L’UE interdit la co-traitance pour bloquer les importations de produits pétroliers russes

La Commission européenne impose de nouvelles règles exigeant des preuves d’origine du brut raffiné et exclut le recours à la méthode du mass-balancing pour contourner l’interdiction sur le pétrole russe.

Partager:

Toute l'actualité de l'énergie en continu

Abonnement annuel

8.25€/mois*

*facturé annuellement à 99 € la première année, puis 149€/an

Accès illimité • Archives incluses • Facture pro

AUTRES ACCES

Abonnement mensuel

Accès illimité • Archives incluses pendant 1 mois

5.2€/mois*
puis 14.90€ les mois suivant

COMPTE GRATUIT​

3 articles offerts par mois

GRATUIT

*Les prix affichés sont entendus HT, TVA variable en fonction de votre localité ou de votre statut professionnel

Depuis 2021 : 35 000 articles • +150 analyses/sem.

L’Union européenne a publié de nouvelles directives visant à renforcer l’efficacité de ses sanctions sur les produits pétroliers russes, en excluant explicitement la possibilité de co-traiter des mélanges de brut. Cette mesure, qui entrera en vigueur le 21 janvier 2026, s’inscrit dans le cadre du 18ᵉ paquet de sanctions adopté contre la Russie, et vise à fermer une faille réglementaire exploitée par des raffineries situées hors du territoire européen.

Fin du mass-balancing et garanties d’origine

Selon le document officiel, les importateurs seront désormais tenus de démontrer que les produits raffinés importés sous le code 2710 de la nomenclature combinée n’ont pas été fabriqués à partir de brut russe. Le mass-balancing, une pratique consistant à comptabiliser les volumes de brut russe et non-russe de manière proportionnelle sans séparation physique, sera interdit. Les opérateurs devront insérer dans leurs contrats des clauses garantissant l’absence de brut russe dans la chaîne d’approvisionnement, à présenter aux autorités douanières.

Les raffineries situées dans des pays tiers devront prouver une séparation physique des flux ou, à défaut, démontrer un arrêt de traitement du brut russe pendant une période minimale de 60 jours. Cette exigence vise particulièrement les installations en Inde et en Turquie, qui fournissent ensemble environ 400 000 barils par jour de produits raffinés à l’Europe, principalement du diesel et du kérosène.

Exemptions pour les pays exportateurs nets

Pour éviter un risque de surconformité et réduire les perturbations sur la sécurité énergétique du bloc, l’UE a exempté 81 pays considérés comme exportateurs nets de pétrole, sur la base des données 2024 de l’Agence internationale de l’énergie (AIE). Parmi eux figurent le Canada, les États-Unis, la Norvège, le Royaume-Uni et la Suisse. Toutefois, les autorités européennes se réservent le droit de demander des justificatifs si des volumes jugés disproportionnés de brut russe sont détectés.

Certaines situations spécifiques bénéficient également d’exemptions. Les carburants aériens et marins utilisés par des navires ou avions européens ne seront pas soumis aux nouvelles règles, tout comme les transbordements de produits vers des pays tiers. Un seuil de minimis sera appliqué aux traces résiduelles de pétrole russe dans les installations de stockage.

Impact limité sur les marchés à court terme

Les nouvelles règles n’ont provoqué qu’une réaction modérée sur les marchés à terme. Le contrat de novembre du Gasoil ICE, référence pour les distillats européens, a enregistré une légère hausse à $643/tonne le 16 octobre, avant de reculer à $619.5/tonne le lendemain matin. Les opérateurs de marché s’interrogent sur l’efficacité des contrôles et la mise en œuvre réelle de ces obligations.

Des sources commerciales basées à Singapour ont indiqué que le niveau de diligence requis rendait les opérations d’arbitrage peu attractives, sauf en cas de forte augmentation des prix. Une baisse des exportations indiennes vers l’Europe pourrait resserrer l’offre en distillats de haute qualité et soutenir les cours du kérosène.

Un négociant en produits distillés européen a déclaré que l’Amérique latine pourrait absorber une partie du diesel indien excédentaire, tout en augmentant ses propres exportations vers le marché européen. Ce réajustement logistique pourrait soutenir les taux de fret maritime et renforcer les prix de référence mondiaux.

Londres verrouille la rente pétrolière jusqu’en 2030 avec un prélèvement fiscal à 78 %

Le Royaume-Uni transforme sa taxe exceptionnelle en un mécanisme prix permanent, maintenant une pression fiscale parmi les plus élevées au monde, et redessine en profondeur l’attractivité du plateau continental britannique pour les acteurs pétroliers.

Le Pakistan devient exportateur structurel de fuel oil et bouleverse l’équilibre asiatique

Le Pakistan confirme sa sortie du fuel oil domestique avec plus de 1,4 Mt exportées en 2025, transformant ses raffineries en plateformes d’export, au moment où l’Asie fait face à un excédent structurel de fuel lourd et faiblement soufré.

Aksa Enerji va construire une centrale thermique de 119 MW au Burkina Faso

Le turc Aksa Enerji a signé un contrat de 20 ans avec Sonabel pour la mise en service d’une centrale thermique à Ouagadougou, visant à renforcer l’approvisionnement énergétique du Burkina Faso d’ici fin 2026.
en_114027271130540

Le pipeline CPC redémarre après les frappes, mais la pression reste sur le Kazakhstan

Le Caspian Pipeline Consortium a repris les chargements à Novorossiisk après une attaque ukrainienne, mais les tensions géopolitiques sur les flux pétroliers kazakhs persistent autour de ce corridor stratégique de la mer Noire.

La Hongrie double ses livraisons de pétrole à la Serbie face aux sanctions américaines

La Hongrie augmente ses exportations de produits pétroliers vers la Serbie pour compenser l’arrêt imminent de la raffinerie NIS, menacée par les sanctions américaines visant sa majorité russe.

Pemex intensifie le raffinage domestique malgré le recul de la production de brut

Face à une production pétrolière en baisse, Pemex augmente le raffinage local grâce à Olmeca, en visant une réduction des importations de carburants et une meilleure utilisation de ses capacités industrielles sous contrainte budgétaire.
en_1140281048540-1-1024x485

Petrobras réduit ses investissements à 109 milliards $ dans son nouveau plan quinquennal

La société pétrolière publique brésilienne abaissera ses dépenses d’investissement de 2 %, impactée par le recul des cours du brut, marquant ainsi un tournant stratégique sous le mandat de Lula.

TotalEnergies cède sa participation dans Bonga pour $510mn au profit de Shell et Eni

TotalEnergies a finalisé la vente de sa participation de 12,5 % dans le champ pétrolier offshore Bonga au Nigeria, pour un montant de $510mn, renforçant la présence de Shell et Eni dans ce site stratégique de production en eaux profondes.

Belgrade entame une procédure légale pour s’emparer de la raffinerie serbe contrôlée par Moscou

La Serbie prépare une modification de loi budgétaire visant à permettre la prise de contrôle de NIS, raffinerie sous sanctions américaines et détenue par des groupes russes, afin d'éviter une paralysie énergétique imminente.
en_114026261125540

Dangote confie à Honeywell l’expansion de sa raffinerie vers 1,4 million de barils/jour

La raffinerie nigériane de Dangote sélectionne l’américain Honeywell pour fournir les technologies permettant de doubler sa capacité de traitement de brut et d’étendre sa production pétrochimique.

Bagdad maintient sa production pétrolière en isolant les actifs russes sous sanctions

L’Irak sécurise sa production en contournant les sanctions américaines via paiements locaux, trocs énergie-énergie et suspension ciblée des flux financiers vers Lukoil pour protéger les exportations de West Qurna-2.

BP relance partiellement Olympic Pipeline mais laisse 60 % de capacité hors ligne

Le redémarrage de la conduite de 16 pouces d’Olympic Pipeline ne suffit pas à rétablir l’approvisionnement normal de l’Oregon et de l’aéroport de Seattle-Tacoma, toujours exposés à un risque logistique accru et à des tensions sur les prix.
en_1140251145540

Les importations de pétrole russe par l’Inde chuteront fortement dès décembre

Face aux sanctions renforcées des États-Unis et de l’Union européenne, les raffineurs indiens réduisent drastiquement leurs achats de brut russe à partir de décembre, selon des sources du secteur.

La raffinerie serbe de Pancevo menacée d’arrêt faute de brut sous sanctions américaines

La seule raffinerie de Serbie, opérée par NIS, pourrait être contrainte de stopper sa production dès cette semaine, fragilisée par les sanctions américaines visant ses actionnaires russes.

Les stratégies contrariennes surpassent le suivi des hedge funds sur le Brent

La rentabilité des stratégies de suivi de positionnement spéculatif sur le Brent s’érode, au profit d’approches contrariennes ciblant les extrêmes de sentiment, marquant un changement de régime significatif dans le trading pétrolier.
en_1140241134540

ConocoPhillips, Repsol et Santos relancent le pétrole alaskien avec Nuna et Pikka

L’Alaska s’apprête à enregistrer sa plus forte hausse de production pétrolière depuis 40 ans, portée par deux projets clés qui prolongent la durée de vie du pipeline TAPS et ancrent une présence stratégique des États-Unis dans l’Arctique.

TotalEnergies renforce sa position au Nigeria avec 90 % d’intérêt dans OPL257

TotalEnergies porte à 90 % sa participation dans le bloc offshore OPL257 au Nigeria, après un accord d’échange d’actifs conclu avec Conoil Producing Limited.

TotalEnergies et Chevron en compétition pour 40 % du champ Mopane en Namibie

TotalEnergies et Chevron cherchent à racheter 40 % du champ pétrolier Mopane en Namibie, propriété de Galp, au cœur d’une stratégie visant à sécuriser de nouvelles ressources dans un bassin offshore à fort potentiel.
en_114019181132540

Rosneft cède 11 % de KPC pour desserrer l’étau des sanctions

La réduction de la participation de Rosneft dans Kurdistan Pipeline Company repositionne le contrôle du principal oléoduc kurde et redéfinit l'équilibre entre sanctions américaines, financement des exportations et gouvernance régionale du brut.

Lukoil met la pression sur Sofia pour finaliser la cession de sa raffinerie

Le groupe russe Lukoil veut vendre ses actifs en Bulgarie, après la mise sous tutelle de sa raffinerie par l'État, dans un contexte de sanctions américaines renforcées contre l’industrie pétrolière russe.

Toute l'actualité de l'énergie en continu

Abonnement annuel

8.25€/mois*

*facturé annuellement à 99 € la première année, puis 149€/an

Accès illimité • Archives incluses • Facture pro

Abonnement mensuel​

Accès illimité • Archives incluses pendant 1 mois

5.2€/mois*
puis 14.90€ les mois suivant

*Les prix affichés sont entendus HT, TVA variable en fonction de votre localité ou de votre statut professionnel

Depuis 2021 : 30 000 articles • +150 analyses/sem.