Plan Biden pour le Climat: l’Équation Chinoise

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Le plan Biden pour le climat constitue une étape importante dans la réalisation des objectifs de l’accord de Paris. Souhaitant atteindre la neutralité carbone en 2050, le nouveau président replace son pays dans la course au leadership climatique. Pourtant, cette ambition risque de se heurter au poids croissant de la rivalité sino-américaine dans le monde. De la relation entre les deux pays dépendra en effet une grande partie du rythme de la transition énergétique.

 

Plan Biden pour le climat : l’ombre de la rivalité sino-américaine

Depuis la fin des années 2000, Washington et Pékin se sont engagées dans une course au leadership mondial. De la mer de Chine méridionale à la question taiwanaise, les points de tension se multiplient entre les deux pays. Mais si les aspects militaires se retrouvent souvent mentionnés, la rivalité a évolué vers un conflit commercial et technologique.

Depuis 2017, les États-Unis tentent en effet de limiter la montée en puissance technologique de l’économie chinoise. Inquiets des transferts de technologie, les américains ont décidé d’interdire à leurs entreprises de commercer avec certaines firmes chinoises. C’est le cas notamment de Huawei qui n’a plus accès aux composants des compagnies américaines pour les semi-conducteurs 5 G.

Une rivalité sino-américaine sur le plan climatique

Ce conflit technologique entre les deux pays risque de s’étendre également aux technologies bas-carbone essentielles à la transition énergétique. Pékin compte en effet beaucoup sur ces technologies afin faire monter en gamme son industrie et diminuer la pollution. Rappelons que la Chine vient d’annoncer un plan ambitieux de neutralité carbone à l’horizon 2060.

En parallèle, le plan Biden pour le climat vise à faire des États-Unis le leader incontesté sur ces mêmes technologies. Le nouveau président a également pour objectif de créer près de 10 millions d’emplois dans ce domaine d’ici 2050. Autant dire que la compétition technologique sino-américaine risque d’être féroce dans les prochaines années sur le plan énergétique.

Plan Biden pour le climat : le risque des tensions sino-américaines

Néanmoins, cette rivalité technologique aura pour conséquence de ralentir sérieusement la transition énergétique au niveau mondial. En effet, les deux pays représentent les plus gros émetteurs de CO2 avec environ 40 % des émissions mondiales. Surtout, Washington et Pékin ont besoin l’un de l’autre pour faire diminuer le coût de la transition énergétique.

Dans le solaire, la Chine a ainsi bénéficié de ses économies d’échelle afin de réduire massivement les coûts de production. Il en va de même dans le secteur de l’éolien mais aussi des batteries de type lithium-ion. Maîtrisant les chaînes de valeur, Pékin fait profiter au monde d’une diminution globale des coûts de la transition énergétique. Au contraire, des tensions sino-américaines risquent d’impacter les chaînes de valeur et ainsi faire monter les prix.

L’interdépendance réciproque sur le plan des technologies bas-carbone

Cette maîtrise des coûts des ENR constitue un prérequis pour la mise en œuvre du plan Biden pour le climat. De fait, les énergies renouvelables ne pourront pas s’imposer dans le mix énergétique américain si elles ne sont pas compétitives. C’est pourquoi l’administration Biden doit compter avec la Chine afin de réduire les coûts pour les acteurs américains.

À l’inverse, la Chine a besoin d’un certain nombre de technologies américaines afin d’atteindre ses objectifs environnementaux. Pékin se trouve ainsi en retard dans le domaine du software pour les Smart Grids ainsi que les fibres carbone. Sans diffusion de ces technologies américaines, la transition énergétique chinoise risque d’être ralentie pendant plusieurs années. C’est pourquoi la coopération entre les deux puissances est primordiale pour atteindre les objectifs de l’accord de Paris.

Plan Biden pour le climat : la voie étroite de la coopération

Ce principe de coopération énergétique entre la Chine et les États-Unis risque pourtant de se heurter aux enjeux politiques américains. Le premier enjeu concerne l’impact d’une éventuelle collaboration énergétique bilatérale sur l’emploi. Profitant de leurs coûts bas, les acteurs chinois pourraient ainsi gagner des parts de marché aux États-Unis. Déjà, dans le solaire, la poussé chinoise avait dû contraindre Barack Obama à appliquer des tarifs pour protéger l’industrie américaine.

Le président Biden se retrouvera donc face à un dilemme. D’un côté, les importations chinoises pourraient favoriser la compétitivité des ENR face aux énergies fossiles. D’un autre côté, ces importations signifieront probablement des pertes d’emplois importantes pour l’industrie américaine. En conséquence, cela pourrait délégitimer le plan Biden pour le climat et ses promesses de création de 10 millions d’emplois.

 

La question des transferts de technologie

Outre l’emploi, les transferts de technologie constituent un sérieux obstacle à la coopération énergétique sino-américaine. Confronté à un consensus bipartisan contre la Chine au Congrès, il est peu probable que Biden accepte les demandes chinoises. Or, comme nous l’avons vu, ces transferts de technologie sont primordiaux pour accélérer la transition énergétique en Chine.

Dans ces conditions, deux scénarios semblent possibles. Le premier consiste à rester dans le statu quo actuel ce qui signifie une absence de coopération technologique. Cela favoriserait Biden sur le plan interne mais cela ralentirait également la transition énergétique en Chine et au niveau mondial. La deuxième option consiste en un accord sur les technologies bas-carbone au risque d’un affaiblissement domestique pour Biden.

L’équation climatique chinoise possède donc encore de multiples inconnues pour la nouvelle administration américaine. Représentant 27 % des émissions mondiales, la Chine ne peut être absente de l’agenda climatique américain. Pourtant, cette coopération nécessaire entre les deux puissances fait l’objet d’obstacles majeurs aux États-Unis et en Chine. La difficulté sera pour Biden de trouver un compromis acceptable en vue d’assurer une coopération énergétique équilibrée avec Pékin.

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