Le marché du carbone européen devient plus strict. Afin de réduire ses émissions plus rapidement, l’Union Européenne étend les secteurs soumis au principe du pollueur-payeur.
Un marché du carbone plus strict en Europe
Le système communautaire d’échange des quotas d’émission (SEQE) gouverne les politiques climatiques européennes. En effet, le SEQE oblige les industriels à acheter des permis en fonction du CO2 qu’ils émettent.
L’Union Européenne (UE) s’apprête à repenser le système SEQE afin de le renforcer. Le nombre de permis délivrés diminuerait plus rapidement. En plus d’une baisse conséquente des émissions de CO2, cela permettrait de solidifier la stabilité du marché du carbone européen. Les modifications éviteraient l’accumulation des permis excédentaires, et donc la baisse des prix du carbone dans l’UE.
Également, le plan mettrait fin à la gratuité des permis pour les industries couvertes par la taxe carbone frontalière de l’UE. Par ailleurs, le SEQE serait étendu et adapté à plusieurs secteurs, dont le transport maritime.
De 1096 à 833 millions de permis excédentaires
À ce jour, le SEQE a en réserve 1096 milliards de permis d’émission. Cela correspond à une absorption potentielle de 24% par an des rejets de CO2, et ce, jusqu’en 2030. Le plan ambitionne de faire passer le nombre de permis excédentaires à 833 millions.
Le plan est encore à l’état de brouillon et pourrait être sujet aux changements. Les négociations pourraient prendre jusqu’à deux ans supplémentaires.