Wood Mackenzie a annoncé que le prix moyen du pétrole Brent devrait atteindre 73 $ par baril en 2025. Cette prévision prend en compte des facteurs géopolitiques et économiques majeurs, comme les possibles négociations de paix entre la Russie et les États-Unis sur le conflit en Ukraine, ainsi que les sanctions internationales en cours contre l’Iran et les tarifs commerciaux. Ces éléments influencent profondément les dynamiques de l’offre et de la demande mondiales de pétrole.
L’analyse de Wood Mackenzie estime que la demande mondiale de pétrole augmentera de 1,2 million de barils par jour (b/j) en 2025, tandis que la production non-OPEC devrait croître de 1,5 million de b/j. Cette croissance de l’offre dépasse la demande, créant des défis pour l’OPEC+ (l’Organisation des pays exportateurs de pétrole et 10 pays non-OPEC), qui devra équilibrer les dynamiques du marché pour maintenir la stabilité.
Dynamique de l’offre et de la demande en 2025
Ann-Louise Hittle, vice-présidente de la recherche sur le pétrole chez Wood Mackenzie, a expliqué que la production robuste en dehors de l’OPEC représente un défi pour l’organisation, en particulier pour maintenir l’équilibre sur le marché. Le prix du Brent devrait baisser au fil de l’année, passant de 77 $/baril au premier trimestre à 70 $/baril au quatrième trimestre de 2025, ce qui reflète une gestion délicate de l’offre par l’OPEC+.
La projection suppose que l’OPEC+ poursuivra son plan actuel de réduction de la production de 2,2 millions de b/j entre avril 2025 et septembre 2026, en fonction des conditions du marché. La demande régionale devrait être menée par l’Asie-Pacifique, avec la Chine et l’Inde en tête, tandis que les pays non-OECD devraient voir une hausse de 1,2 million de b/j, alors que les pays OECD connaîtront une contraction modeste.
Incertitudes et risques géopolitiques
Les prévisions de Wood Mackenzie tiennent également compte d’incertitudes majeures, telles que la possibilité de lever les sanctions américaines contre la Russie, l’impact des tarifs commerciaux sur la croissance mondiale du PIB et les effets des sanctions sur la production pétrolière iranienne. En outre, la reprise industrielle mondiale pourrait soutenir la demande en pétrole, bien que de manière limitée par rapport aux niveaux d’avant la pandémie.