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McKinsey Influence le Débat sur les Crédits Carbone à la COP28

La révélation de l’implication active de McKinsey & Company dans la promotion des crédits carbone lors d’un sommet préparatoire à la COP28 met en lumière les enjeux et les controverses autour de cette pratique dans le contexte des politiques climatiques mondiales.

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McKinsey Influence le Débat sur les Crédits Carbone à la COP28

Secteurs Carbone, Marché carbone
Thèmes Conflit d'Intérêt, Régulation & Gouvernance
Sociétés BP, Tata Steel, Chevron, Aramco, ExxonMobil
Pays Émirats Arabes Unis, Kenya, Zimbabwe

McKinsey & Company, connu pour ses services de conseil auprès de grandes entreprises énergétiques, a joué un rôle notable dans la préparation du Sommet africain sur le climat à Nairobi. Un document confidentiel obtenu par l’AFP révèle l’impulsion de McKinsey pour l’adoption de l’Initiative pour les Marchés Carbone en Afrique (ACMI), visant à établir un marché de crédits carbone de 6 milliards de dollars en Afrique. Ce document, destiné à influencer l’ordre du jour du sommet, met en avant les crédits carbone comme une solution clé pour la neutralité carbone, malgré les controverses entourant leur efficacité.

Crédits Carbone: Une Solution Controversée

Les crédits carbone sont présentés comme un moyen pour les entreprises de compenser leurs émissions de CO2 en soutenant des projets environnementaux. Cependant, des études et des enquêtes journalistiques ont soulevé des doutes sur leur efficacité réelle, avec des cas de surestimation des bénéfices environnementaux. Ces crédits sont souvent critiqués comme une échappatoire permettant aux entreprises de continuer leurs activités polluantes sans réduire leurs émissions.

Conflits d’Intérêts et Réactions de la Société Civile

L’engagement de McKinsey dans la planification du sommet a été critiqué pour conflit d’intérêts, étant donné ses liens avec l’industrie des énergies fossiles. Plus de 500 organisations de la société civile ont protesté contre l’influence indue de McKinsey, affirmant que la société avait façonné l’agenda du sommet en faveur de ses clients. Mohamed Adow, de Power Shift Africa, a souligné que McKinsey avait un intérêt direct dans les accords commerciaux qui pourraient découler de l’adoption de l’ACMI.

Réponse de McKinsey et du Gouvernement Kenyan

Face aux allégations, McKinsey a nié toute faute, se présentant comme un « partenaire technique ». Le gouvernement kenyan, représenté par le ministre de l’environnement Soipan Tuya, a également nié une influence excessive de McKinsey, affirmant que les documents avaient été approuvés par le Sommet africain sur le climat et le gouvernement. Cependant, des membres du groupe consultatif ont exprimé leur ignorance du rôle de McKinsey et ont critiqué l’écart entre les propositions de McKinsey et les priorités africaines.

Impact sur le Marché des Crédits Carbone et la COP28

Le sommet a abouti à des engagements financiers importants pour des projets de compensation carbone, malgré les critiques sur leur impact environnemental et social. La COP28 à Dubaï n’a pas réussi à réguler ce marché en pleine croissance, exacerbant les risques de greenwashing. Le cas de South Pole, qui s’est retiré d’un programme de protection des forêts au Zimbabwe, illustre les défis et les controverses associés à ces crédits.

L’implication de McKinsey dans la promotion des crédits carbone à la COP28 révèle les complexités et les défis associés à l’influence des cabinets de conseil dans les politiques climatiques, appelant à une plus grande régulation et transparence.

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