Libye : Réduction partielle de la production au champ pétrolier de Sharara

La production du champ pétrolier de Sharara en Libye est partiellement arrêtée à cause de manifestations, menaçant de réduire la production à zéro selon la National Oil Corporation (NOC).

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Le champ pétrolier de Sharara, le plus grand de Libye, subit une suspension partielle de sa production depuis le 4 août. Des manifestants ont envahi la salle des opérations, selon S&P Global Commodity Insights. Sharara, dont la capacité maximale est de 320 000 barils par jour (b/j), produisait récemment 250 000 b/j. Les pertes de production sont estimées entre 28 000 et 70 000 b/j, bien que la production actuelle exacte reste incertaine.
Un représentant de la National Oil Corporation (NOC) indique que les perturbateurs visent à réduire la production à zéro. L’Armée nationale libyenne (LNA), sous le commandement de Khalifa Haftar, a approuvé cette fermeture partielle. Les troupes de Haftar ont régulièrement imposé des blocages ces dernières années, réduisant la production libyenne à 650 000 b/j à l’été 2022. Ces blocages ont diminué avec la nomination de Farhat Bengdara à la présidence de la NOC.

Impact des Troubles Politiques

Cette perturbation récente fait suite à une fermeture du champ en janvier qui avait duré deux semaines. La Libye avait alors déclaré un cas de force majeure après que des manifestants de la région sud-ouest d’Ubari aient fermé le champ pour protester contre la hausse des prix du carburant et le manque d’opportunités économiques. Sharara est une coentreprise entre la NOC, TotalEnergies de France, Repsol d’Espagne, OMV d’Autriche et Equinor de Norvège. Les entreprises n’ont pas encore répondu aux demandes de commentaires.

Défis de Production et Perspectives

La Libye possède les plus grandes réserves de pétrole d’Afrique, estimées à 48 milliards de barils, et projette d’augmenter sa production à moyen terme. En début d’année, Farhat Bengdara, président de la NOC, a annoncé des plans pour accroître la production à 2 millions de b/j d’ici cinq ans, grâce à 45 projets de nouveaux et anciens champs. Une ronde d’appels d’offres est prévue pour fin 2024, mais l’instabilité politique et les difficultés à attirer des financements menacent ces ambitions.
Depuis février 2024, une relative stabilité politique a permis de maintenir la production de brut de la Libye à environ 1,15 million de b/j. En juin, la production était de 1,16 million de b/j, en légère hausse par rapport au 1,15 million de b/j de mai, selon l’enquête de production OPEC+ de Commodity Insights. Cependant, cette production reste inférieure aux 1,6 million de b/j produits avant la chute de Moammar Kadhafi en 2011.

Qualité du Brut Libyen

Le brut libyen est généralement léger, avec une faible teneur en soufre, produisant une bonne quantité de distillats moyens et d’essence. Cela le rend particulièrement prisé sur les marchés de la Méditerranée et de l’Europe du Nord-Ouest. Malgré les défis, la NOC continue de viser une augmentation de la production pour répondre à la demande croissante sur les marchés internationaux. Les entreprises partenaires, bien qu’affectées par ces perturbations, restent engagées dans les projets à long terme.
L’impact des perturbations à Sharara met en lumière les défis continus que la Libye doit relever pour stabiliser sa production pétrolière dans un contexte politique instable. La capacité de la NOC à atteindre ses objectifs ambitieux dépendra en grande partie de la résolution des tensions internes et de l’attraction de nouveaux investissements.

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