Départ de MOX vers le Japon

Deux bateaux transportant du MOX, combustible nucléaire, ont quitté le port de Cherbourg, dans la Manche, en direction du Japon.
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Deux bateaux transportant du MOX, un combustible nucléaire contenant du plutonium, sont partis samedi matin du port de Cherbourg (Manche) vers le Japon, où ils doivent livrer leur cargaison en novembre, a constaté un photographe de l’AFP.

“Les navires spécialisés Pacific Heron et Pacific Egret de la compagnie britannique PNTL sont partis du port de Cherbourg”, a écrit le groupe nucléaire français Orano dans un communiqué.

“Nous avons transporté le deuxième emballage de combustible MOX, qui est parti du site Orano La Hague vers le port de Cherbourg, et l’emballage a ensuite été chargé sur le bateau”, avait expliqué Orano à l’AFP un peu plus tôt dans la matinée.

L’opération de chargement a été effectuée “avec succès” et il s’agit du 2e emballage acheminé à Cherbourg, depuis la ville de La Hague située à 20 km, après celui qui était arrivé dans le port normand le 7 septembre.

Un problème technique – la panne d’un portique de levage – avait alors empêché le départ du combustible nucléaire pour le Japon.

“Le transport devrait arriver dans les eaux territoriales japonaises dans le courant du mois de novembre”, a détaillé le groupe nucléaire dans son communiqué, rappelant que c’est la huitième fois qu’Orano transporte du MOX de la France vers le Japon.

La cargaison a été chargée aux alentours de 03H00sur le port, où les forces de l’ordre étaient présentes, puis les navires ont démarré leur voyage un peu avant10H00, selon le photographe de l’AFP.

Le précédent transport de MOX de Cherbourg vers le Japon remonte à septembre 2021 et le bateau avait alors quitté le port dans l’après-midi qui avait suivi la matinée de chargement du combustible.

La justice avait prévu 75.000 euros d’amende pour quiconque approcherait du MOX.

Selon Orano, le MOX est un combustible nucléaire qui permet le recyclage de combustibles usés. Il est fabriqué à partir de matières issues des combustibles irradiés dans les centrales pour fabriquer de l’électricité.

“Dans un monde aujourd’hui extrêmement déstabilisé, en crise aussi bien avec la Russie qu’avec la Chine et Taïwan, transporter des matières aussi dangereuses d’un point de vue de la prolifération nucléaire est complètement irresponsable”, avait de son côté estimé fin août Yannick Rousselet de Greenpeace France.

Selon Orano, “le plutonium contenu dans le MOX n’est pas le même que celui utilisé par les militaires”.

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