La Norvège Vend ses Actions Destructrices

Partager:

Abonnez-vous pour un accès illimité à toute l'actualité du secteur de l'énergie.

Plus de 150 articles et analyses multisectorielles chaque semaine.

Votre 1ère année à 99$*

puis 199$/an

*renouvellement à 199$/an, annulation avant échéance.

Le fonds souverain Norvégien a vendu pour 3 milliards de dollars d’actions énergétiques et d’autres sociétés qui, selon lui nuisent gravement à l’environnement.

3 milliards de dollars d’actions vendues

La plupart des stocks vendus dans le secteur de l’énergie sont destinés à des entreprises canadiennes qui produisent et distribuent du pétrole provenant des sables bitumineux de l’Alberta. Selon la CBC, Norges Bank Investment Management, que gère le fonds souverain de Norvège, a annoncé mercredi qu’elle cesserait d’investir dans Canadian Natural Resources, Cenovus Energy, Suncor Energy, et Imperial Oil après avoir remarqué qu’ils produisaient des niveaux inacceptables d’émissions de gaz à effet de serre.

La décision était basée sur les recommandations du Conseil de l’éthique, le chien de garde de l’éthique du fonds, en raison des émissions de carbone. Il y a quatre ans le fonds a décidé de faire des émissions de carbone l’un des critères d’exclusions de sa stratégie d’investissement.

En 2017, le conseil d’éthique a recommandé qu’une petite poignée de sociétés pétrolières, cimentières et sidérurgiques soient inscrites sur liste noire parce qu’elles produisaient trop d’émissions de gaz à effet de serre. En plus, des quatre sociétés pétrolières canadiennes, le fonds souverain de Norvège a exclu trois autres sociétés en raison des graves dégâts environnementaux qu’elles ont causés. Les trois entreprises en question sont : l’entreprise égyptienne Elsewedy Electric CO, l’entreprise de minerai de fer brésilien Vale SA et l’entreprise Brésilienne Eletrobras.

Il faut s’adapter selon Trudeau

Le premier ministre du Canada, Justin Trudeau a déclaré lors d’une conférence de presse :

« Nous avons vu des investisseurs du monde entier considérer les risques associés aux changements climatiques comme faisant partie intégrante des décisions d’investissement qu’ils prennent. C’est pourquoi il est si important que le Canada continue de lutter contre les changements climatiques en réduisant ses émissions de gaz à effet de serre dans tous les secteurs. Je peux souligner que de nombreuses entreprises du secteur de l’énergie ont compris que le climat d’investissement change et qu’il faut un leadership et des objectifs clair pour lutter contre les changements climatiques afin de tirer parti des capitaux mondiaux ».

L’achat d’un oléoduc que le Canada ne veut pas et ne peut pas utiliser n’est peut-être pas un exemple de leadership aussi clair, mais nous ne pouvons pas nous attendre à ce que les dirigeants nationaux soient parfaits.

L’Alberta réagit avec mépris

L’Alberta, qui a bâti toute son économie en fournissant l’énergie la plus polluante au monde, a été choquée et outrée par cette annonce. Son ministre de l’énergie a qualifié ce boycott de « mal informé et très hypocrite ». Sonya Savage, députée à l’assemblée législative de l’Alberta a fait une déclaration dans laquelle elle dit ceci : « Les producteurs d’énergie du Canada ont certaines des normes environnementales, sociales et de gouvernance les plus élevées au monde. Un récent examen de ces normes a placé le Canada (poussé par le secteur de l’énergie d’Alberta) au troisième rang derrière la Norvège et le Danemark. En ce qui concerne les dix premières nations exportatrices de pétrole, le Canada se place au premier rang, bien au-dessus des autres pays.

Alex Pourbaix, PDG de Cenovus, a déclaré que son entreprise était axée sur son empreinte environnementale. « Le fait de retirer les investissements des sables bitumineux et prétendre que c’est pour des raisons de changement climatique est davantage une question de publicité que de fait. Canvas a réduit de 30% l’intensité des émissions de GES de nos exploitations de sable bitumineux au cours des 15 dernières années. Et nous avons fixé des objectifs ambitieux pour réduire l’intensité de nos émissions de 30% d’ici 2030 et maintenir les émissions absolues à un niveau stable pendant cette période. »

Ce que nous voyons vraiment ici, c’est un autre enjeu au coeur de l’industrie pétrolière qui doit disparaître pour pouvoir être remplacé par des énergies renouvelables. C’est la seule façon de donner aux gens d’aujourd’hui l’espoir de laisser un monde habitable à leurs petits-enfants. Le monde est tout à fait capable de prospérer grâce aux énergies renouvelables et aux véhicules électriques.

Le Brésil démantèle un réseau criminel de 52 milliards BRL dans les carburants

Les autorités brésiliennes ont lancé une vaste opération ciblant un système de blanchiment lié au secteur des carburants, impliquant des fonds d’investissement, des fintechs et plus de 1 000 stations-services à travers le pays.

Le gaz naturel et le solaire bénéficient d’un large soutien aux États-Unis

Une étude nationale du cabinet Davies Group révèle que les Américains soutiennent massivement le développement simultané des énergies renouvelables et fossiles, avec un appui marqué pour le gaz naturel et l’énergie solaire.

Séoul impose une réduction de 25 % des capacités pétrochimiques pour stabiliser le secteur

Le gouvernement sud-coréen contraint dix groupes pétrochimiques à réduire jusqu’à 3,7 millions de tonnes de vapocraquage par an, assortissant ses aides financières et fiscales à des restructurations rapides et documentées.
en_1140200831540

Washington prolonge les ordres d’urgence pour renforcer le réseau électrique portoricain

Le Département de l’Énergie des États-Unis a prolongé jusqu’en novembre les mesures d’urgence permettant d’assurer la stabilité du réseau électrique de Porto Rico face aux risques de surcharge et de pannes récurrentes.

Modi défend l’autonomie énergétique indienne face à la pression tarifaire américaine

Sous la menace d’une hausse des droits de douane américains, New Delhi accélère sa stratégie d’indépendance énergétique pour réduire sa dépendance aux importations, notamment de pétrole russe.

Accord de 800 millions de dollars : Tsingshan déclenche une recomposition énergétique au Zimbabwe

Avec un nouvel accord d’investissement de 800 millions $, Tsingshan étend l’aciérie de Manhize et entraîne une demande énergétique de plus de 500 MW, forçant le Zimbabwe à accélérer sa stratégie électrique.
en_1140170831540

États-Unis : les BESS compensent le ralentissement solaire et éolien en 2025

Les capacités de stockage électrique américaines bondiront de 68% cette année selon Cleanview, compensant largement le freinage des projets solaires et éoliens sous l'administration Trump.

Panne électrique massive en Irak après la perte de 6.000 MW de capacité

Une panne généralisée a privé l’Irak d’électricité pendant plusieurs heures, affectant presque tout le pays en raison d’une consommation record liée à une vague de chaleur extrême.

Les États-Unis enquêtent sur les importations solaires d’Inde, d’Indonésie et du Laos

Washington lance des procédures antidumping contre trois pays asiatiques. Marges jusqu'à 190% identifiées. Décisions finales attendues en avril 2026 avec impacts majeurs sur les chaînes d'approvisionnement.
en_1140990846540

Les recettes pétrolières et gazières russes reculent de 27% en juillet 2025

Les revenus générés par le pétrole et le gaz en Russie ont enregistré une baisse marquée en juillet, exerçant une pression directe sur l'équilibre budgétaire du pays selon les chiffres officiels.

Les États-Unis franchissent deux pics historiques de demande d’électricité en juillet 2025

La consommation d’électricité américaine a atteint des niveaux sans précédent lors de la dernière semaine de juillet, portée par une vague de chaleur et la croissance d’activités industrielles.

New York Power Authority présente un plan de 7GW pour les investissements publics dans les énergies renouvelables

La New York Power Authority vise près de 7GW de capacité en dévoilant un plan incluant 20 projets renouvelables et 156 initiatives de stockage, marquant une nouvelle étape dans l’investissement public de l’État.
en_114050831540

La Guyane vise l’autonomie électrique avec une centrale biomasse de 120 MW dès 2026

La Guyane prévoit d’atteindre un mix électrique totalement décarboné d’ici 2027, portée par la construction d’une centrale biomasse et la progression des énergies renouvelables sur son territoire.

Ember : le retard des ambitions nationales freine le triplement mondial des renouvelables

La progression des objectifs nationaux en matière d’énergies renouvelables reste marginale, avec seulement 2% d’augmentation depuis la COP28, menaçant la réalisation du triplement des capacités d’ici 2030 et impactant la sécurité énergétique.

Le rapport du Department of Energy remet en question l’impact économique du CO2 et la portée des politiques climatiques américaines

Un rapport du Department of Energy affirme que les actions américaines sur les gaz à effet de serre auraient un impact mondial limité, tout en soulignant un écart entre les perceptions et les réalités économiques du réchauffement climatique.
en_1140320732540

Le marché des énergies renouvelables MENA atteindra 59,9 milliards USD en 2030 grâce à l’hydrogène et au solaire

Les investissements dans les énergies renouvelables au Moyen-Orient et en Afrique du Nord devraient atteindre 59,9 milliards USD d’ici 2030, portés par les stratégies nationales, l’essor du solaire, de l’hydrogène vert et de nouveaux projets industriels régionaux.

Demande mondiale d’électricité en forte hausse jusqu’en 2026 malgré les tensions économiques

La demande mondiale d’électricité devrait croître de façon soutenue jusqu’en 2026, tirée par l’essor industriel, les centres de données, la mobilité électrique et la climatisation, avec un apport croissant des renouvelables, du gaz naturel et du nucléaire.

La demande d’électricité atteint 2 362 MW au Kenya, KenGen mise sur les renouvelables

Le Kenya enregistre un record historique de consommation électrique, porté par la progression industrielle et une forte contribution des centrales géothermiques et hydrauliques exploitées par la Kenya Electricity Generating Company PLC.
en_114030072043540

La demande énergétique industrielle européenne atteint un nouveau plancher en 2023

La consommation d’énergie finale du secteur industriel européen a diminué de 5% en 2023, atteignant un niveau inédit depuis trois décennies, avec un rôle croissant des énergies renouvelables dans certains segments clés.

France : RTE lance un débat public autour de 90 milliards € d’investissements réseau

Réseau de transport d’électricité prévoit un plan de modernisation à long terme de ses infrastructures. Un débat public national débutera le 4 septembre pour interroger les modalités, enjeux et conditions de mise en œuvre.

Connectez-vous pour lire cet article

Vous aurez également accès à une sélection de nos meilleurs contenus.

ou

Passez en illimité grâce à notre offre annuelle:
99$ la 1ère année, puis 199$ /an.