Le Japon coopère avec l’Arabie Saoudite

Le Japon s'allie avec l'Arabie saoudite pour progresser sur les marchés de l'hydrogène, de l'ammoniac et du recyclage de carbone.
Japon Arabie Saoudite

Le Japon s’allie avec l’Arabie saoudite pour progresser sur les marchés de l’hydrogène, de l’ammoniac et du recyclage de carbone.

Un partenariat pour des carburants propres

Le Japon coopère avec l’Arabie saoudite depuis plusieurs années sur l’approvisionnement en brut. Le pays se hisse en tête de ses fournisseurs avec près de 40% des importations provenant du deuxième producteur mondial de pétrole. Le ministre japonais de l’économie, du commerce et de l’industrie, Yasutoshi Nishimura, entend développer le partenariat afin de renforcer la sécurité énergétique de son pays.

Ainsi, il se rendait en Arabie saoudite, à Oman et en Malaisie en décembre pour conclure une série d’accords. Parmi eux figurent les mémorandums de coopération signés dans la continuité du premier cycle du dialogue nippo-saoudien sur l’énergie, à Riyad. Les objectifs visés concernent les relations actuelles basées sur le pétrole et le GNL mais aussi de nouveaux domaines prometteurs tels que l’ammoniac et l’hydrogène.

Tout comme l’Amérique du Nord et l’Océanie, l’Arabie saoudite apparaît comme un fournisseur d’ammoniac à long terme par un comité d’experts japonais. Le Japon importera l’ammoniac à un prix compétitif permettant de produire 3 millions de tonnes d’électricité chaque année, en co-combustion avec le charbon. Les deux pays pourraient donc accélérer la transition énergétique en utilisant l’hydrogène et l’ammoniac comme carburants.

Le développement de l’hydrogène

De plus, ils s’attacheront à faire avancer la recherche en matière de technologie de l’hydrogène. Enfin, ils pourraient mener une étude conjointe pour accélérer des technologies comme le captage direct de l’air, l’utilisation et le stockage du carbone ou son recyclage.

Saudi Aramco, en 2020, acheminait la première cargaison d’ammoniac bleu jusqu’au Japon pour un projet de démonstration. L’usine de SABIC d’Ibn-Sina et le champ Uthmaniyah réutiliseront cette technologie pour la production de méthanol et la récupération tertiaire du pétrole. Ainsi, en octobre, le Japon décide de réitérer l’expérience et signe un protocole de coopération avec Saudi Aramco.

Il s’agit de développer l’hydrogène et l’ammoniac combustible. Il en est de même pour le plus grand raffineur japonais ENEOS qui entend développer ses activités de production. De plus, l’entreprise espère accroître ses capacités de transport et de vente d’hydrogène.

 

 

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