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Le ministre libyen du Pétrole Khalifa Rajab Abdulsadek inculpé pour corruption

Le ministre libyen du Pétrole, Khalifa Rajab Abdulsadek, est inculpé pour corruption par le procureur général, marquant une nouvelle étape dans la crise politique qui perturbe la production pétrolière du pays.

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Le ministre libyen du Pétrole Khalifa Rajab Abdulsadek inculpé pour corruption

Secteurs Pétrole, Gaz, Exploration production, Exploration production
Thèmes Régulation & Gouvernance, Contentieux
Sociétés Repsol
Pays Espagne, Libye

Le procureur général de Libye a ordonné l’inculpation du ministre du Pétrole, Khalifa Rajab Abdulsadek, pour des accusations de corruption. Cette décision intervient dans un contexte de rivalité politique au sein du gouvernement, où deux hommes, Khalifa Rajab Abdulsadek et Mohamed Aoun, occupaient simultanément le poste de ministre du Pétrole depuis mai. Cette situation chaotique a exacerbé les difficultés rencontrées par le secteur pétrolier libyen, déjà affecté par des années d’instabilité.
Selon le bureau du procureur général, Abdulsadek aurait tenté de forcer un responsable comptable à approuver un document autorisant la disposition de 457 000 et 600 000 euros au profit d’une entreprise étrangère. Des sources locales confirment que ces actions sont jugées incompatibles avec ses fonctions officielles. Abdulsadek, qui a été nommé ministre intérimaire en mars après la suspension de Mohamed Aoun pour une enquête de corruption (ensuite abandonnée), n’a pas encore commenté ces accusations.

Conflits internes et implications pour le secteur pétrolier

La rivalité entre Khalifa Rajab Abdulsadek et Mohamed Aoun, exacerbée par les liens politiques étroits entre Abdulsadek et le Premier ministre du Gouvernement d’union nationale (GNU), Abdul Hamid al-Dbeiba, a créé une situation sans précédent où deux ministres du Pétrole opéraient dans des bureaux voisins. Cette confusion au sommet du ministère a compliqué la tâche des entreprises pétrolières internationales qui cherchent à relancer leur activité en Libye, un pays qui détient les plus grandes réserves de pétrole en Afrique.
Depuis la chute de Moammar Kadhafi en 2011, la Libye est plongée dans un chaos politique avec des gouvernements concurrents à l’est et à l’ouest du pays. Le secteur pétrolier, crucial pour l’économie libyenne, est devenu un enjeu de pouvoir entre diverses factions, notamment le Premier ministre Dbeiba, le président de la National Oil Corporation (NOC), Farhat Bengdara, et le chef de guerre de l’est, Khalifa Haftar.

Impact sur la production et perspectives d’avenir

L’instabilité politique continue de peser lourdement sur la production pétrolière du pays. En juillet, la Libye a déclaré l’état de force majeure sur le champ pétrolifère de Sharara, le plus grand du pays, après que Saddam Haftar, fils de Khalifa Haftar, a ordonné sa fermeture. Cette décision fait suite à l’émission d’un mandat d’arrêt par l’Espagne à l’encontre de Saddam Haftar pour une affaire de drones. Repsol, une société espagnole, est l’un des opérateurs du champ de Sharara.
Malgré ces perturbations, la Libye espère augmenter sa production à 2 millions de barils par jour (bpj) dans les cinq prochaines années, un objectif ambitieux qui dépasse les niveaux d’avant 2011. Cependant, la situation politique incertaine menace de compromettre ces plans, alors que le pays peine à maintenir une production stable. En juillet, la Libye a produit environ 1,15 million de bpj, selon le dernier sondage de l’OPEP réalisé par S&P Global Commodity Insights.

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