Transition Énergétique: l’EAIF soutient le Solaire Burkinabè

Transition Énergétique: l’EAIF soutient le Solaire Burkinabè

La transition énergétique au Burkina Faso doit avant tout s’acquitter de la mise en place d’un meilleur réseau électrique. Elle doit suivre le développement du pays, d’autant qu’il est touché depuis plusieurs années par une crise sécuritaire et humanitaire.

 

La transition énergétique burkinabè soutenue par l’EAIF

Le projet d’Urbasolar financé à 80% par l’EAIF

La transition énergétique est un défi majeur en Afrique, continent le plus touché par le réchauffement climatique. Au Burkina Faso, le solaire se développe considérablement à l’image du projet d’Urbasolar. Il s’agit de construire une centrale de 30 MW, près du Pâ, à 250 km de Ouagadougou. Elle fournira de l’électricité à la Société nationale d’électricité du Burkina Faso (SONABEL).

Il est financé à 80% par l’Emerging Africa Infrastructure Fund (EAIF), à hauteur de 29 millions d’euros sur 35,4 millions prévus. C’est un fond très actif en Afrique.

Atteindre 200 MW de solaire d’ici fin 2021 sur le sol Burkinabè

Depuis 2015, le Président Kaboré accentue le développement des énergies renouvelables, surtout le solaire pour atteindre 200 MW d’ici 2021. La centrale de Zagtouli de 33 MW symbolise tout particulièrement cette politique.

D’ailleurs, la construction des quatre centrales solaires (total de 50 MW) du projet Yeleen est en cours. L’Agence Française du Développement a accordé une aide de 5,4 millions d’euros. L’European Investment Bank annonçait également en février dernier un soutien de 38,5 millions d’euros dans le solaire burkinabè en 

 

Une transition énergétique vitale pour le développement du pays

Résoudre le problème d’approvisionnement électrique

Au Burkina Faso, la demande en électricité de 20 millions d’habitants ne fait qu’augmenter. Malgré des progrès, le taux d’électrification reste faible à l’échelle du pays (40% en 2020, 18,83 en 2015). L’accès est d’autant plus difficile en milieu rural (taux mi-2020 de 13%). Le climat n’arrange pas la situation, avec des crues fréquentes endommageant les lignes.

L’enjeu premier est donc d’assurer la souveraineté énergétique du pays. 67% du mix énergétique burkinabè provient du Ghana et de la Côte d’Ivoire.

Autre point, le pays diversifie ses sources d’approvisionnement pour minimiser les couts. Le prix du kWh est en effet trop élevé et empêche les entreprises nationales d’être compétitives.

Répondre aux enjeux économiques, sociaux, sanitaires et environnementaux

Le pays fait face à une grave crise humanitaire et sécuritaire, causée en partie par le terrorisme. Le système de soin, lui, est fragilisé par la diminution des établissements de santé opérationnels. Les inégalités sociales se sont aussi creusées avec la pandémie malgré un nombre de cas limité.

Un meilleur réseau électrique serait donc salvateur pour une population toujours touchée par des maladies infectieuses. Les établissements scolaires et socio-communautaires, eux, fonctionneraient mieux pour assurer l’éducation des enfants. Enfin, le développement des énergies renouvelables créerait des emplois pour les jeunes et les femmes et redynamiserait l’économie locale.

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