Vattenfall AB a annoncé le 25 mars avoir pris la décision d’investissement finale pour les parcs éoliens offshore Nordlicht 1 et Nordlicht 2, situés à environ 85 kilomètres au nord de l’île allemande de Borkum, en mer du Nord. Ce développement marque le lancement de la construction du plus grand parc éolien en mer jamais réalisé en Allemagne, selon le groupe suédois.
Capacité installée et calendrier de mise en service
Le parc Nordlicht 1 atteindra une capacité supérieure à 980 mégawatts (MW), tandis que Nordlicht 2 affichera 630 MW, portant la capacité combinée du projet à 1 610 MW. Ensemble, les deux sites comprendront 112 turbines. Vattenfall prévoit de démarrer l’installation des premières éoliennes en 2026, sous réserve d’une autorisation réglementaire encore attendue pour Nordlicht 2. L’ensemble du complexe devrait être pleinement opérationnel d’ici 2028.
Rachat de la participation de BASF
Dans le cadre de cette opération, Vattenfall rachètera la participation de 49 % dans le projet détenue par BASF SE depuis 2024. Le groupe chimique allemand a annoncé renoncer à cofinancer la construction, ce qui se traduira par une perte de cession non monétaire de 300 M€, inscrite dans ses résultats du premier trimestre 2025. Malgré ce retrait, BASF restera partenaire de Vattenfall dans le cadre d’un contrat d’achat d’électricité à long terme destiné à alimenter ses installations chimiques avec l’électricité issue de la production offshore.
Production attendue et positionnement énergétique
Une fois en service, le complexe Nordlicht devrait produire environ 6 térawattheures (TWh) d’électricité par an. Ce volume équivaut à la moitié de la production moyenne annuelle d’une centrale nucléaire, une technologie dont l’Allemagne s’est entièrement retirée en 2023.
En 2024, la part des énergies renouvelables dans la consommation d’électricité du groupe BASF a atteint 26 %, contre 20 % l’année précédente. L’entreprise basée à Ludwigshafen a pour objectif de couvrir plus de 60 % de ses besoins en électricité à partir de sources renouvelables d’ici 2030.