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Mines de charbon: une décision d’exploitation controversée de Woodhouse

Une décision remise en cause par le gouvernement britannique Le conseil du comité de Cumbria a approuvé cette nouvelle mine de charbon en mars 2019, puis le 2 octobre 2020. Le promoteur avait, en effet dû modifier sa demande de planification à cause des contestations juridiques des militants et des préoccupations des groupes environnementaux. Le […]

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Mines de charbon: une décision d’exploitation controversée de Woodhouse

Secteurs Énergie Nucléaire
Thèmes Régulation & Gouvernance, Politique publique

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Mines de Charbon : la décision controversée de construire la nouvelle exploitation de Woodhouse

Mines de charbon : une décision d’exploitation controversée de Woodhouse.

Le charbon est une ressource énergétique importante pour le Royaume-Uni depuis de nombreuses années. Cette industrie, qui a fournis dans le passé des millions d’emplois, a fortement été réduite par la volonté londonienne d’atteindre un taux net zéro d’émissions de gaz à effet de serre d’ici 2050. Cependant, l’entreprise West Cumbria Mining a décidé de construire la première nouvelle mine de charbon profonde du Royaume-Uni depuis plus de 30 ans. Une décision controversée et fortement critiquée.

Une mine de Charbon de 165 millions de livres sterling

Cette nouvelle mine, qui commencera à fonctionner début 2021, produira environ 2,5 millions de tonnes de charbon. La construction de cette installation, située sur un site côtier près de Whitehaven, dans l’ouest de Cumbria en Angleterre, débutera au deuxième trimestre de 2020. La construction sera financée, à hauteur de 14,7 millions de livres sterling, par des capitaux propres de EMR Capital Resources Fund 1. Ce dernier est un fonds de capital-investissement axé sur l’exploitation minière basée en Australie.

Une galerie profonde de 550m via l’ancienne mine de Sandwith Anhydrite

La nouvelle mine aura accès à des réserves offshore sous la mer d’Irlande. La production de charbon sera transportée vers une installation de chargement de train au terminal de vrac de Redcar par un convoyeur enterré de 2,2 km de long.

Un ajout d’1,8 milliard de livres au PIB du Royaume-Uni

Selon NS Energy, cette nouvelle exploitation générera 2,5 milliards de livres en exportations et dirigera 500 millions de livres de taxes vers les caisses de l’État. Une réussite économique importante selon l’entreprise qui fournira du charbon métallurgique pour les aciéries de Port Talbot, au Pays de Galles, et de Scunthorpe, en Angleterre. De plus la mine, qui aura une durée de vie minimale de 40 ans, emploiera 500 personnes directement et 2 000 travailleurs dans la chaîne d’approvisionnement, dont 80 % seront embauchés dans un rayon de 30 km autour du site.

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<h2 align=Une décision remise en cause par le gouvernement britannique

Le conseil du comité de Cumbria a approuvé cette nouvelle mine de charbon en mars 2019, puis le 2 octobre 2020. Le promoteur avait, en effet dû modifier sa demande de planification à cause des contestations juridiques des militants et des préoccupations des groupes environnementaux. Le potentiel économique du projet est, notamment, soutenu par le député de Barrow, Simon Fell et le député de Copeland Trudy Harrison.

Malgré cela, Londres a bloqué temporairement cette demande. Le secrétaire au logement, Robert Jenrick, a affirmé qu’il se réservait le droit de revoir le permis de construire. Ce dernier a d’ailleurs rejeté la demande de construction d’une mine à ciel ouvert à Druridge Bay dans le Northumberland.

Un projet de mine fortement critiqué par les députés britanniques

Plusieurs députés se sont opposés à l’ouverture de ce nouveau site minier qu’ils qualifient de « catastrophique » pour l’environnement. Le député de South Lakes, Tim Farron, a d’ailleurs déclaré qu’il ferait pression sur Robert Jenrick pour mettre fin à ce projet. Les députés de Westmorland et Lonsdale l’ont soutenue dans cette décision.

« Il existe de bien meilleures façons de créer des emplois que celle-ci – surtout lorsque les améliorations technologiques et une baisse probable de la demande de charbon ne garantiront pas les 500 emplois complets pendant les 50 années à venir. En Cumbria, nous sommes le comté le plus venteux et le plus humide d’Angleterre, avec les rivières les plus rapides du pays – nos ressources naturelles et la force de notre industrie nucléaire pourraient créer beaucoup plus d’emplois dans le domaine des énergies renouvelables que cette mine ne le pourrait jamais. Si nous voulons pouvoir regarder nos enfants et petits-enfants dans les yeux et leur dire que nous avons fait tout ce qui était en notre pouvoir pour éviter un changement climatique catastrophique, nous devons nous résoudre à faire la seule chose qui a le plus de chances d’y parvenir, à savoir voter pour que les combustibles fossiles du Cumbria restent en sécurité dans le sol. Il ne fait aucun doute dans mon esprit que ces projets de mine de charbon en Cumbria sont un échec catastrophique dans nos efforts collectifs pour faire face à l’urgence climatique »

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<h4 align=Une lutte pour le respect de la nouvelle politique climatique de la Grande-Bretagne

L’ouverture d’une nouvelle mine irait à l’encontre des nouveaux objectifs climatiques de Londres, soit atteindre le taux net zéro d’émissions de gaz à effet de serre d’ici 2050 selon Green Alliance. Pour cela l’État, en 2015, avait fermé la dernière mine de charbon profonde de Kellingley au North Yorkshire. Le but est de fermer les centrales électriques au charbon d’ici 2025. L’ouverture d’un nouveau site, qui produirait 8,4 millions de tonnes de CO2 par an, est donc un paradoxe.

« Les projets de nouvelles mines de charbon sont incompatibles avec les ambitions climatiques du Royaume-Uni et inutiles. Nous sommes en bonne voie pour éliminer progressivement le charbon de notre système énergétique d’ici 2025, et l’année dernière, la Grande-Bretagne a passé près de 4 000 heures sans utiliser le charbon pour l’électricité.»

WCM tente de prendre des contres mesures

Pour contrer ces allégations, le promoteur souhaite mettre en place des puits de carbone forestier, en plantant plus de 250 000 arbres chaque année. Un autre projet de ferme solaire a aussi émergé, qui, selon l’entreprise, compenserait plus de 25 % du CO2 émis.

« Les émissions provenant des opérations minières à Whitehaven « seraient très probablement un substitut à celles d’opérations similaires ailleurs plutôt qu’une source d’émissions supplémentaires. »

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