Hysata récolte plus de $40 millions AUD

Hysata lève plus de 42 millions de dollars australiens pour l'hydrogène renouvelable. La CEFC la soutient à hauteur de $10 millions AUD.
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Hysata, entreprise spécialisée dans l’hydrogène renouvelable, lève 42,5 millions de dollars australiens. Après un investissement initial, en juin 2021, la CEFC (Clean Energy Finance Corporation) poursuit ses investissements afin de soutenir le groupe Hysata.

Hysata poursuit son développement

Dans ce cadre, Hysata a vu une augmentation conséquente de l’investissement du CEFC. D’un engagement originel de 750.000 dollars australiens, la part des fonds alloués passent, en 2022, à 10 millions de dollars australiens.

De plus, d’autres partenaires participent afin d’accélérer le développement de l’électrolyseur à alimentation capillaire d’Hysata. Des groupes étrangers sont également présents, notamment les britanniques Kiko Ventures et les danois Vestas Ventures.

L’électrolyseur doit assurer un rendement de 95% (41,5 kWh/kg), contre 75% pour les électrolyseurs actuels. L’énergie sera à moindre coût au moyen d’une fabrication de masse, d’une efficience accrue du matériel et d’une sécurisation de la chaîne d’approvisionnement.

Le soutien du CEFC révèle la dynamique transitionnelle australienne. Selon le PDG du CEFC, Ian Learmonth, un tel appui à Hysata participe au développement d’un écosystème australien du renouvelable. Il ajoute:

“Le CEFC est fier de poursuivre son soutien à Hysata, qui est en passe de devenir un acteur majeur de l’industrie mondiale des électrolyseurs. L’hydrogène renouvelable sera essentiel pour s’attaquer aux sources d’émissions les plus difficiles à réduire, et nous sommes ravis de voir l’ingéniosité australienne fournir les solutions technologiques qui aideront cette industrie à atteindre sa taille maximale. Le CEFC se concentre sur les investissements liés à l’hydrogène par le biais de ses fonds d’innovations et de l’Advancing Hydrogen.”

L’Australie poursuit sa course à l’hydrogène

L’intérêt australien pour le développement et l’exploitation de l’hydrogène n’est pas récent. En 2018, un rapport édité par Alan Finkel concomitamment au rapport du CSIRO (Commonwealth Scientific and Industrial Research Organisation) établissait un programme de développement de la filière hydrogène au ministre de l’énergie.

Depuis, l’Australie multiplie les financements dans le cadre du développement d’hydrogène renouvelable. En juillet dernier, le groupe Viva Energy a commandé un électrolyseur à Nel Asa qui doit être la plus grande installation de ce type dans le pays. Thyssenkrupp Nucera, entreprise spécialiste de l’électrolyse, s’est également implantée à Perth en mai 2022.

Si l’Australie a pour ambition d’alléger son bilan carbone, cette transition suit également des intérêts plus mercantiles. Canberra compte se positionner comme un acteur incontournable de l’hydrogène mondial. La récente crise du charbon australien ne fait que confirmer la nécessité de se tourner vers le renouvelable.

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