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Chevron investit 690 millions $ pour relancer le gaz offshore en Guinée équatoriale

Chevron a signé un accord de 690 millions $ avec la Guinée équatoriale pour développer le gaz du champ Aseng, dans un contexte de baisse prolongée de la production pétrolière nationale et de recherche de nouveaux relais économiques.

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Chevron investit 690 millions $ pour relancer le gaz offshore en Guinée équatoriale

Secteurs Gaz, Gaz naturel
Thèmes Investissements & Transactions, Investissement entreprise
Sociétés Noble Energy, OPEP, Banque Mondiale, Chevron
Pays Guinée Équatoriale, États-Unis

La société américaine Chevron, via sa filiale Noble Energy, a conclu un accord avec le gouvernement de Guinée équatoriale pour investir 690 millions $ dans le développement du gaz associé au gisement Aseng, situé dans le bloc I en mer. L’initiative vise à renforcer la capacité gazière du pays, alors que la majorité des ressources récupérables du champ ont déjà été exploitées selon les données de GlobalData.

Chevron avait envisagé un désengagement du projet dès 2022, dans un contexte de déclin des volumes extraits. Le choix d’un nouvel investissement s’inscrit désormais dans une stratégie plus large de consolidation gazière, après la mise en place du programme national Gas Mega Hub en 2019. Ce projet d’infrastructure vise à centraliser la collecte, le traitement et la liquéfaction du gaz naturel pour l’exportation.

Le complexe de Punta Europa au cœur de la stratégie

Le gaz extrait du champ Aseng sera relié aux installations existantes du complexe gazier de Punta Europa, situé sur l’île de Bioko. Cette infrastructure comprend notamment une unité de liquéfaction d’une capacité de 3,7 millions de tonnes par an, sous-utilisée depuis le début de son exploitation. Elle est actuellement alimentée par le champ Alen depuis 2021.

Le ministre des Mines et des Hydrocarbures, Antonio Oburu Ondo, a indiqué que le projet contribuerait à stabiliser les exportations de gaz naturel liquéfié (GNL) vers les marchés internationaux. Le gaz est perçu par les autorités comme un levier économique pour compenser la chute durable de la production pétrolière du pays.

Un contexte de pression sur les recettes pétrolières

La Guinée équatoriale a vu sa production de brut décliner de manière constante, atteignant entre 55 000 et 62 000 barils par jour en 2025, contre un pic de 241 000 barils par jour en 2010 selon l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP). Ce recul a fortement pesé sur les finances publiques, alors que plus de 80 % des recettes budgétaires provenaient encore des hydrocarbures en 2024, selon la Banque mondiale.

Avec des réserves prouvées estimées à 39 milliards de mètres cubes selon le Forum des pays exportateurs de gaz (GECF), le pays tente d’attirer de nouveaux investisseurs. Des réformes fiscales sont en cours, et un appel d’offres pétrolier et gazier est prévu pour 2026.

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