Du GNL Australien vers la Grande-Bretagne

En proie à une grave crise énergétique, l'Europe cherche à diversifier son approvisionnement alors que la crainte d'une pénurie de gaz plane. Ainsi, une cargaison de GNL australien arrivera fin août au Royaume-Uni, sur l'île de Grain.
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Le GNL australien intéresse la Grande-Bretagne. De fait, le pays devrait recevoir une cargaison de GNL en provenance d’Australie.

Une cargaison de GNL vers l’île de Grain

La Grande-Bretagne regroupe 3 des plus grands terminaux GNL. 2 se situent à Milford Haven, et l’île de Grain abrite le troisième. Sur place, le GNL est reconverti en gaz. Certains volumes partent ensuite vers l’Europe continentale via des gazoducs.

Le terminal de l’île de Grain attend une cargaison de GNL australien. Selon les données de Kpler, elle devrait arriver le 22 août. Attalos, méthanier d’une capacité de 174.000 mètres cubes, transporte actuellement ce GNL australien. Il a récupéré la cargaison dans les eaux malaisiennes, après un transfert depuis le méthanier Patris.

Les cargaisons de GNL australien sont rares en Europe. De fait, le coût dû à la distance est élevé. De plus, il y a une forte demande provenant des acheteurs asiatiques. Par exemple, Uniper annonce envisager de se détourner du gaz australien contre du GNL en provenance des États-Unis.

Rappelons que les importations européennes de GNL ne cessent de croître. Ainsi, entre janvier et juillet, elles atteignent un record. Elles dépassent les 100 milliards de mètres cubes, soit 75 millions de tonnes. Ces chiffres se rapprochent des volumes importés sur l’ensemble de l’année 2021.

L’approvisionnement en gaz met l’Europe sous pression

Ceci s’inscrit dans un contexte de crise énergétique exacerbée par la guerre en Ukraine. De fait, l’Europe cherche à sécuriser son approvisionnement en gaz avant le début de l’hiver. Par ailleurs, il s’agit de diversifier les approvisionnements afin de se détourner du gaz russe.

De fait, depuis juin, la Russie a réduit significativement les flux de gaz vers l’Europe via le gazoduc Nord Stream 1. Celui-ci ne fournit actuellement que 20% des volumes convenus. La société Gazprom évoque des problèmes de maintenance et des équipements défectueux. De son côté, l’Europe y voit une stratégie politique de Poutine.

En parallèle, l’Union européenne a formulé le plan REPowerEU pour répondre aux perturbations du marché mondial de l’énergie. De plus, cette stratégie répond à des objectifs qui permettraient d’éviter une pénurie énergétique. Ainsi, le plan prévoit des économies d’énergie, la production d’une énergie renouvelable et une diversification de l’approvisionnement énergétique européen.

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