Investissement en Afrique: la Russie s’Impose

Investissement en Afrique: la Russie s’Impose

L’investissement en Afrique diminue fortement ces derniers temps, passant de 45 milliards en 2019 à 38 milliards de dollars en 2020. Ce qui représente une baisse d’environ 18%. Toutefois, des grandes puissances mondiales, comme la Russie, restent très intéressées par le potentiel naturel du continent africain. C’est dans ce cadre que la principale plateforme d’investissements africaine, Africa Oil and Power, s’associe avec la plateforme privée russe AFROCOM.

 

Investissement en Afrique : la Russie s’impose

AFROCOM renforce sa position en Afrique

L’investissement en Afrique de la Russie continuent d’augmenter ces dernières années. L’AFROCOM offre de nouvelles opportunités pour les entreprises russes en s’associant avec l’Africa Oil and Power. Ce dernier est un « allié idéal pour avoir un rôle actif dans le secteur énergétique du continent ».

Ce premier partenariat offre de nombreux avantages pour la Russie. Une meilleure influence politique et économique, une visibilité médiatique et des discussions commerciales facilitées avec les États en font partie. Les investisseurs russes participeront à des événements comme celui du South Sudan Oil and Power en juin 2021.

Panorama de la présence russe dans l’énergie en Afrique

La Russie est le 6ème partenaire commercial de l’Afrique, loin derrière la Chine (20 milliards USD$ contre 200 milliards USD$ pour 2018). Toutefois, ses exportations d’armes et de blé sont d’importants leviers d’influence. Les partenariats dans le secteur énergétique se font également plus nombreux.

Le président Vladimir Poutine veut nucléariser le continent africain, un objectif abordé lors du premier sommet Afrique-Russie à Sotchi en 2019. L’entreprise russe, Rosatom, signe de nombreux contrats comme en Égypte pour la deuxième centrale du continent à El-Dabaa. D’autres pays sont concernés comme le Soudan, la Zambie, l’Éthiopie, l’Algérie, la RDC ou encore l’Afrique du Sud.

La Russie peut aussi compter sur ses sociétés en hydrocarbures, dont Rosneft en Égypte et Gazprom en Algérie par exemple. La société privée Lukoil est également présente au Ghana, en République Démocratique du Congo, au Nigéria mais aussi au Cameroun.

La présence russe est historiquement très implantée en Afrique du Nord (Algérie, Égypte, Libye). Elle le doit notamment à sa politique d’effacement de la dette africaine. Aujourd’hui, elle souhaite s’ouvrir de nouvelles perspectives vers les pays subsahariens.

 

Baisse de 18% des investissements vers l’Afrique en 2020

En 2020, les investissements en Afrique ont diminué de 18% selon la CNUCED. Cela s’explique par la chute des prix et de la demande en matières premières. Cette tendance à la baisse n’est pas nouvelle. En effet, -10% ont été enregistrés entre 2018 et 2019.

Deux facteurs pourraient mettre fin à cette tendance. Le premier est l’attrait du continent africain pour les grandes puissances mondiales. Le second est l’approfondissement de l’intégration régionale avec la zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).

Finalement,  l’Afrique est toujours un territoire attractif malgré la baisse des investissements sur son sol. La Russie, elle, renforce considérablement son influence politique et économique ces dernières années. Cependant, elle doit faire face à de sérieuses concurrentes comme la Chine et la Turquie.

Articles qui pourraient vous intéresser

favicon-white.png
Pas encore inscrit? Rejoignez la communauté des professionnelles de l’énergie et accédez à l’ensemble de nos contenus. >>>