Nucléaire Iranien: Joe Biden à la Relance

L'accord sur le nucléaire iranien, sous tension depuis le retrait des États-Unis en 2018, suscite l'espoir d'un apaisement sous la future administration Biden.

Partager:

Nucléaire Iranien: Joe Biden

Toute l'actualité de l'énergie en continu

Abonnement annuel

8.25€/mois*

*facturé annuellement à 99 € la première année, puis 149€/an

Accès illimité • Archives incluses • Facture pro

AUTRES ACCES

Abonnement mensuel

Accès illimité • Archives incluses pendant 1 mois

5.2€/mois*
puis 14.90€ les mois suivant

COMPTE GRATUIT​

3 articles offerts par mois

GRATUIT

*Les prix affichés sont entendus HT, TVA variable en fonction de votre localité ou de votre statut professionnel

Depuis 2021 : 35 000 articles • +150 analyses/sem.

L’accord sur le nucléaire iranien, ou plan d’action global commun, a été signé en 2015 par la France, le Royaume-Uni, l’Allemagne, les États-Unis, la Chine, la Russie, l’Union Européenne et l’Iran. Ce texte avait pour objectif le contrôle du programme nucléaire iranien et la levée des sanctions économiques qui touchaient ce pays.

Qualifiant cet accord de mensonge, l’administration de Donald Trump a décidé de durcir les sanctions économiques envers Téhéran et de sortir de l’accord sur le nucléaire le 8 mai 2018. En réponse, l’Iran s’est progressivement affranchi des règles imposées par cet accord. Une situation de fortes tensions qui pourrait peut-être évoluer sous le mandat du nouveau président Joe Biden.

Un retour des États-Unis dans l’accord sur le nucléaire iranien

Joe Biden a affirmé, au New York Times, son souhait de réintégrer l’accord sur le nucléaire iranien, signé par Barack Obama, et de lever les sanctions économiques. Cependant, ce retour des États-Unis est conditionné au respect strict des règles de l’accord par l’Iran.

L’Iran possédait plus de 12 fois la quantité d’uranium enrichi autorisée par l’accord

En effet, l’Iran a notamment violé le plafond de 3,6% sur l’enrichissement de l’uranium, pour atteindre 4,5% selon BBC. L’Agence internationale de l’énergie atomique a d’ailleurs souligné que l’Iran possédait plus de 12 fois la quantité d’uranium enrichi autorisée par l’accord. Un développement qui pourrait laisser envisager la création d’une bombe nucléaire, même si l’Iran a toujours souligné que ses ambitions nucléaires étaient pacifiques.

Pour le futur président des États-Unis cet accord est le meilleur moyen d’éviter la course aux armements au Moyen-Orient et de garantir une stabilité dans la région.

Ce dernier a déclaré :

« La dernière chose dont nous avons besoin dans cette partie du monde est une augmentation de la capacité nucléaire »

 

Téhéran pourrait être finalement prêt à respecter l’accord

Selon BBC News, le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif  a déclaré pour Aljazeera que le pays respecterait les engagements de l’accord de 2015 si Joe Biden levait toutes les sanctions.

L’Iran demande des garanties

De plus Téhéran a enjoint la future administration Biden de leur prouver qu’une fois qu’ils auront rejoint l’accord, ils ne le quitteront pas comme leurs prédécesseurs. Les deux parties sembles vouloir que l’autre réadopte d’abord les termes de l’accord.

Le gouvernement iranien a cependant rejeté toute négociation autour de la prolongation de certaines clauses qui expirent en 2025. Joe Biden avait émis l’idée de prolonger de 15 ans la clause qui empêche l’Iran de produire de l’uranium au niveau nécessaire pour une arme nucléaire.

Le gouvernement Iranien refuse d’être supervisé par les nations unies

Le parlement iranien, le 2 décembre, a d’ailleurs adopté un projet de loi qui empêcherait les inspections des Nations unies sur ses sites nucléaires. Il exige aussi du gouvernement qu’il reprenne l’enrichissement de l’uranium à 20 %, soit bien au-dessus des 3,67 % convenus dans le cadre de l’accord. Une loi qui n’est pas  soutenu par le président Hassan Rouhani, et qui pourrait être abrogé si les Etats-Unis levait les sanctions, selon Javad Zarif.

Ce dernier a déclaré pour The Guardian :

« Le Programme d’action commun et tout accord international n’est pas une porte tournante. Ce n’est pas que vous puissiez entrer, imposer des restrictions aux autres, bénéficier des privilèges de l’adhésion et décider soudainement de partir et infliger 150 milliards de dollars [110 milliards de livres] de dommages au peuple iranien ».

 

Un renforcement des tensions pour la fin du mandat de Donald Trump

L’administration de Donald Trump a prévu de renforcer les sanctions contre Téhéran pour ses derniers au pouvoir. Une décision qui a accentué les tensions entre les deux pays et placé l’espoir d’un apaisement dans les mais de Joe Biden selon Elliott Abrams, envoyé spécial des États-Unis pour l’Iran.

Ce dernier a déclaré pour Reuter :

« Nous aurons la semaine prochaine, et la semaine suivante, et la semaine d’après – tout au long de décembre et janvier, il y aura des sanctions qui porteront sur les armes, les armes de destruction massive, les droits de l’homme. … Cela va donc continuer pendant encore deux mois, jusqu’à la fin. »

Les États-Unis sont prêts à ajouter de nouvelles sanctions

L’ambassadrice américaine au Liban Dorothy Shea a jouté que les Etats-Unis pourraient imposer de nouvelles sanctions. Notamment contre des personnalités libanaises pour corruption et aide au groupe Hezbollah soutenu par l’Iran. Ces relations ont encore été compliquées par l’assassinat le 27 novembre de Mohsen Fakhrizadeh, un scientifique de haut niveau dans les programmes nucléaires et de missiles de l’Iran. Un acte perpétré, pour Téhéran par Israël et Washington.

Les dernières actions du président américain Donald Trump pourrait donc rendre encore plus difficile le dialogue entre Joe Biden et Téhéran.

Les États-Unis traquent un troisième tanker lié à la flotte fantôme vénézuélienne

Après deux saisies en dix jours, les autorités américaines poursuivent un nouveau pétrolier soupçonné de contourner les sanctions. Données de suivi maritime et déclarations officielles suggèrent une intensification des contrôles sur les cargaisons de brut liées au Venezuela.

La Chine transfère ses capitaux miniers vers la Russie pour contourner les blocages occidentaux

La Chine réduit ses positions minières au Canada et au Groenland, freinée par des cadres réglementaires hostiles, et consolide ses investissements publics en Russie arctique pour sécuriser ses approvisionnements stratégiques.

Erdogan propose un cessez-le-feu ciblé sur les ports et infrastructures énergétiques ukrainiens

Le président turc a suggéré à Vladimir Poutine un cessez-le-feu limité visant les sites portuaires et énergétiques en Ukraine, afin de réduire les risques pour les installations stratégiques et d’ouvrir la voie à des négociations.
en_114014141227540

Inde et Russie scellent un axe pétrolier pour contourner les sanctions occidentales

New Delhi et Moscou renforcent leur corridor énergétique malgré les pressions tarifaires et réglementaires américaines, maintenant des flux pétroliers soutenus par des mécanismes logistiques et financiers alternatifs.

Washington verrouille la Grèce comme pivot gazier euro-atlantique face à Moscou et Pékin

Les États-Unis ancrent leur présence énergétique en Méditerranée orientale, en consolidant un corridor gazier via la Grèce vers l’Europe centrale, au détriment des flux russes et de l’influence logistique chinoise sur le port du Pirée.

France et Chine préparent un groupe climat pour sécuriser nucléaire et cleantech

Paris et Pékin s’accordent sur la création d’un groupe de travail bilatéral climat, centré sur les technologies nucléaires, les énergies renouvelables et le maritime, dans un contexte de tensions commerciales croissantes entre la Chine et l’Union européenne.
en_11407771237540

La Turquie vise des parts dans le gaz américain pour renforcer ses exportations vers l’Europe

Ankara prévoit d’investir dans la production de gaz aux États-Unis afin de sécuriser son approvisionnement en GNL et de devenir un fournisseur clé pour le sud de l’Europe, selon le ministre turc de l’Énergie.

Ankara alerte sur la sécurité énergétique après des attaques contre des tankers russes

Trois navires russes visés au large de la Turquie ravivent les inquiétudes d’Ankara quant à la sécurité de l’approvisionnement gazier et pétrolier en mer Noire, ainsi que la vulnérabilité de ses infrastructures sous-marines.

La Roumanie place Lukoil sous contrôle temporaire pour éviter une crise énergétique

Bucarest autorise une prise en main exceptionnelle des actifs locaux de Lukoil, afin d’éviter un choc d’approvisionnement tout en respectant les sanctions internationales visant le groupe russe. Trois repreneurs sont déjà en discussions avancées.
en_114022221228540

L’Union européenne réclame des garde-fous dans l’accord douanier avec les États-Unis

Les gouvernements européens souhaitent intégrer des clauses de sauvegarde et un mécanisme de révision dans l'accord commercial conclu avec Washington afin de limiter les risques d’un afflux de produits américains sur leur marché.

Une frappe de drone neutralise Khor Mor et provoque un effondrement électrique au Kurdistan

Le champ gazier de Khor Mor, opéré par Pearl Petroleum, a été frappé par un drone armé, interrompant la production et provoquant des coupures d’électricité touchant 80 % de la capacité énergétique du Kurdistan irakien.

Les Émirats arabes unis lancent un plan énergétique de 1 milliard $ au Yémen

Global South Utilities investit 1 milliard $ dans de nouveaux projets solaires, éoliens et de stockage pour renforcer les capacités énergétiques du Yémen et étendre son influence dans la région.
en_114026271134540

Le Royaume-Uni et FirstRand mobilisent $150mn pour accélérer la transition énergétique africaine

British International Investment et FirstRand s’allient pour financer la décarbonation des entreprises africaines, à travers une facilité ciblée sur le soutien aux secteurs les plus émetteurs de carbone.

La Hongrie s’engage à soutenir la Serbie après l’arrêt des livraisons de pétrole

Budapest se mobilise pour assurer l’approvisionnement pétrolier serbe, menacé par la suspension des flux via la Croatie après les sanctions américaines contre la raffinerie NIS, détenue majoritairement par la Russie.

La Russie intensifie son rapprochement énergétique avec la Chine malgré les sanctions

Moscou affirme vouloir accroître ses exportations de pétrole et de gaz naturel liquéfié vers Pékin, tout en consolidant la coopération bilatérale dans un contexte de restrictions américaines visant les producteurs russes.
en_114025251139540

La BEI engage 2 Mds€ pour renforcer l’influence énergétique de l’UE en Afrique

La Banque européenne d’investissement mobilise 2 Mds€ de financements garantis par la Commission européenne pour des projets énergétiques en Afrique, avec un objectif stratégique inscrit dans la diplomatie énergétique de l’Union européenne.

Les recettes pétro-gazières russes chutent de 35 %, lestées par les sanctions

La Russie subit une baisse structurelle de ses revenus énergétiques alors que les sanctions renforcées contre Rosneft et Lukoil fragilisent les flux commerciaux et aggravent le déficit budgétaire fédéral.

Les États-Unis frappent la logistique pétrolière iranienne et exposent les acteurs asiatiques

Washington impose de nouvelles sanctions ciblant navires, armateurs et intermédiaires en Asie, rendant plus risqué le commerce de pétrole iranien et redéfinissant le périmètre de conformité maritime dans la région.
en_1140241137540

Washington autorise les flux vers Paks II et insère des intérêts américains dans le nucléaire hongrois

La licence OFAC sur Paks II permet de contourner les sanctions contre Rosatom en échange d’un ancrage technologique américain, reconfigurant l’équilibre d’intérêts entre Moscou, Budapest et Washington.

Les petits États de l’UE renforcent leur influence énergétique en Afrique via Global Gateway

Finlande, Estonie, Hongrie et Tchéquie multiplient les initiatives bilatérales en Afrique pour capter des projets énergétiques et miniers stratégiques dans le cadre du programme européen Global Gateway.

Toute l'actualité de l'énergie en continu

Abonnement annuel

8.25€/mois*

*facturé annuellement à 99 € la première année, puis 149€/an

Accès illimité • Archives incluses • Facture pro

Abonnement mensuel​

Accès illimité • Archives incluses pendant 1 mois

5.2€/mois*
puis 14.90€ les mois suivant

*Les prix affichés sont entendus HT, TVA variable en fonction de votre localité ou de votre statut professionnel

Depuis 2021 : 30 000 articles • +150 analyses/sem.