Shell plc a annoncé une extension significative de son programme de réduction des coûts, visant désormais des économies comprises entre 5 et 7 milliards USD d’ici 2028, selon une base de comparaison avec l’année 2022. Ce nouvel objectif, présenté en marge de la journée annuelle de la société dédiée aux investisseurs, dépasse largement les prévisions précédentes fixées entre 2 et 3 milliards USD d’ici la fin 2025.
Le groupe a précisé que ce plan portera sur une baisse durable de ses coûts structurels, en s’appuyant notamment sur les opportunités offertes par l’intelligence artificielle et les nouvelles technologies. Ce recentrage stratégique intervient dans un contexte de réorganisation interne, déjà marqué par des réductions d’effectifs dans ses divisions pétrolières et gazières.
Réorganisations régionales et recentrage industriel
Shell a indiqué qu’il étudiait de nouvelles opportunités dans le domaine chimique sur le territoire des États-Unis, tout en préparant des « reclassements et fermetures sélectives » dans ses activités européennes. Ces mesures s’inscrivent dans une stratégie plus large de simplification opérationnelle, orientée vers une meilleure résilience face aux fluctuations du marché énergétique mondial.
Dans une déclaration publiée à cette occasion, Wael Sawan, directeur général de Shell plc, a souligné la transformation en cours du groupe pour devenir « plus simple, plus résilient et plus compétitif », en remerciant les équipes impliquées dans ces efforts de rationalisation. Le groupe a en outre confirmé le maintien de ses objectifs climatiques révisés en mars 2024, sans toutefois annoncer de nouveaux engagements.
Maintien de la priorité sur les hydrocarbures et développement du GNL
Shell a également réaffirmé son ambition de devenir le premier acteur mondial intégré dans le secteur du gaz et du gaz naturel liquéfié (GNL). Dans ce cadre, l’entreprise prévoit d’augmenter ses ventes de GNL de 4 à 5 % à l’horizon 2030. Cette orientation stratégique reste alignée avec la place prépondérante occupée par les hydrocarbures dans le portefeuille de revenus du groupe.
Le bénéfice net de Shell pour l’année 2024 s’est établi à 16,1 milliards USD, en recul de 17 % par rapport à l’année précédente, principalement en raison de la contraction des marges et des prix. Cette baisse faisait suite à une diminution de moitié du bénéfice annuel en 2023. En réaction à l’annonce de son plan d’économies, l’action Shell enregistrait une progression de 1,96 % à la Bourse de Londres dans la matinée du 25 mars.