Rapport sur l’état de l’Union de l’énergie : Un projet ambitieux pour l’Europe

Rapport sur l’état de l’Union de l’énergie : Un projet ambitieux pour l’Europe

Selon la Commission Européenne, le rapport sur l’état de l’union de l’énergie consiste à faire le point sur les progrès accomplis dans les cinq dimensions de l’Union de l’énergie à savoir la décarbonisation (y compris les énergies renouvelables), l’efficacité énergétique, le marché intérieur de l’énergie, la sécurité de l’approvisionnement et la recherche, l’innovation et la compétitivité.

Ce rapport à été le premier à revenir sur le pacte vert pour l’Europe et sur ses objectifs. Toujours selon la Commission Européenne, il est important de noter que ce rapport est également accompagné de l’évaluation individuelle des plans nationaux en matière d’énergie et de climat, qui analyse la contribution que chaque État membre s’est engagé à apporter à la réalisation des objectifs de l’UE en matière d’énergie et de climat à l’horizon 2030, ainsi que les politiques prévues pour les atteindre.

L’Union Européenne s’est accordé un délai de 30 ans (d’ici 2050) pour devenir le premier continent neutre en émission de gaz à effet de serre. De plus l’objectif est de contraindre les pays législativement à adopter des mesures allant en ce sens et de fournir les moyens à l’UE afin  d’atteindre ce but. 

Les maires veulent des objectifs encore plus ambitieux pour l’Europe

Les maires de 58 grandes villes européennes affirment qu’« il est temps de réviser les objectifs énergétiques et climatiques de l’UE à l’horizon 2030. La commission souhaite les ramener à au moins 55 % d’ici 2030 par rapport aux niveaux de 1990. Ce qui est juridiquement contraignant  pour les États membres ». 

Ils demandent également que le financement de l’UE soit orienté vers une croissance plus écologique et plus juste dans les villes. En effet, ils souhaitent « libérer le plein potentiel » des grandes villes qui ont atteint des objectifs de réduction encore plus élevés. L’appel fait suite au vote du Parlement européen en faveur d’objectifs plus élevés et avant la réunion du Conseil européen du 15 octobre à Bruxelles.

Si les pays d’Europe centrale et du Sud-Est passent à une vitesse supérieure dans l’expansion des énergies renouvelables, ils éviteront jusqu’à 35 milliards d’euros de dommages à la santé et à l’environnement par an d’ici 2030, affirme l’AIER. L’ajout d’énergie renouvelable pourrait répondre à 34 % de la demande.

Les maires de tout le continent passent à l’offensive.  

Dans une lettre ouverte adressée à la Chancelière allemande, Angela Merkel, en sa qualité de Présidente du Conseil de l’UE, les maires déclarent que leur proposition serait « une étape naturelle sur la voie d’un continent neutre sur le plan climatique d’ici 2050 ».

Les villes constituent un élément essentiel de l’Accord vert européen, mais ne peuvent agir seules. C’est pourquoi nous vous demandons d’utiliser les politiques de financement et de relance de l’UE pour soutenir les grandes villes (…). Nous ne serons pas en mesure de libérer le potentiel des villes européennes sans un cadre politique européen ambitieux en place », peut-on lire dans la lettre.

Les maires, représentant des millions d’Européens, appellent également à:

  • Des investissements importants dans les transports publics, les infrastructures vertes et la rénovation des bâtiments pour permettre la transition écologique. Le plan de relance de l’UE doit être conçu de manière à réaliser les ambitions politiques les plus élevées en matière de réduction des émissions;
  • Le financement de l’UE seront acheminés là où ils sont le plus nécessaires – les villes européennes – pour stimuler le pouvoir de transformation des zones urbaines en faveur d’une croissance durable et juste.

En adoptant ces mesures, la lettre conclut : « Vous enverrez un signal clair que l’Europe a pour objectif une croissance verte et vous soutiendrez une action forte sur le climat avant la COP26. »

Anna König Jerlmyr, maire de Stockholm et président d’Eurocities, a déclaré : « Les villes sont à la pointe de l’ambition climatique en Europe et seront les moteurs de l’accord vert européen. « L’UE doit les soutenir avec un plan de redressement adapté à la COVID19 et oriente des investissements massifs vers la transition écologique. »

 

L’Agence internationale des énergies renouvelables (AIER) a déclaré que les énergies renouvelables pourraient réduire les coûts et améliorer la sécurité énergétique pour tous en Europe centrale et du Sud-Est. Dans un nouveau rapport, il a révélé que l’énergie verte pourrait couvrir 34 % de la demande croissante de manière rentable en dix ans.

La feuille de route prévoit des économies annuelles pouvant atteindre 3,4 milliards d’euros en dépenses énergétiques d’ici 2030. Mais les dommages évités seraient beaucoup plus importants, s’élevant à 35 milliards d’euros par an à la fin de la décennie en ce qui concerne la santé, l’environnement et l’impact du changement climatique.

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