Transition énergétique : La société Eni entame une profonde transformation

La transition énergétique est une problématique qui émerge de manière exponentielle depuis plusieurs années. La société pétrolière et gazière italienne, Eni, a donc fait le choix de se tourner vers les énergies renouvelables. Le PDG d’Eni, Claudio Descalzi, a d’ailleurs annoncé vouloir construire 55 GW de projets d’énergie renouvelable d’ici 2050 et réduire les émissions de ses produits de 80%. Ces objectifs, pris sur 30 ans, devraient permettre à la société de respecter les accords de Paris.

«La lutte contre le changement climatique et la promotion du développement durable sont reconnues par les gouvernements, la société civile, les investisseurs et les entreprises comme des priorités pour le développement mondial. Seuls ceux qui les poursuivent de manière innovante créeront de la valeur à long terme. Nous voulons être les principaux acteurs d’une transition énergétique juste, en laquelle nous croyons, et qui est au cœur de la transformation d’Eni. Notre objectif est de façonner une entreprise qui vendra des produits entièrement décarbonés, afin que les émissions ne soient pas une préoccupation pour notre client final. Nous sommes prêts à relever les défis d’une transition énergétique juste en nous appuyant sur toutes nos ressources et notre savoir-faire interne. »

Une transition énergétique basée sur deux nouveaux pôles

Pour devenir le leader de la transition énergétique, le conseil d’administration d’Eni, présidé par Lucia Calvosa, a décidé de restructurer son organisation. Elle a notamment développé deux nouvelles unités qui pourront assurer le développement de nouvelles ressources vertes et durables selon Claudio Descalzi. Cette nouvelle structure a été mise en place durant le mois de juin 2020.

«Cette nouvelle structure reflète le pivot d’Eni vers la transition énergétique. Une voie irréversible qui fera de nous des leaders des produits énergétiques décarbonés.Nous créons deux nouveaux groupes commerciaux dans notre entreprise. Ils auront des objectifs spécifiques, mais ils coopéreront également pour assurer la transition et fournir à nos clients la plus large gamme de produits durables. »

Développer ses productions d’énergie renouvelable

La première unité, Energy Evolution, dirigé par Massimo Mondazzi, est chargée du développement des énergies renouvelables, ainsi que du biométhane pour garantir une production d’électricité croissante. Elle a aussi pour mission de proposer des produits de plus en plus décarbonés pour la mobilité, la consommation des ménages et les petites entreprises. Pour développer le portefeuille de vente d’Eni, l’organisme coordonnera l’évolution du système de raffinage et de l’activité chimique vers une activité plus durable.

Garantir une réduction de l’empreinte carbone

Natural Resources, dirigé par Alessandro Puliti, aura pour objectif de réduire l’empreinte carbone de l’entreprise. Pour cela elle développera
des projets de gaz naturelle, de compensation du carbone et renforcera l’efficacité énergétique. L’entreprise a aussi décidé d’améliorer son pôle
de recherche et de développement pour miser sur des technologiques photovoltaïque et éolienne de pointe.
Eni mise aussi sur le Stockage de CO2 pour l’aider à atteindre ses objectifs.

L’acquisition d’un nouveau projet éolien en Italie de 35 MW

Les deux pôles se sont attaqués à l’acquisition à 100% de trois projets éoliens en Italie auprès d’Asja ambiente Italia ; CDGB Enrico, CDGB Laerte et Wind Park Laterza. L’entreprise Eni n’a, cependant, pas commenté les conditions financières de cette vente.

Une production de 81 Gwh par an

Les trois projets éoliens seraient suffisants pour répondre aux besoins de 383000 familles tout en compensant environ 33 400 tonnes d’émissions de CO2 par an selon le PDG d’Eni Claudio Descalzi. Les sites comprennent 16 aérogénérateurs produisant chacun 2,2 MW connectés au réseau de transport national.

«Avec cette nouvelle acquisition, Eni progresse encore dans son processus de décarbonation qui vise à réduire de 80% ses émissions
nettes de gaz à effet de serre d’ici 2050 sur l’ensemble du cycle de ses produits énergétiques»

Des investissements croissants dans les énergies durables

L’entreprise italienne, via sa filiale kazakhe ArmWind, a aussi investi dans le parc éolien de Badamsha dans la région d’Aktobe.
Celui-ci a une capacité de 48 MW. Cette acquisition lui permet d’étendre sa présence dans le pays et son influence mondiale concernant
les énergies renouvelables. 

La question des sites Pakistanais en suspend

D’un autre côté, la société Eni a décidé de vendre ses actifs d’exploration et de production d’énergie au Pakistan après 20 ans de présence. Les négociations sont encore à un stade précoce, et la transaction pourrait ne pas avoir lieu selon Bloomberg. En effet, cette région permet à l’entreprise de produire 37 milliards de pieds cubes de gaz naturel par an grâce aux sites d’Eni à Bhit, Badhra et Kadanwari. L’entreprise avant aussi ouvert en 2019 une centrale photovoltaïque, qui produit environ 20 gigawattheures par an selon ENI. Une production qui reste importante pour la société italienne.

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