Câbles électriques sous-marins : National Grid obtient un prêt vert pour le projet Viking Link.

Les câbles électriques sous-marins se sont beaucoup développés ces dernières années. En effet, ces câbles posés sur le fond marin, permettent de gagner du temps lors de l’importation d’énergie électrique. Ces installations sont pratiques pour relier les îles aux continents mais aussi acheminer l’électricité de parcs éoliens en mer et des plateformes pétrolières. L’entreprise National Grid, gestionnaire de réseau de transport britannique, a décidé d’investir dans ces infrastructures.

Un câble électrique sous-marins de 1400 MW

Ce câble de 760 KM, nommé Viking Link, relira Bicker Fen dans le Lincolnshire, au Royaume-Uni, et Revsing dans le sud du Jutland, au Danemark. Cette structure traversera les eaux britanniques, néerlandaises, allemandes et danoises. Ce câble d’alimentation sous-marin à courant continu haute tension est actuellement le plus grand au monde.

De l’électricité renouvelable pour 1,4 millions de foyers

Selon Renews.biz, le projet devrait être achevé en 2023. Ces infrastructures devraient permettre une utilisation plus efficace des énergies renouvelables. De même un accès plus rapide et simple à l’électricité durable sera garantie par l’entreprise. Le câble Viking Link permettra aux deux pays d’entamer une transition énergétique et de respecter les objectifs de l’accord de Paris. Katerina Tsirimpa, responsable du financement de l’entreprise de National Grid a mis en avant l’importance de ce projet pour l’environnement.

«Le système énergétique britannique est au milieu d’une transformation rapide et complexe. Nous savons que nous avons un rôle essentiel dans l’accélération vers un avenir plus propre. Ce prêt vert représente une autre contribution importante à notre engagement net zéro et renforce notre solide position de leader sur la voie d’un paysage énergétique plus vert.»

Selon le média 4C Offshore, ce projet devrait aussi permettre de renforcer la sécurité énergétique des deux pays, notamment durant les périodes de forte demande. Les deux protagonistes devraient, donc, tirer un certain bénéfice socio-économique de cette construction.

Des travaux de grandes ampleurs

Malgré la crise, engendrée par la pandémie du coronavirus, les travaux ont pu continuer. L’entreprise Siemens Energy a été chargée des premières étapes de la construction. Elle s’est déjà occupée de mettre en place des stations de conversion aux deux extrémités de la liaison d’interconnexion. En juillet, la société s’est ensuite penchée sur la construction d’une nouvelle route d’accès à la station de conversion du Royaume-Uni. Ces travaux dureront 9 mois. Celle-ci facilitera l’accès des véhicules et des équipements au site.

Un projet aux multiples acteurs

Pour pouvoir entamer les travaux de construction l’entreprise National Grid a obtenu un prêt en juin 2020. La société sera en charge du projet Viking Link avec l’opérateur réseau Danois ; Energinet.

Ce système d’interconnexion électrique d’une valeur de 2 milliards d’euros, sera financé par plusieurs agences de crédit à l’exportation. Une première pour un projet vert de cette taille. Le financement s’élève aujourd’hui à 658 millions d’euros soit 743 millions de dollars. L’agence de crédit d’exportation Sace fournira 488 millions de dollars, et Euler Hermes et Simest Ciee 255 millions de dollars.

Ce projet a aussi été rejoint par la banque française BNP paribas, la banque britannique HSBC et la banque en ligne Natwest.

Une structure verte soutenue par l’Europe.

L’Union Européenne, qui a approuvée le projet, l’a, d’ailleurs, inscrit sur la liste des projets d’intérêt commun de l’Union Européenne (PCI). Cette action montre l’importance environnementale de tel travaux.

La demande de prêt suit d’ailleurs les principes du prêt vert établit par le Loan Market association. Cette organisation contribue au développement du marché du crédit secondaire en Europe et amplifie sa branche accès sur les prêts verts.

La continuation de projets verts

L’entreprise National Grid a déjà, plus tôt dans l’année, investie dans un projet aux bénéfices environnementales conséquents. La société avait émis sa première obligation verte et levée 500 millions d’euros pour financer un nouveau projet. L’objectif était de créer des transports électriques au Royaume-Uni. Cette société a donc décidé de se tourner vers le financement d’énergie verte, un marché rentable en développement.

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