Un incendie criminel visant des câbles à haute tension a provoqué une coupure d’électricité affectant 45.500 foyers dans le sud-ouest de Berlin. Les autorités locales soupçonnent un acte délibéré attribué au groupe d’extrême gauche Vulkangruppe (Groupe Volcan), qui a revendiqué l’action dans un communiqué publié en ligne. Le groupe affirme avoir ciblé une centrale située dans le quartier de Lichterfelde, précisant viser « l’économie des combustibles fossiles » plutôt que les usagers.
Conséquences opérationnelles sur le réseau
L’incendie, rapidement maîtrisé par les services d’urgence, a néanmoins causé des dommages importants sur les lignes électriques. Stromnetz Berlin, l’opérateur du réseau de distribution de la capitale, estime que la remise en service complète ne pourra intervenir qu’à partir de jeudi, les conditions hivernales rendant les travaux plus complexes. Environ 10.000 foyers avaient pu être réalimentés dès dimanche, selon la ministre de l’Économie du gouvernement régional, Franziska Giffey.
L’attaque a affecté plusieurs hôpitaux et cliniques de la capitale, obligeant les services techniques à rediriger les ressources d’urgence vers les établissements médicaux les plus exposés. Les écoles touchées par la coupure resteront fermées jusqu’à nouvel ordre. Le maire de Berlin, Kai Wegner, a dénoncé un acte « mettant sciemment des vies en danger », sans toutefois mentionner de perturbations majeures dans le fonctionnement des services de santé.
Précédents et sécurité des infrastructures
Le groupe Vulkangruppe avait déjà revendiqué une action similaire en mars 2024 contre l’usine Tesla de Grünheide, provoquant l’arrêt temporaire de la production. En septembre, un autre incendie volontaire sur des pylônes avait également interrompu la distribution électrique à Berlin. Un collectif se réclamant de l’antimilitarisme avait alors revendiqué cette attaque.
Les services de sécurité allemands placent désormais les infrastructures énergétiques sous surveillance renforcée, citant des menaces potentielles émanant aussi bien de groupes extrémistes nationaux que d’acteurs étatiques étrangers. Le ministère de l’Intérieur a classé ces actes comme des menaces critiques pour la stabilité du pays, dans un contexte de tensions énergétiques croissantes et de pressions géopolitiques externes.