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Forage à 3 655 mètres confirme d'importantes réserves d'hydrogène blanc en Moselle

Un forage à 3 655 mètres de profondeur à Pontpierre confirme une présence importante d'hydrogène naturel dans le sous-sol lorrain, selon la Française de l'énergie. Le gisement pourrait contenir environ 34 millions de tonnes, selon les estimations du CNRS.

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Forage à 3 655 mètres confirme d'importantes réserves d'hydrogène blanc en Moselle

Pays citésFrance, Allemagne, Belgique, Luxembourg, États-Unis
Sociétés citéesSaint-Gobain, Française de l'énergie, Solexperts
SecteurÉnergie Hydrogène, Hydrogène blanc
ThèmeDéveloppement de projets, Annonce

Un forage à 3 655 mètres de profondeur réalisé à Pontpierre, en Moselle, a permis de confirmer la présence importante d'hydrogène naturel dans le sous-sol lorrain, selon la Française de l'énergie (FDE). L'entreprise décrit cette opération comme "une première mondiale", affirmant qu'il s'agit "à ce jour du forage le plus profond au monde" consacré à cette ressource. La plateforme de forage de 41 mètres de haut, venue d'Autriche, a été érigée cet hiver dans ce village de 800 habitants, situé à une quarantaine de kilomètres à l'est de Metz. L'hydrogène blanc fait l'objet d'une attention soutenue à l'international, à l'image du corridor d'hydrogène vert lancé par quatre industriels japonais avec la Nouvelle-Zélande.

58 échantillons et plusieurs zones de présence confirmées

L'hydrogène naturel dissous, également appelé hydrogène blanc ou natif, est présent naturellement dans les eaux souterraines du bassin lorrain. Des chercheurs avaient identifié il y a trois ans ce qui pourrait constituer "la plus grosse réserve d'hydrogène naturel au monde", selon leurs propres termes. La présence d'hydrogène a été "confirmée sur de nombreux intervalles, dans la continuité de la découverte réalisée à Folschviller", à six kilomètres de là, en 2023, indique la FDE.

En prélevant 58 échantillons au cours du forage, la société a localisé "plusieurs zones de présence d'hydrogène naturel" et constitué "un ensemble complet de données géologiques", selon ses indications. Ces données visent à mieux comprendre les mécanismes de formation et de migration de cette énergie bas carbone. Les travaux scientifiques se poursuivent dans le cadre du projet Regalor II (Ressources gazières de Lorraine), cofinancé par des fonds FTJ (Fonds pour une transition juste) d'Europe et de la région Grand Est, avec l'appui du laboratoire GéoRessources de l'Université de Lorraine et du Centre national de la recherche scientifique (CNRS). L'étape suivante consiste à mesurer les concentrations d'hydrogène dissous et à tester in situ des outils de séparation de l'eau et de l'hydrogène, développés avec Solexperts, avec le soutien de Saint-Gobain.

Un gisement transfrontalier estimé à 34 millions de tonnes

Selon les estimations du CNRS issues du précédent programme Regalor, le gisement lorrain pourrait comporter environ 34 millions de tonnes d'hydrogène. Ce gisement s'étend au-delà des frontières françaises, couvrant également une partie des territoires belge, luxembourgeois et allemand. La FDE a obtenu un permis exclusif de recherche couvrant plus de 300 communes de Moselle et Meurthe-et-Moselle, sur une superficie de 2 254 kilomètres carrés, selon un arrêté publié au Journal officiel en janvier. Des travaux préparatoires sont également en cours sur d'autres puits d'évaluation dans ce périmètre, et la société lance en parallèle un programme d'évaluation dans l'État du Kansas, aux États-Unis, sur une zone qu'elle qualifie de "particulièrement prospective".

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