Nucléaire au Japon: Indispensable pour la Transition?

japon-1

Le nucléaire au Japon devra être redéployé si le pays veut atteindre ses objectifs de transition énergétique de neutralité carbone en 2050. C’est ce que vient de déclarer le ministre japonais de l’Économie, M. Kajiyama, quelques semaines après d’importantes chutes de neiges qui ont fait craindre des coupures d’électricité. Actuellement, seul neuf des soixante réacteurs nucléaires du Japon ont été redémarrés depuis la catastrophe de la centrale nucléaire Fukushima.

 

Le nucléaire au Japon indispensable pour la neutralité carbone en 2050

Les fortes chutes de neige du mois dernier ont fait craindre de nombreuses coupures d’électricité au Japon. Cet événement a montré, selon le ministre Kajiyama, la nécessité pour le pays de revenir sur sa politique énergétique défavorable au nucléaire. Il vient également confirmer les thèses des experts faisant la promotion du nucléaire pour atteindre la neutralité carbone en 2050.

 

88% de l’énergie au Japon est issue de combustibles fossiles

Le Premier ministre Yoshihide Suga a promis aux japonais la neutralité carbone d’ici à 2050. Or 88% de l’approvisionnement énergétique provient aujourd’hui de combustibles fossiles, presque tous importés. Le Japon doit donc faire sa transition énergétique pour atteindre ses objectifs environnementaux.

 

60% de l’électricité pourra, au mieux, être produite grâce aux EnR

Pour M. Kajiyama, les EnR ne permettront pas à elles seules la transition énergétique du pays. Il évoque le manque de terres plates pour les panneaux solaires et les océans profonds qui augmentent le coût de l’éolien offshore. Selon son ministère, il sera difficile de fournir plus de 60% des besoins du Japon à partir des énergies renouvelables.

En rappelant l’épisode des fortes chutes de neige du mois dernier sur l’archipel faisant craindre des coupures d’électricité, Kajiyama exprime ainsi son opinion favorable quant à une révision de la politique défavorable au nucléaire. Ils confirment également les thèses des experts faisant la promotion du nucléaire pour atteindre la neutralité carbone en 2050.

 

Du nucléaire pour une énergie zéro carbone

Des techniques de capture du carbone sont à l’étude afin de décarbonner les futurs centrales à charbon. Or ces solutions sont très coûteuses et répondent pas aux problématiques liées à l’approvisionnement et aux pollutions émises lors de l’extraction du charbon. Le pays ne pourra donc faire l’impasse sur le nucléaire qui émet beaucoup moins de gaz à effet de serre.

 

51 des 60 réacteurs nucléaires du Japon toujours à l’arrêt

La question que se pose maintenant le gouvernement et de savoir si la population acceptera le retour à une exploitation généralisée du nucléaire. Celle-ci reste profondément marquée par l’accident de Fukushima qui avait provoqué le déplacement de dizaines de milliers d’habitants et pollué durablement une région entière. À l’heure actuelle, seul neuf des soixante réacteurs nucléaires arrêtés après la catastrophe ont été redémarrés.

Dans cet article :

Articles qui pourraient vous intéresser

L’Indonésie approuve $3,07 milliards pour Tuna

L’Indonésie approuve le premier plan de développement du champ gazier offshore Tuna. Avec un investissement total estimé à 3,07 milliards de dollars jusqu’au début de la production. Le projet devrait affirmer la souveraineté de l’Indonésie en mer méridionale, sujette à de nombreuses tensions avec la Chine.

Le Japon maintient ses couvertures d’Assurance du Gaz Russe

Suite à l’annonce de l’arrêt de l’assurance de guerre maritime, des réassureurs britanniques accordent au Japon 30 milliards de yens jusqu’en mars. Il s’agit de sécuriser l’importation de carburant du Japon via Sakhalin-2 en Extrême-Orient russe au plus fort de la demande hivernale.

Le Japon adopte des alternatives au gaz russe

Au Japon, les assureurs de navires ont annoncé qu’ils annulaient la couverture des risques de guerre en Russie, en Ukraine et en Biélorussie. L’annonce intervient à la suite du retrait de la région par les réassureurs face à des pertes importantes.

Abonnez-vous gratuitement ou pour 1€/semaine en illimité (sans engagement)