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Les Chantiers de l’Atlantique doublent leurs revenus en misant sur l’éolien offshore

Les Chantiers de l’Atlantique investissent 100 mn€ pour accroître leur capacité de production dans l’éolien en mer, un segment stratégique désormais au cœur de leur redressement industriel.

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Les Chantiers de l’Atlantique doublent leurs revenus en misant sur l’éolien offshore

Secteurs Énergie Éolienne, Offshore
Thèmes Industrie & Exécution, Innovation & Transformation, Stratégie d'entreprise
Sociétés Engie, EDP Renewables, Ocean Winds
Pays Belgique, Chine, France, Royaume-Uni

Les Chantiers de l’Atlantique ont engagé une réorientation stratégique vers l’éolien offshore, un pari amorcé en 2010 et qui connaît aujourd’hui une phase d’expansion accélérée. Le chiffre d’affaires de l’activité Énergies Marines a doublé entre 2023 et 2024 et devrait à nouveau doubler en 2025, pour atteindre environ 400 mn€, selon Frédéric Grizaud, directeur de cette division. L’entreprise, basée à Saint-Nazaire, construit notamment des sous-stations électriques maritimes pour plusieurs projets en France et à l’exportation, en particulier au Royaume-Uni, en Allemagne et en Belgique.

Une diversification industrielle portée par l’export

En réponse aux difficultés économiques rencontrées dans les années 2010, les Chantiers ont misé sur cette activité pour relancer leur compétitivité. La société, redevenue française en 2018 après avoir été contrôlée par le conglomérat sud-coréen STX Business Group, est aujourd’hui détenue majoritairement par l’Agence des Participations de l’État (84,34 %), avec une part minoritaire de 11,67 % pour Naval Group. L’activité Énergies Marines emploie 420 salariés en direct, et entre 600 et 700 personnes interviennent quotidiennement sur les différents projets.

Une chaîne de valeur majoritairement européenne

Le chantier actuel de la sous-station du parc éolien de Dieppe Le Tréport illustre l’ancrage industriel de cette activité. Ce module de 40 mètres par 30, pour 20 mètres de haut, sera achevé à l’été et installé en mer dans les mois suivants. Il a été conçu, peint et équipé en France, avec 80 % des composants d’origine française et le concours de 200 entreprises nationales, selon Frédéric Grizaud. Le coût d’une sous-station varie entre 100 et 300 mn€, selon les spécificités du projet.

Positionnement européen et barrières internationales

Le marché mondial de l’éolien offshore reste dominé par l’Europe (45 %), suivie de la Chine (40-45 %), tandis que les États-Unis, Taïwan et d’autres marchés représentent une part mineure. Les Chantiers de l’Atlantique ne sont pas présents sur le marché chinois, considéré comme fermé aux industriels européens. La société prévoit d’investir 100 mn€ à court terme pour doubler sa capacité de production, notamment via la construction de la deuxième plus grande alvéole de peinture d’Europe.

Perspectives de renouvellement à long terme

Au-delà de l’expansion actuelle, les Chantiers anticipent déjà une future demande autour de 2040, période à laquelle le renouvellement des premières éoliennes offshore installées dans les années 2000 devrait débuter. Cette échéance constitue une opportunité de long terme pour pérenniser la dynamique engagée. Pour Frédéric Grizaud, la clé reste la constance dans la compétitivité : « Si vous vous endormez, vous êtes mort. »

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