Paiement du gaz en roubles : pas d’effet sur le Japon ?

Le ministre de l'économie, du Commerce et de l'Industrie, Koichi Hagiuda, annonce que la mesure visant à imposer un paiement roubles pour le gaz russe n'a pas d'impact immédiat pour le Japon.
Japon

Le Japon, concerné par le paiement du gaz russe en roubles, semble ne pas subir d’impact immédiat. C’est ce qu’a affirmé un ministre japonais.

Vladimir Poutine a confirmé sa volonté d‘imposer les paiements en roubles pour l’achat de gaz naturel pour les pays “inamicaux”. La banque russe Gazprombank, qui n’est pas sous sanction, traitera les transactions.

Cette mesure de Moscou est venue en réponse aux sanctions des Occidentaux et de leurs alliés. En plus des Etats-Unis et de l’UE, le Japon compte parmi les pays ayant adopté des mesures contre la Russie. En effet, Tokyo condamne également l’invasion russe de l’Ukraine.

Le paiement du gaz en roubles : impacts limités pour le Japon ?

Le Japon fait partie des pays ayant critiqué la mesure russe voulant imposer le paiement du gaz en roubles. Il a effectivement participé à la déclaration commune des membres du G7 datant du 28 mars.

Celle-ci affirme que les contrats avec la Russie stipulaient explicitement des paiements en euros ou en dollars. Ainsi, imposer cette mesure irait à l’encontre des contrats.

Néanmoins, le Japon a d’ores et déjà annoncé que la mesure du paiement en roubles n’avait pas d’impact immédiat. Le ministre de l’économie, du Commerce et de l’Industrie, Koichi Hagiuda, affirme tout de même suivre la situation de près.

La Russie est un producteur énergétique non négligeable pour le Japon. En 2021, 9% de ses importations de GNL et 4% de ses importations de pétrole brut provenaient de Russie. Moscou est également son troisième fournisseur de charbon.

Le Japon ne se retirera pas de projets énergétiques

Par conséquent, le Japon ne compte pas se retirer des projets Sakhaline 1 et 2 pour appuyer les sanctions. Koichi Hagiuda considère en effet ces projets comme “essentiels” pour la sécurité énergétique du pays. Tokyo ne prévoit pas non plus un retrait du projet Artic LNG 2, dans lequel TotalEnergies détient aussi une participation.

Le Japon cherche effectivement à réduire sa dépendance en hydrocarbures venant du Moyen-Orient. 90% de ses importations de pétrole brut proviennent de cette région. Ainsi, la mesure concernant le paiement en roubles est suivie attentivement par le Japon.

Actuellement la société japonaise SODECO détient une participation de 30% dans le projet Sakhaline 1 . Or cette société est détenue à 50% par le ministère de l’Économie, du Commerce et de l’Industrie.

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