LE GOUVERNEMENT INDONESIEN NE DEVRAIT PAS RENFLOUER L’INDUSTRIE DU CHARBON, SELON UN RAPPORTz saisir votre titre dans ce champs

LE GOUVERNEMENT INDONESIEN NE DEVRAIT PAS RENFLOUER L’INDUSTRIE DU CHARBON, SELON UN RAPPORT

 

 

Le secteur du gouvernement indonésien miné par les difficultés financières

 

Un contexte difficile

Le gouvernement indonésien ne devrait pas fournir un renflouement pour l’industrie du charbon du pays, avec juste une entreprise faisant un profit. Cela est conforme au rapport de l’Institue for Energy Economics and Financial Analysis (IEEFA) basé aux Etats Unis, qui incite fortement le gouvernemnet à laisser le marché décider du futur pour « les entreprises de charbon financièrement en mauvaise situation souhaitant éviter les paiements de très désirés redevances et emprunts.

L’analyse, qui est titrée « pas de renflouement », ne jette pas de bon argent après du mauvais. ll montre qu’après avoir été exacerbé par le le Covid19, les prix du charbon ont en effet chuté de 52% en cinq mois. De plus le marché d’export de pétrole indonésien, incluant la Chine et l’Inde,  ont coupé les importations. Il s’est de manière croissante tourné vers des sources domestiques pour « renforcer la sécurité énergétique ».

Selon Ghee Peh, un analyste financier de l’IEEFA et l’auteur du rapport, seulement un des 11 entreprises indonésiennes de charbon listées qui ont été vues, Bayan Resources, est en seuil de rentabilité ou mieux.

« En contraste, selon nos estimations, Bumi Ressources, ABM Investama et Geo Energy Ressources sont les plus en risque à cause de leur rapport de multiplication et des prix de rentabilité extrêmement élevés de 63 dollars par tonne pour Bumi, 61 dollars par tonne pour ABM Investama, et 60 dollars par tonne  pour Geo Electric Ressources. »

L’analyse de IEEFA a montré que les premières entreprises de charbon indonésiennes possèdent des prêts de 3.8 milliards de dollars pour les banques étrangères et domestiques, incluant Mandiri, Bank Rakyat Indonesia et Permeta.

 

 

 

 

Un secteur en mauvaise santé économique

Peh note que l’industrie du pétrole indonésien en difficulté fait face à une série de risques structurels qui vont « au delà d’actuelle tarification faible ». Alors que les marchés de l’énergie ont globalement été affectés par le ralentissement dû au COVID19, beaucoup de gouvernements, incluant les Etats Unis, « soutiennent de soutenir l’assistance financière aux industries du charbon », lié à la chute marquée de la valeur des actifs reflétant « le déclin structurel en cours de l’industrie », selon l’analyste.

Près de 140 emprunteurs mondiaux importants, les assureurs et les assets managers ont déjà annoncé leur désinvestissement du financement du charbon. De grandes entreprises minières incluant Anglo American, Rio Tinto et BHP ont vendu ou sont en train de vendre leurs actifs de charbon.

L’IEEFA pense que ces mouvements signalent « une vue négative sur l’économie et le profil de risque des actifs de charbon » et soutient le fait que le déclin dans leur valeur économique est « plus structurel que cyclique »

Cela ne correspond pas bien au prix du charbon, mais ils ont plus de chances de rester sous pression. Cela est causé par la montée dramatique des sources d’énergies renouvelables, en particulier le vent et le pouvoir solaire.

 

Le refus d’un renflouement par le gouvernement indonésien

 

Un secteur trop aidé ?

IEEFA presse donc le gouvernement indonésien de ne pas fournir un renflouement lié au coronavirus lié à l’industrie minière de charbon

Peh déclare en effet que les forces du marchés devraient « continuer de pouvoir opérer en Indonésie », en donnant à tous les participants du marché une chance de re pricer les actifs de charbon des entreprises et en leur permettant « d’explorer les opportunités pour opérer les actifs de façon plus efficaces ou les diversifier »

Il ajoute que « Le marché va continuer de fournir des redevances saines au gouvernement si il est autorisé à être performant comme un marché devrait l’être, avec des entreprises reconfigurant leur  base d’actifs pour refléter l’actuelle transition énergétique conduite par l’énergie ».

« Avec une dette totale de 6.4 milliards de dollars, toute aide financière fournie par l’industrie du charbon va aller dans les mains des créanciers, laissant une industrie mal en point toujours mal en point ».

Le rapport de l’IEEFA montre que le gouvernement indonésien a collecté 1.1 milliards de dollars en redevances et 1.2 milliards de dollars en taxes en 2019 des 11 compagnies de charbon. Mais Peh pense également que tout renflouement du gouvernement à l’industrie du charbon pourrait « menacer des redevances supplémentaires dont le pays a particulièrement besoin », tout en protégant des entreprise sous performantes en déclin et dès lors « échouant à générer des retours de cibles ».

Il précise enfin que « permettre à des mines de charbon mal gérées et des entreprises d’échouer peut être l’option économique correcte.

 

 

 

Un secteur stratégique

Selon le journal energyworld, l’économie de l’Indonésie est une des plus importante d’Asie, et le charbon a été au coeur de la politique énergétique du pays depuis maintenant 4 décennies. Il possède des réserves totales de 37 milliards de tonnes, plus de 3% des réserves mondiales totales. Selon BP Statistical Review of World Energy 2019, le gouvernement de l’Indonésie a créé des politiques depuis des dizaines d’années pour utiliser le charbon comme un des premiers moteurs de l’économie. Il est également évident de la part de différents documents de National Energy Policy effectués par le gouvernement.

Le charbon n’est pas seulement une ressource importante pour générer de l’électricité pour l’Indonésie. Il s’agit également d’une stratégique et une commodité d’export prioritaire. Le commerce de charbon maritime a été dans la mesure de 900 millions de tonnes à 1000 millions de tonnes durant les 5 à 7 dernières années. L’Indonésie est également de loin le plus grand exportateur avec une part de marché de 40 à 42%.

 

 

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