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L’Inde prolonge de six mois l’appel d’offres sur les petits réacteurs nucléaires BSR

La Nuclear Power Corporation of India Ltd a repoussé au 31 mars 2026 la date limite de soumission des offres pour les réacteurs Bharat Small Reactors, visant à élargir la participation du secteur industriel privé.

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L’Inde prolonge de six mois l’appel d’offres sur les petits réacteurs nucléaires BSR

Secteurs Énergie Nucléaire, Fission
Thèmes Investissements & Transactions, Financement, Développement de projets
Sociétés Reliance Industries
Pays Inde

La Nuclear Power Corporation of India Ltd (NPCIL) a prolongé de six mois la date limite de son appel d’offres pour les réacteurs nucléaires Bharat Small Reactors (BSR), désormais fixée au 31 mars 2026. Cette décision vise à permettre à un plus grand nombre d’entreprises de finaliser leur participation au projet, qui prévoit la construction et l’exploitation de réacteurs de 220 mégawatts électriques destinés à un usage captif par l’industrie.

Des acteurs industriels de premier plan

Selon les documents publiés par NPCIL, six entreprises ont officiellement entamé les démarches de soumission. Hindalco Industries Ltd, Jindal Steel & Power Ltd, Tata Power Co et Reliance Industries ont signé des accords de confidentialité et reçu les données techniques initiales, y compris les estimations de coûts d’exploitation et les performances attendues des installations. JSW Energy Ltd et Adani Power Ltd ont soumis les documents nécessaires à la signature des accords, qui sont actuellement en cours d’évaluation.

Les entreprises impliquées ont également identifié 16 sites potentiels pour l’implantation des réacteurs. Cinq de ces sites se trouvent au Gujarat, quatre au Madhya Pradesh, trois en Odisha, deux en Andhra Pradesh, et un chacun au Jharkhand et au Chhattisgarh. NPCIL a sollicité les gouvernements des États concernés afin de faciliter les études de terrain ainsi que l’attribution des ressources foncières et hydriques nécessaires.

Un modèle économique centré sur l’utilisateur

Le modèle proposé impose aux industriels porteurs de projets de supporter l’intégralité des dépenses en capital et des coûts d’exploitation, y compris ceux liés au démantèlement en fin de vie. La construction des réacteurs se ferait sous la supervision de NPCIL, qui en assurerait ensuite l’exploitation. Les utilisateurs bénéficieraient de l’électricité produite pour leurs propres besoins, avec la possibilité de vendre le surplus sur le marché, sous réserve des réglementations en vigueur.

La prolongation du délai répond aux demandes des industriels qui ont exprimé le besoin de temps supplémentaire pour évaluer les sites envisagés, affiner leurs projections de dépenses et finaliser leur proposition. NPCIL a précisé que d’autres entreprises ont également manifesté leur intérêt et sont en cours de discussions.

Une participation en expansion malgré les délais

Lors d’une réunion préliminaire tenue en février, 70 délégués issus de 27 entreprises publiques et privées avaient assisté aux échanges sur les modalités du projet. L’appel d’offres initial, lancé le 31 décembre 2024, avait déjà connu plusieurs extensions. NPCIL justifie cette dernière révision par l’intérêt croissant du secteur privé, dans un contexte où la sécurisation d’une énergie sans carbone devient un enjeu stratégique pour de nombreuses entreprises indiennes.

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