Un nouveau projet de stockage de CO2 approuvé en Norvège, le « Northern Lights »

Le gouvernement du Royaume de Norvège a annoncé son approbation de la décision finale d’investissement pour le projet de « Northern Lights ». Le vote du parlement a été nécessaire pour valider ce projet. « Nothern Lights » vise à permettre le transport, la réception et la séquestration de CO2 dans des couches géologiques enfouies à environ 2 600 mètres en mer du Nord.

Le stockage de CO2 est un pas de plus vers la neutralité carbone en Europe

La validation du projet démontre le soutien du gouvernement norvégien au développement d’une  nouvelle stratégie de stockage du CO2 (CCS). Ce stockage est essentiel pour que l’Europe puisse atteindre ses objectifs de neutralité carbone. De plus, il est une démonstration de coopération européenne. Total, Equinor et Shell devraient être en charge du projet. Il faut attendre les autorisations en cours d’instruction par les autorités de la concurrence. Tina Bru, ministre norvégienne du pétrole et de l’énergie, est fière de la validation de « Northern Lights ». Pour elle, il s’agit d’un engagement de plus de son pays vers un monde sans émission et d’un bel exemple de coopération.

« Le captage et le stockage du carbone est une technologie importante pour atteindre les objectifs de l’accord de Paris. « Northern Lights » est le plus grand projet jamais réalisé de lutte contre le changement climatique de l’industrie norvégienne, et il contribuera de manière substantielle au développement du CCS et à la réduction des émissions. La coopération avec l’industrie a permis de confirmer la faisabilité du projet. Je tiens à remercier les partenaires de « Northern Lights », Equinor, Shell et Total, et je me réjouis de la poursuite de notre coopération ».

Le projet « Northern Lights » : un renouveau pour le stockage de CO2

Shell, Equinor et Total à la barque

Tout s’est accéléré en mai 2020. Equinor, Shell et Total ont pris une décision d’investissement conditionnelle pour le projet « Northern Lights ». C’est le premier projet de création d’une chaîne de valeur transfrontalière. « Northern Lights » doit offrir aux industriels européens la possibilité de stocker le CO2 sous terre et en sécurité. Aujourd’hui, les partenaires du projet sont désormais en phase de création de la joint-venture. Elle sera chargée de toutes les activités du projet, et notamment du développement commercial. Du côté des chargés du projet, on hâte de commencer les travaux. Anders Opedal, directeur général d’Equinor en témoigne :

«  Toutes les autorisations nécessaires ayant été obtenues, nous sommes prêts à commencer la construction de ce qui sera un facteur clé de la solution climatique. Je suis certain qu’avec nos partenaires et fournisseurs, nous ferons de ce projet un succès ».

Un projet pionnier

« Northern Lights » s’inscrit dans le projet de CCS à grande échelle appelé Langskip, ou « drakkar » en français. Le projet est soutenu par le gouvernement norvégien. « Northern Lights », qui signifie aurore boréale comprendra le captage du CO2 provenant de sources de captage industriels norvégiennes. Ensuite, il assurera le stockage de CO2 provenant de toute l’Europe. Un livre blanc sur le projet de CCS Longship sera débattu par le parlement norvégien en janvier. Si tout se passe bien, l’approbation finale du plan de développement et d’opération devrait être accordé.

La première phase du développement de « Northern Lights » inclut la capacité de transporter le CO2 par voie maritime. Des navires nouvelle génération seront mobilisés. Il sera ensuite possible d’injecter et de séquestrer de manière permanente jusqu’à 1,5 million de tonnes de CO2 par an dans les couches géologiques situées 2 600 mètres sous les fonds marins de la mer du Nord septentrionale. La licence d’exploitation EL001 “Aurora” a été accordée en janvier 2019. En mars 2020, le puits d’appréciation Eos a été foré et complété avec succès, confirmant la capacité de séquestration.

Les installations de la 1ère phase du projet devraient être opérationnelles en 2024. Les partenaires envisagent déjà, de porter la capacité de « Northern Lights » à 5 millions de tonnes par an.

Articles qui pourraient vous intéresser