Les forages pétroliers aux États-Unis repartent à la hausse sur fond de tensions mondiales

Le nombre d’appareils de forage en activité aux États-Unis progresse pour la quatrième semaine consécutive, soutenu par la hausse des cours du brut et les difficultés d’OPEP+ à atteindre ses objectifs de production.

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Les entreprises pétrolières américaines ont ajouté six appareils de forage pétrolier supplémentaires au cours de la dernière semaine observée, portant le total à 424 unités, son plus haut niveau depuis juillet. Cette progression marque la quatrième semaine consécutive de hausse et s’inscrit dans un contexte de raffermissement des prix du brut, stimulé par les contraintes de production au sein de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole et alliés (OPEP+).

Les contraintes de l’offre soutiennent les prix

Le nombre total de forages pétroliers et gaziers aux États-Unis a atteint 549, soit un niveau inégalé depuis juin. Malgré cette dynamique récente, le total reste inférieur de 6 % à celui de l’année précédente, selon les données hebdomadaires du secteur. Le segment du gaz a enregistré une baisse d’une unité, ramenant le total à 117 forages, son plus bas niveau depuis juillet. Le bassin permien, principale région productrice, a quant à lui perdu un appareil pour tomber à 253, son plus bas niveau depuis septembre 2021.

Les prix du pétrole ont poursuivi leur progression. Le baril de West Texas Intermediate (WTI) a grimpé de 0.95 % à $65.60, tandis que le Brent s’est établi à $70.70, enregistrant sa plus forte hausse hebdomadaire depuis juin. Cette tension sur les prix intervient alors que la Russie maintient des restrictions sur ses exportations de carburants en raison de dommages causés par des attaques sur ses raffineries, entraînant une réduction de 500 000 barils par jour sur le marché mondial.

OPEP+ à la peine sur ses objectifs

Depuis avril, OPEP+ peine à atteindre ses objectifs de relèvement de la production. Entre avril et août, le groupe a livré seulement 75 % des hausses prévues, soit un déficit de près de 500 000 barils par jour par rapport à l’objectif. Plusieurs membres, dont le Kazakhstan et l’Irak, ont été contraints à des réductions compensatoires pour excès de production passés, tandis que d’autres, comme l’Algérie et Oman, se heurtent à des limites structurelles de capacité.

Le groupe prévoyait une hausse de production de 547 000 barils par jour en septembre et 137 000 supplémentaires en octobre. Toutefois, selon plusieurs analystes, ces hausses effectives ne devraient représenter qu’environ la moitié des objectifs, faute de capacités disponibles.

Un marché tiraillé entre production et stocks

La capacité de réserve de l’OPEP+, estimée à 4.1 millions de barils par jour en août, est majoritairement concentrée en Arabie saoudite et aux Émirats arabes unis. Cette réserve constitue, avec les stocks gouvernementaux occidentaux et chinois, le principal rempart face aux perturbations d’approvisionnement. Sa réduction progressive inquiète les marchés, d’autant plus qu’une partie des membres ne dispose plus de marge de manœuvre pour augmenter leurs volumes.

Les perspectives du marché pétrolier restent incertaines. Les projections de production effective en octobre font état d’une hausse maximale de 70 000 barils par jour selon RBC Capital, bien loin des ambitions affichées. En parallèle, la demande mondiale pourrait croître de 1.3 million de barils par jour en 2025 selon l’OPEP, contre 700 000 pour l’Agence internationale de l’énergie (AIE), mettant en lumière l’écart entre scénarios.

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