ENGIE remporte au Brésil deux concessions de transport d'électricité sur 30 ans
ENGIE a décroché deux lots lors des enchères de l'ANEEL le 27 mars, portant sur 143 kilomètres de lignes haute tension et cinq compensateurs synchrones au Brésil, pour un revenu annuel de 122,7 millions de R$.
| Secteurs | Réseaux électriques, Transport |
|---|---|
| Thèmes | Développement de projets, Tenders |
| Sociétés | Engie |
| Pays | Brésil, Chili, Pérou |
ENGIE a remporté deux lots lors des enchères organisées par l'ANEEL (Agência Nacional de Energia Elétrica, l'autorité brésilienne de régulation du secteur électrique) le 27 mars. Le groupe décroche des concessions de 30 ans portant sur la construction, l'exploitation et la maintenance de 143 kilomètres de lignes de transport d'électricité et de cinq compensateurs synchrones. Ces projets visent à renforcer un réseau électrique soumis à une pression croissante liée à l'expansion des énergies renouvelables, dans un contexte mondial où de grands marchés multiplient leurs ambitions en matière de capacités propres — à l'image de l'Inde qui vise 500 GW de capacités électriques non fossiles d'ici 2030. Les offres retenues proposaient un revenu annuel autorisé final de 122,7 millions de R$ (environ 21 millions $), avec des revenus régulés et indexés sur l'inflation.
Des projets dans deux régions distinctes du pays
Les lignes de transport relieront les États du Paraná et de Santa Catarina, dans le sud du Brésil. Les cinq compensateurs synchrones seront déployés dans les États du Ceará et du Rio Grande do Norte, dans le nord-est du pays. ENGIE indique que ces projets sont situés à proximité de ses lignes de transport existantes et de ses actifs renouvelables opérationnels. Ils s'ajoutent à une capacité de production renouvelable installée de 16,5 GW au Brésil, comprenant des actifs hydroélectriques, éoliens terrestres et solaires. L'intégration croissante des renouvelables dans les réseaux appelle des adaptations, comme la Commission de Régulation de l'Énergie (CRE) qui propose d'adapter le soutien aux grandes installations photovoltaïques avec stockage en France.
Le rôle des compensateurs synchrones dans la stabilité du réseau
Les compensateurs synchrones constituent une première dans le portefeuille d'infrastructures d'ENGIE. Ces équipements génèrent de la puissance réactive, un paramètre technique essentiel à la stabilité de la tension sur le réseau électrique. Selon le groupe, ils permettront d'éviter des restrictions de production et de soutenir l'intégration des sources renouvelables intermittentes dans le système électrique brésilien.
ENGIE exploite déjà 3 200 kilomètres de lignes de transport d'électricité et 22 sous-stations au Brésil. À l'échelle de l'Amérique du Sud — incluant le Chili et le Pérou —, le groupe opère 6 000 kilomètres de lignes et 56 sous-stations. Par ailleurs, 1 600 kilomètres supplémentaires de lignes et 14 nouvelles sous-stations électriques sont en cours de construction dans la région.
Un objectif de 10 000 kilomètres d'actifs de transport d'ici 2030
« En développant les infrastructures de transport d'électricité au Brésil grâce à des compensateurs synchrones de pointe et à de nouvelles lignes de transport d'électricité, ENGIE renforce la sécurité énergétique du pays et accélère l'intégration des énergies renouvelables », a déclaré Cécile Prévieu, directrice générale adjointe d'ENGIE en charge des activités Infrastructures. Elle précise que ces contrats « marquent une étape importante vers notre objectif d'exploiter 10 000 kilomètres d'actifs de transport d'ici 2030 ». Elle souligne l'importance du développement de réseaux électriques régulés dans le portefeuille du groupe.
ENGIE a enregistré un chiffre d'affaires de 71,9 milliards d'euros en 2025. Coté à Paris et Bruxelles (ENGI) et présent dans 30 pays avec plus de 90 000 collaborateurs, le groupe couvre l'ensemble de la chaîne de valeur de l'énergie, de la production à la vente. ENGIE investit en moyenne 12 milliards d'euros par an dans la transition énergétique et vise la neutralité carbone en 2045.