Nomination de commissaires européens : une vision contrastée sur l’énergie nucléaire

La Commission européenne accueille une nouvelle équipe de commissaires chargés de façonner la politique énergétique. Cependant, l'absence de défenseurs affirmés du nucléaire parmi les principaux postes suscite des interrogations sur l'avenir de cette énergie dans l'Union.

Partager:

Toute l'actualité de l'énergie en continu

Abonnement annuel

8.25$/mois*

*facturé annuellement à 99 $ la première année, puis 149$/an

Accès illimité • Archives incluses • Facture pro

AUTRES ACCES

Abonnement mensuel

Accès illimité • Archives incluses pendant 1 mois

5.2$/mois*
puis 14.90$ les mois suivant

COMPTE GRATUIT​

3 articles offerts par mois

GRATUIT

*Les prix affichés sont entendus HT, TVA variable en fonction de votre localité ou de votre statut professionnel

Depuis 2021 : 35 000 articles • +150 analyses/sem.

La composition de l’équipe dirigeante de la politique énergétique et industrielle européenne pour les cinq prochaines années a été approuvée par les commissions parlementaires européennes. Si les élections européennes de juin 2023 avaient laissé espérer un basculement en faveur du nucléaire, les nominations finales ne reflètent pas un soutien marqué à cette technologie.

Les nouveaux commissaires pour l’énergie et l’industrie, Dan Jørgensen et Teresa Ribera Rodríguez, ont exprimé des positions critiques vis-à-vis du nucléaire. Jørgensen, ancien ministre danois du climat, a reconnu le rôle du nucléaire dans la transition énergétique européenne mais estime que les décisions d’investissement doivent rester du ressort national. De son côté, Ribera, ancienne ministre espagnole de la transition écologique, a fermement soutenu la fermeture des centrales nucléaires en Espagne et critiqué l’inclusion du nucléaire dans la taxonomie des investissements durables de l’UE.

Une orientation politique axée sur les renouvelables

Les priorités définies par Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, mettent l’accent sur les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique. Jørgensen s’est engagé à réduire les prix de l’énergie tout en développant les marchés des technologies vertes comme les pompes à chaleur et les véhicules électriques. Ribera, quant à elle, occupera une position clé en tant que vice-présidente exécutive pour une transition propre et compétitive.

Cependant, ces orientations suscitent des réactions mitigées. L’industrie nucléaire européenne, représentée par NuclearEurope, a salué la reconnaissance implicite du rôle du nucléaire dans les objectifs climatiques de l’UE, mais s’est dite déçue par le manque de soutien explicite, notamment en ce qui concerne l’utilisation de fonds européens pour financer de nouvelles infrastructures nucléaires.

Des signaux ambivalents pour l’avenir du nucléaire

Bien que des initiatives soient en cours, comme le développement de petits réacteurs modulaires (Small Modular Reactors, SMR) dans les années 2030, l’absence d’un soutien clair de l’UE pour des projets nucléaires majeurs contraste avec les attentes de certains États membres. En mars dernier, des responsables, dont le commissaire sortant Thierry Breton, avaient plaidé pour une implication de la Banque européenne d’investissement (BEI) dans le financement du nucléaire. Ces discussions n’ont cependant pas abouti.

Le paysage politique européen a vu un recul des Verts, qui n’ont remporté que 53 des 720 sièges lors des élections parlementaires. Pourtant, cette dynamique n’a pas suffi à orienter la nouvelle équipe de commissaires vers une politique plus favorable au nucléaire. L’éviction de Thierry Breton, défenseur actif du nucléaire, a également marqué un tournant dans les négociations internes de la Commission.

Un équilibre entre neutralité technologique et priorités nationales

La stratégie actuelle de l’UE reflète une approche pragmatique : promouvoir les énergies renouvelables tout en laissant aux États membres la responsabilité de choisir leur mix énergétique. Des pays comme la France et la République tchèque poursuivent leurs propres initiatives dans le domaine nucléaire, mais les perspectives d’une coordination européenne forte restent limitées.

Alors que l’UE s’engage à tripler sa capacité en énergies renouvelables d’ici 2030, le rôle du nucléaire dans cette transformation reste une question ouverte, marquée par des divisions politiques et institutionnelles.

Cinq projets nucléaires de l’Idaho retenus pour la phase finale du programme fédéral américain

Le consortium Idaho Advanced Energy a obtenu la validation de ses cinq projets stratégiques, désormais en lice pour un financement de $75mn dans le cadre du programme Tech Hub de l’administration américaine.

Duke Energy lance une demande de permis pour un projet nucléaire en Caroline du Nord

Duke Energy a déposé une demande de permis pour évaluer la faisabilité d’un réacteur nucléaire à Stokes County, sur un site de production existant, sans pour autant s’engager à sa construction immédiate.

La Corée du Sud autorise l’exploitation du réacteur nucléaire Saeul 3 à Ulsan

Le régulateur nucléaire sud-coréen a approuvé le lancement du réacteur Saeul 3 de 1 400 mégawatts, ouvrant une phase de test de six mois avant une mise en service complète.
en_114030311234540

La Russie accorde 9 milliards $ pour la centrale nucléaire turque d’Akkuyu

Ankara a confirmé une nouvelle injection de fonds russes dans le projet Akkuyu, premier site nucléaire de Turquie, renforçant sa coopération énergétique avec Moscou et ses ambitions nucléaires nationales.

La junte nigérienne rejette les accusations françaises sur la disparition d’uranium

Le régime militaire du Niger conteste les accusations de vol formulées par la justice française après la disparition d’un stock d’uranium sur un site nationalisé ayant appartenu à Orano.

Rosatom valide la résistance de son combustible HTGR à des températures extrêmes

Rosatom a achevé avec succès une série d’essais sur son combustible destiné aux réacteurs à gaz à haute température, validant ses performances jusqu’à 1 700 °C dans des conditions prolongées d’irradiation.
en_114024231232540

Suède : Videberg Kraft dépose la première demande d’aide publique pour deux réacteurs nucléaires

Videberg Kraft AB devient la première entreprise à demander un soutien de l’État suédois pour construire deux nouveaux réacteurs sur le site de Ringhals, dans le cadre du dispositif national d’investissement nucléaire adopté en 2025.

Bruxelles enquête sur un prêt public de €30bn pour deux réacteurs en Tchéquie

La Commission européenne ouvre une enquête approfondie sur le financement public accordé par Prague à un projet nucléaire de grande ampleur, dont le coût pourrait atteindre €30bn ($32.88bn), avec des garanties de revenus sur quarante ans.

Le Japon valide la relance de Kashiwazaki-Kariwa, sa plus grande centrale nucléaire

L'assemblée de Niigata soutient officiellement la remise en service du site de Kashiwazaki-Kariwa, marquant une étape décisive dans le retour de l'énergie nucléaire au Japon après la catastrophe de Fukushima en 2011.
en_114023221242540

Le Japon ouvre le financement public aux projets nucléaires pour soutenir les redémarrages

Le gouvernement japonais prévoit de financer jusqu'à 30 % des prêts nécessaires aux projets nucléaires, afin d'accélérer le redémarrage des réacteurs et doubler la part du nucléaire dans son mix énergétique d'ici 2040.

Newcleo engage le processus européen de sûreté pour son réacteur à caloporteur plomb

Le concepteur français de réacteurs nucléaires Newcleo a déposé le design de son petit réacteur modulaire au plomb auprès d’Euratom, lançant la première phase réglementaire d’intégration des garanties de non-prolifération à l’échelle européenne.

EDF relève le coût de ses six futurs réacteurs nucléaires à €72,8 milliards

Le groupe public EDF revoit à la hausse son estimation maximale pour la construction de six nouveaux réacteurs nucléaires en France, fixée à €72,8 milliards ($85,29 milliards), soit 40% de plus que l’évaluation initiale.
en_114018191231540

Holtec et MVM s’allient pour déployer des mini-réacteurs nucléaires en Hongrie

L’américain Holtec a signé un protocole d’accord avec le groupe énergétique hongrois MVM pour évaluer l’implantation de sa technologie SMR-300, renforçant la coopération nucléaire bilatérale et les perspectives d’un nouveau marché en Europe centrale.

Radiant lève $300mn pour industrialiser ses micro-réacteurs nucléaires aux États-Unis

La start-up californienne Radiant a sécurisé $300mn pour construire sa première usine dans le Tennessee et préparer la production en série de réacteurs nucléaires miniatures destinés à des usages hors réseau.

Terra Innovatum intensifie les démarches de licence pour son réacteur SOLO™ auprès de la NRC

Terra Innovatum a multiplié ses échanges avec la Nuclear Regulatory Commission pour faire avancer le processus de licence de son réacteur micro-modulaire SOLO™, malgré l'arrêt partiel du gouvernement fédéral américain.
en_114017181234540

Les réacteurs nucléaires de Clinton et Dresden obtiennent 20 ans d’exploitation supplémentaire

L'autorité américaine de sûreté nucléaire a prolongé de 20 ans les licences d'exploitation de trois réacteurs de l'Illinois, renforçant les perspectives industrielles de Constellation pour ses sites de Clinton et Dresden.

Orano et l’Université de Pau lancent un programme à EUR2,3mn pour explorer de nouveaux gisements d’uranium

La Chaire Industrielle SATURNE vise à développer des méthodes innovantes d’extraction de l’uranium, avec un financement partagé entre Orano et l’Agence nationale de la recherche sur une période de quatre ans.

X-energy réserve des pièces forgées de Doosan pour ses réacteurs SMR

L’Américain X-energy a conclu un accord de réservation avec le Sud-Coréen Doosan Enerbility pour garantir l’approvisionnement en composants critiques destinés à ses réacteurs nucléaires modulaires de petite taille.
en_114016171234540

Niger signe un accord stratégique avec la Russie pour relancer l’exploitation de l’uranium

Le Niger poursuit sa réorientation minière en concluant un partenariat avec Uranium One pour développer de nouveaux sites, tandis que le projet Dasa cherche encore son financement malgré un appui politique affirmé.

Samsung Heavy Industries obtient une certification pour sa plateforme nucléaire flottante équipée du SMART100

Samsung Heavy Industries a reçu une certification de principe pour une centrale nucléaire flottante intégrant deux réacteurs SMART100, marquant une étape dans la commercialisation des petits réacteurs modulaires en mer.

Toute l'actualité de l'énergie en continu

Abonnement annuel

8.25$/mois*

*facturé annuellement à 99 $ la première année, puis 149$/an

Accès illimité • Archives incluses • Facture pro

Abonnement mensuel​

Accès illimité • Archives incluses pendant 1 mois

5.2$/mois*
puis 14.90$ les mois suivant

*Les prix affichés sont entendus HT, TVA variable en fonction de votre localité ou de votre statut professionnel

Depuis 2021 : 30 000 articles • +150 analyses/sem.