La Commission européenne a annoncé aujourd’hui un plan ambitieux de 100 milliards d’euros destiné à soutenir la fabrication propre au sein de l’Union européenne. Cette initiative, baptisée « Clean Industrial Deal », vise à renforcer les industries énergivores confrontées à des coûts énergétiques élevés, une concurrence mondiale intense et des réglementations complexes. L’objectif est également de dynamiser le secteur des technologies propres en Europe.
Réduction des obstacles pour les entreprises européennes
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a souligné la nécessité de lever les obstacles entravant les entreprises européennes. Elle a déclaré : « La demande de produits propres a ralenti, et certains investissements se sont déplacés vers d’autres régions. Nous savons que trop d’obstacles entravent encore nos entreprises européennes, des prix élevés de l’énergie à une charge réglementaire excessive. Le Clean Industrial Deal vise à couper les liens qui retiennent encore nos entreprises et à proposer une véritable opportunité commerciale pour l’Europe. »
Mesures pour améliorer la compétitivité industrielle
Le plan comprend plusieurs mesures clés pour améliorer la compétitivité industrielle de l’UE :
– Simplification des règles d’aides d’État : pour faciliter et accélérer le déploiement des énergies renouvelables et des technologies propres.
– Réduction des charges réglementaires : en allégeant les exigences en matière de rapports de durabilité pour les entreprises, avec pour objectif une diminution de 25 % des charges administratives au premier semestre 2025, ce qui représenterait une économie de 40 milliards d’euros pour les entreprises européennes.
– Plan d’action pour une énergie abordable : visant à réduire les coûts énergétiques en s’attaquant aux défis structurels, notamment la dépendance aux combustibles fossiles importés et le manque d’intégration complète du réseau énergétique européen.
Réactions des acteurs industriels
Les dirigeants industriels ont accueilli favorablement ces initiatives. Patrick Pouyanné, PDG de TotalEnergies, a déclaré : « C’est une machine que nous avons créée à Bruxelles – je ne sais pas si nous avons besoin d’un programme DOGE – de nombreux fonctionnaires, qui sont en fait là pour créer des réglementations. C’est un problème. » Cette déclaration reflète le sentiment que la réévaluation du modèle réglementaire de l’UE est nécessaire pour améliorer la compétitivité industrielle.
Les propositions de la Commission doivent désormais être examinées par le Parlement européen et les États membres. Si elles sont adoptées, ces mesures pourraient transformer le paysage industriel européen, en renforçant sa compétitivité sur la scène mondiale tout en soutenant la transition vers une économie plus verte.