avec le Qatar pour sécuriser jusqu’à 24 cargaisons de GNL

Secteurs Gaz
Thèmes Politique & Géopolitique
Sociétés Qatarenergy, TotalEnergies, Shell
Pays Égypte, Qatar

L’Égypte et le Qatar ont signé un protocole d’accord portant sur l’approvisionnement en gaz naturel liquéfié (GNL), visant à encadrer leur coopération dans un contexte de forte tension sur les capacités énergétiques nationales. L’accord, officialisé début janvier, prévoit la fourniture de jusqu’à 24 cargaisons de GNL qatari pour répondre à la demande accrue durant les mois estivaux. Cette initiative intervient alors que la consommation électrique en Égypte continue d’augmenter, particulièrement en période de forte chaleur.

Une production nationale en déclin

La signature de cet accord survient dans un contexte de déclin progressif de la production gazière en Égypte. Selon les données de la Joint Organisations Data Initiative (JODI), la production mensuelle est passée d’un pic de plus de 6 milliards de mètres cubes en 2021 à environ 3,64 milliards en octobre 2025. Cette baisse a fragilisé la capacité du pays à satisfaire ses besoins internes sans recourir aux importations.

Face à cette situation, les importations de GNL ont connu une forte progression. Sur les dix premiers mois de 2025, l’Égypte a déboursé près de 7,2 milliards USD pour importer du GNL, marquant une hausse de 87 % par rapport à la même période en 2024. Cette montée en flèche des achats illustre la dépendance croissante du pays vis-à-vis des marchés internationaux pour sécuriser son approvisionnement.

Multiplication des partenaires pour diversifier les sources

En parallèle de l’accord avec le Qatar, l’Égypte a multiplié les démarches diplomatiques et commerciales en 2025 pour diversifier ses sources d’approvisionnement. Des contrats ont été conclus avec Shell et TotalEnergies pour un total de 60 cargaisons de GNL, avec des engagements additionnels potentiels pour l’année 2026, pouvant atteindre entre 150 et 160 cargaisons.

La stratégie adoptée par Le Caire vise également à relancer l’exploration gazière sur son territoire afin de renforcer à moyen terme la sécurité énergétique. Toutefois, les délais de mise en production et les incertitudes liées aux investissements ralentissent les effets immédiats de ces initiatives.

Des livraisons conditionnées aux négociations commerciales

Concernant l’accord signé avec le Qatar, aucun calendrier précis n’a été communiqué sur la date de début des livraisons. La concrétisation des expéditions reste soumise à la signature d’accords commerciaux ultérieurs, ainsi qu’à l’évolution des conditions de marché et des capacités logistiques disponibles.

L’entente s’inscrit dans une logique de sécurisation rapide des volumes nécessaires, alors que les perspectives de production nationale restent contraintes. Les échanges entre les deux pays laissent entrevoir une intensification de la coopération énergétique, sans toutefois garantir, à ce stade, un flux continu et prévisible de GNL qatari vers l’Égypte.

À lire aussi