Centrale solaire flottante : une première au Kenya

Les centrales solaires flottantes font leur apparition cette année au Kenya. En effet, l’entreprise allemande Ecoligo a décidé de mettre en place un système photovoltaïque flottant de 69 KW au nord de Nairobi. Une initiative saluée par la population et le gouvernement du pays.

«Nous prévoyons que 1 628 kWh seront générés annuellement à partir de chaque kilowatt installé avec toute l’électricité produite et utilisée par la ferme de fleurs».

Une centrale solaire flottante créée dans une ferme de roses

Les nouveaux panneaux solaires seront construits dans un des réservoirs de la Rift Valley Roses près du lac Naivasha. Cette entreprise familiale pourra grâce à la nouvelle structure étendre ses activités en réduisant ses couts et son empreinte carbone. Selon Ecoligo la société réduira son émission de CO2 de 68 tonnes par an. Cette initiative montre la volonté de l’entreprise de développer un mode de consommation et de production plus vert et durable.

Un triptyque allemand soutient le projet de centrales solaires flottantes

C’est l’entreprise de panneaux photovoltaïques allemande Solarwatt qui fournira les 216 panneaux solaires reposant sur une sous-structure flottante. Pour l’accompagner l’allemand Kaco New Energy apportera 4 onduleurs. La société Technolectric, un fournisseur de solution d’énergie électrique pour les secteurs commercial et industriel en Afrique de l’Est, a aussi apporté son soutien au projet. Enfin, même si le contrat de construction a été remporté par un entrepreneur kényan, c’est la société Ecoligo qui finance les travaux.

Les géants de l’énergie solaire allemands ont donc vu dans le marché africain un potentiel croissant et une certaine rentabilité.

Un investissement de grande ampleur

Cette dernière est une entreprise d’investissement participatif spécialisée dans les projets solaires commerciaux et industriels dans les pays émergents. Ecoligo a déjà réussi à réunir plus de 140 dollars pour financer le projet après son appel aux investissements le 10 juin 2020. 126 mille dollars viennent d’investisseurs locaux alors que la sommes restante est fournie par sa plateforme de financement participatif.

Le contrat d’investissement a été conclu pour une durée de 4 ans. La société espère un rendement annuel de 6% sur l’offre et une prime de 0,5% pour les engagements « early bird » pris avant le 19 juillet 2020.

L’entreprise Ecoligo avait déjà financé la création d’une centrale solaire de 75 MW au Kenya en 2019. L’entreprise cherche donc à s’implanter sur le nouveau marché africain, demandeur de nouvelles ressources en énergies plus durables.

Le secteur des centrales solaires flottantes en pleines croissances

Ces dernières années le nombre de centrales solaires flottantess a augmenté grandement. Ces structures ont commencé à fleuri en France, en Corée ou encore en Chine. En effet, ses avantages ne sont pas négligeables. Ces dispositifs permettent de valoriser des surfaces foncières inexploités énergiquement. Les sites où ils pourraient s’implanter son nombreux : barrages, réservoirs industriels, sites de traitement d’eau, bassins aquacoles… De plus ces pratiques sont compatibles avec les autres secteurs économiques comme l’agriculture ou l’industrie.

L’aide du gouvernement kényan.

Ce projet a été soutenu par le ministre kényan de l’énergie qui promeut les sources d’électricités durables, notamment dans les zones rurales du pays. Selon le Journal Afrik 21, la solution des centrales solaires flottantes est une étape importante pour permettre une augmentation de l’utilisation de l’énergie solaire au Kenya.

La mise en place de projets futures

Le gouvernement de Nairobi, pour atteindre ses objectifs, a développé le kenya off grid solar access project (KOSAP). Cette installation solaire fournira de l’énergie électrique à 1,3 millions de foyers dans les villages isolés de 14 comtés du Kenya. L’État fournira aussi 380 systèmes de pompage d’eau solaire et 150 000 cuisinières écologiques.


Ces nouvelles constructions sont possibles grâce à l’aide de la banque mondiale et de sa filiale l’agence internationale de développement. En effet, ces dernières ont décidé de financer les ambitions du gouvernement pour permettre une transition écologique plus rapide. 

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