L’Arabie Saoudite accélère son Programme Nucléaire

Partager:

Abonnez-vous pour un accès illimité à toute l'actualité du secteur de l'énergie.

Plus de 150 articles et analyses multisectorielles chaque semaine.

Votre 1ère année à 99£*

puis 199£/an

*renouvellement à 199£/an, annulation avant échéance.

Suite aux annonces faites le 12 janvier 2022, l’Arabie Saoudite souhaite commercialiser son uranium et l’utiliser pour son programme nucléaire naissant. En outre, le Ministre de l’Energie a prévu de nouvelles annonces la semaine prochaine pour des projets pilotes en matière d’hydrogène.

L’Arabie Saoudite et ses ambitions nucléaires

Le Future Minerals Summit, la première conférence minière d’Arabie Saoudite, a été l’occasion d’annonces clés de la part du gouvernement. Le prince Abdulaziz bin Salman, Ministre de l’Energie, a ainsi déclaré vouloir exploiter les réserves « énormes » d’uranium de l’Arabie Saoudite.

Cette déclaration s’inscrit dans la stratégie de diversification d’un mix énergétique et économique encore très dépendant des hydrocarbures.

Il n’existe pas de chiffres officiels sur l’état des réserves du pays. Cependant, une interview datant de 2018 du prince héritier, Mohammed bin Salman, les estimait à 5% des réserves mondiales. Un rapport de The Guardian de 2020, lui, chiffre les « dépôts présumés » à 90.000 tonnes soit 1,4% des réserves mondiales.

Yellow cake

L’Arabie Saoudite entend exploiter l’uranium, le commercialiser, et le développer jusqu’à sa forme en poudre de concentré, le « yellow cake ». Ce concentré est obtenu via le traitement intermédiaire du minerai et est une étape cruciale vers l’enrichissement.

L’enrichissement de l’uranium est nécessaire pour la fission nucléaire dans les réacteurs à usage civil et militaire.

17 GW d’ici à 2040

Le royaume ne dispose pas actuellement de capacité de production nucléaire. Cependant, le Ministère de l’Energie a prévu l’ajout de 17 GW de capacités nucléaires d’ici 2040. Deux réacteurs nucléaires de 3,2 GW devraient être mis en ligne au cours de la prochaine décennie.

L’Arabie Saoudite est en discussions avec la Chine pour développer un programme nucléaire. Auparavant le pays parlait avec l’administration américaine de Donald Trump pour l’obtention d’un « accord 123 ». Un tel accord limiterait le pourcentage d’enrichissement à des utilisations civiles.

Mieux penser la transition énergétique

Le Ministre de l’Energie saoudien a également interpellé sur les nouveaux défis liés à la sécurité énergétique. Il craint que la concentration des minerais dans une poignée de pays ne conduise à sa fragilisation. Cela conduirait à l’émergence de nouvelles formes d’oligopole.

Abdulaziz bin Salman souhaite des réflexions plus profondes sur la manière de conduire la transition énergétique. Son pays avait dévoilé ses objectifs de neutralité carbone d’ici 2060 avant la conférence des Nations Unies sur le changement climatique à Glasgow.

Il faut également noter que la société d’État Aramco, plus grand exportateur pétrolier du monde, vise des émissions nettes nulles d’ici 2050.

L’Arabie Saoudite veut s’imposer sur le terrain de l’hydrogène

Dans le cadre du Future Minerals Summit, des allusions à des projets pilotes pour l’hydrogène ont été entendues. Le royaume souhaite développer des capacités de production d’hydrogène bleu et vert, et devenir ainsi un pays leader du domaine.

Ce développement s’inscrit dans la stratégie Vision 2030 de diversification de l’Etat saoudien. L’Arabie Saoudite privilégiera ainsi une approche basée sur le partenariat.

L’hydrogène vers l’Europe

Le royaume a notamment mentionné l’Union Européenne comme partenaire potentiel pour des livraisons d’ammoniac par exemple. De plus, le pays souhaite devenir « la prochaine Allemagne » dans le domaine des énergies renouvelables et exporter par pipeline l’hydrogène vers l’Europe.

Saudi Aramco a d’ores et déjà signé des accords pour développer des capacités de production d’hydrogène. Celles-ci s’appuient sur de l’électrolyse alimentée par de l’énergie solaire et éolienne. En 2020, la société a expédié une cargaison d’ammoniac bleu au Japon, l’un de ses plus gros acheteurs de brut.

Le Brésil démantèle un réseau criminel de 52 milliards BRL dans les carburants

Les autorités brésiliennes ont lancé une vaste opération ciblant un système de blanchiment lié au secteur des carburants, impliquant des fonds d’investissement, des fintechs et plus de 1 000 stations-services à travers le pays.

Le gaz naturel et le solaire bénéficient d’un large soutien aux États-Unis

Une étude nationale du cabinet Davies Group révèle que les Américains soutiennent massivement le développement simultané des énergies renouvelables et fossiles, avec un appui marqué pour le gaz naturel et l’énergie solaire.

Séoul impose une réduction de 25 % des capacités pétrochimiques pour stabiliser le secteur

Le gouvernement sud-coréen contraint dix groupes pétrochimiques à réduire jusqu’à 3,7 millions de tonnes de vapocraquage par an, assortissant ses aides financières et fiscales à des restructurations rapides et documentées.
en_1140200831540

Washington prolonge les ordres d’urgence pour renforcer le réseau électrique portoricain

Le Département de l’Énergie des États-Unis a prolongé jusqu’en novembre les mesures d’urgence permettant d’assurer la stabilité du réseau électrique de Porto Rico face aux risques de surcharge et de pannes récurrentes.

Modi défend l’autonomie énergétique indienne face à la pression tarifaire américaine

Sous la menace d’une hausse des droits de douane américains, New Delhi accélère sa stratégie d’indépendance énergétique pour réduire sa dépendance aux importations, notamment de pétrole russe.

Accord de 800 millions de dollars : Tsingshan déclenche une recomposition énergétique au Zimbabwe

Avec un nouvel accord d’investissement de 800 millions $, Tsingshan étend l’aciérie de Manhize et entraîne une demande énergétique de plus de 500 MW, forçant le Zimbabwe à accélérer sa stratégie électrique.
en_1140170831540

États-Unis : les BESS compensent le ralentissement solaire et éolien en 2025

Les capacités de stockage électrique américaines bondiront de 68% cette année selon Cleanview, compensant largement le freinage des projets solaires et éoliens sous l'administration Trump.

Panne électrique massive en Irak après la perte de 6.000 MW de capacité

Une panne généralisée a privé l’Irak d’électricité pendant plusieurs heures, affectant presque tout le pays en raison d’une consommation record liée à une vague de chaleur extrême.

Les États-Unis enquêtent sur les importations solaires d’Inde, d’Indonésie et du Laos

Washington lance des procédures antidumping contre trois pays asiatiques. Marges jusqu'à 190% identifiées. Décisions finales attendues en avril 2026 avec impacts majeurs sur les chaînes d'approvisionnement.
en_1140990846540

Les recettes pétrolières et gazières russes reculent de 27% en juillet 2025

Les revenus générés par le pétrole et le gaz en Russie ont enregistré une baisse marquée en juillet, exerçant une pression directe sur l'équilibre budgétaire du pays selon les chiffres officiels.

Les États-Unis franchissent deux pics historiques de demande d’électricité en juillet 2025

La consommation d’électricité américaine a atteint des niveaux sans précédent lors de la dernière semaine de juillet, portée par une vague de chaleur et la croissance d’activités industrielles.

New York Power Authority présente un plan de 7GW pour les investissements publics dans les énergies renouvelables

La New York Power Authority vise près de 7GW de capacité en dévoilant un plan incluant 20 projets renouvelables et 156 initiatives de stockage, marquant une nouvelle étape dans l’investissement public de l’État.
en_114050831540

La Guyane vise l’autonomie électrique avec une centrale biomasse de 120 MW dès 2026

La Guyane prévoit d’atteindre un mix électrique totalement décarboné d’ici 2027, portée par la construction d’une centrale biomasse et la progression des énergies renouvelables sur son territoire.

Ember : le retard des ambitions nationales freine le triplement mondial des renouvelables

La progression des objectifs nationaux en matière d’énergies renouvelables reste marginale, avec seulement 2% d’augmentation depuis la COP28, menaçant la réalisation du triplement des capacités d’ici 2030 et impactant la sécurité énergétique.

Le rapport du Department of Energy remet en question l’impact économique du CO2 et la portée des politiques climatiques américaines

Un rapport du Department of Energy affirme que les actions américaines sur les gaz à effet de serre auraient un impact mondial limité, tout en soulignant un écart entre les perceptions et les réalités économiques du réchauffement climatique.
en_1140320732540

Le marché des énergies renouvelables MENA atteindra 59,9 milliards USD en 2030 grâce à l’hydrogène et au solaire

Les investissements dans les énergies renouvelables au Moyen-Orient et en Afrique du Nord devraient atteindre 59,9 milliards USD d’ici 2030, portés par les stratégies nationales, l’essor du solaire, de l’hydrogène vert et de nouveaux projets industriels régionaux.

Demande mondiale d’électricité en forte hausse jusqu’en 2026 malgré les tensions économiques

La demande mondiale d’électricité devrait croître de façon soutenue jusqu’en 2026, tirée par l’essor industriel, les centres de données, la mobilité électrique et la climatisation, avec un apport croissant des renouvelables, du gaz naturel et du nucléaire.

La demande d’électricité atteint 2 362 MW au Kenya, KenGen mise sur les renouvelables

Le Kenya enregistre un record historique de consommation électrique, porté par la progression industrielle et une forte contribution des centrales géothermiques et hydrauliques exploitées par la Kenya Electricity Generating Company PLC.
en_114030072043540

La demande énergétique industrielle européenne atteint un nouveau plancher en 2023

La consommation d’énergie finale du secteur industriel européen a diminué de 5% en 2023, atteignant un niveau inédit depuis trois décennies, avec un rôle croissant des énergies renouvelables dans certains segments clés.

France : RTE lance un débat public autour de 90 milliards € d’investissements réseau

Réseau de transport d’électricité prévoit un plan de modernisation à long terme de ses infrastructures. Un débat public national débutera le 4 septembre pour interroger les modalités, enjeux et conditions de mise en œuvre.

Connectez-vous pour lire cet article

Vous aurez également accès à une sélection de nos meilleurs contenus.

ou

Passez en illimité grâce à notre offre annuelle:
99£ la 1ère année, puis 199£ /an.