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Guyane: Plainte à l’ONU contre la construction d’une centrale solaire

En Guyane, une plainte a été déposée à l’ONU par des peuples autochtones contre la construction d’une centrale photovoltaïque, critiquant son impact environnemental.

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Guyane: Plainte à l’ONU contre la construction d’une centrale solaire

Secteurs Énergie Solaire, Enjeux Énergétiques, Photovoltaïque
Thèmes Régulation & Gouvernance, Contentieux
Sociétés Méridiam
Pays France

Des peuples autochtones de Guyane ont déposé une plainte à l’ONU contre la construction d’une centrale solaire, arguant de son impact néfaste sur leur environnement. L’Organisation des Nations autochtones de Guyane française (ONAG), soutenue par l’International Service for Human Rights (ISHR), réclame l’arrêt des travaux. La centrale est située près du village kali’na de Prospérité, où elle menace les pratiques traditionnelles. Les habitants craignent pour leur mode de vie, intimement lié à la chasse, la pêche et la cueillette.

Des Revendications Spécifiques

La communauté kali’na ne s’oppose pas au développement de l’énergie renouvelable, un secteur en croissance en Guyane, mais critique l’emplacement de la centrale CEOG, et résiste depuis des années contre la proximité de celle-ci. Ils soulignent que le site empiète sur des terres essentielles à leurs activités traditionnelles. L’ONAG et l’ISHR exhortent la France à reconsidérer l’emplacement du projet et à consulter plus efficacement les communautés affectées.

Progression Malgré les Interruptions

Les travaux, commencés fin 2022, ont été suspendus pendant la saison des pluies, illustrant les défis techniques et environnementaux du projet. Avec un important dispositif de sécurité, le déboisement a repris, soulignant les tensions sur le site. Cette centrale vise à alimenter 10 000 foyers en électricité, mettant en évidence les enjeux énergétiques de la région. La collaboration de Meridiam, la Société anonyme de la raffinerie des Antilles et Hydrogène de France finance ce projet de 170 millions d’euros.

Bien que les habitants du village de Prospérité aient reçu l’appui de la Ligue des droits de l’Homme, le projet est soutenu par les élus locaux qui voient en lui une solution aux coupures fréquentes d’électricité. Cette dynamique met en relief la complexité de répondre aux besoins énergétiques tout en préservant les droits et modes de vie des populations autochtones. Le consensus parmi les élus souligne un désir régional d’avancer vers la transition énergétique. Cependant, la contestation soulève d’importantes questions sur l’impact environnemental et social des projets d’énergie renouvelable.

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