Skip to content

La Corée du Sud autorise le redémarrage du réacteur nucléaire Kori 2

L'autorité de sûreté nucléaire sud-coréenne a finalisé ses inspections et autorisé le redémarrage du réacteur Kori 2, hors ligne depuis avril 2023. La centrale de 685 MWe dispose d'un permis prolongé jusqu'en 2033.

LinkedIn X Email
La Corée du Sud autorise le redémarrage du réacteur nucléaire Kori 2

Secteurs Énergie Nucléaire, Fission
Thèmes Régulation & Gouvernance, Réglementation
Pays Corée du Sud

La Nuclear Safety and Security Commission (NSSC), autorité de sûreté nucléaire de Corée du Sud, a achevé ses inspections et confirmé que le réacteur à eau pressurisée (REP) Kori 2, d'une puissance de 685 MWe, peut être redémarré. La centrale est hors ligne depuis l'expiration de son permis d'exploitation le 8 avril 2023. En novembre 2025, la NSSC avait approuvé la poursuite de l'exploitation de Kori 2 jusqu'en 2033, accordant à l'opérateur Korea Hydro & Nuclear Power (KHNP) le feu vert réglementaire nécessaire. Dans un contexte de relance du nucléaire en Corée du Sud, cette décision s'inscrit dans une stratégie de prolongation de la durée de vie des réacteurs du parc national. Kori 2 avait débuté son exploitation commerciale en août 1983.

Inspections et conditions de redémarrage

La NSSC a vérifié les modifications de conception des installations de gestion des accidents, notamment le chemin d'injection externe du fluide de refroidissement du réacteur, ainsi que l'installation de systèmes d'alimentation électrique pour les équipements essentiels de réponse aux accidents. L'autorité a conduit une inspection approfondie de la stratégie de réponse aux accidents afin de s'assurer de son application effective sur site. Au total, 10 mesures de sûreté imposées comme conditions préalables au redémarrage dans le cadre du permis de poursuite d'exploitation ont été intégralement mises en œuvre, de même que le remplacement de câbles destiné à garantir les marges de sûreté. Les améliorations découlant de l'analyse des risques incendie — notamment l'installation de nouveaux moniteurs d'incendie — ont également été réalisées.

Compte tenu de la longue période d'arrêt de Kori 2, la NSSC a mené une inspection ciblée sur les pompes et vannes liées à la sûreté, confirmant que le cycle de test et les performances opérationnelles répondaient aux normes applicables et que la gestion du générateur de vapeur était conforme. Sur un total de 102 éléments d'inspection périodique, 94 ont été vérifiés, dont le remplacement du recombinateur catalytique passif d'hydrogène pour les accidents graves et l'intégrité des tubes du générateur de vapeur. La NSSC a conclu que la criticité du réacteur pourra être atteinte en toute sécurité.

Neuf autres réacteurs en attente de décision réglementaire

KHNP a soumis des rapports d'évaluation de sûreté pour la poursuite d'exploitation de neuf autres réacteurs dont les licences expirent avant 2030 : Kori 3 et 4, Hanbit 1 et 2, Hanul 1 et 2, ainsi que Wolsong 2, 3 et 4. Ces dossiers sont actuellement en cours d'examen par la NSSC. L'exploitation des unités 3 et 4 de la centrale de Kori a été suspendue en septembre 2024 et en août 2025 respectivement, après l'expiration de leur durée de vie de conception de 40 ans. L'industrie nucléaire mondiale surveille de près ces jalons réglementaires, dans un contexte de regain d'intérêt général pour l'énergie atomique.

La centrale de Kori 1 avait été définitivement mise à l'arrêt en juin 2017 après 40 ans d'exploitation, devenant ainsi le premier réacteur sud-coréen à entrer en phase de démantèlement. KHNP avait soumis sa demande de démantèlement à la NSSC en mai 2021, et le régulateur a approuvé le démantèlement de Kori 1 en juin 2025. Les trajectoires divergentes des unités du site de Kori illustrent la dualité du parc nucléaire sud-coréen, entre prolongation d'exploitation pour les réacteurs les plus récents et démantèlement progressif des unités arrivées en fin de vie.

À lire aussi