L’État sud-africain expose ses finances au rachat incertain de la raffinerie Sapref

La prise de contrôle de la raffinerie Sapref par le Central Energy Fund ouvre d’importants risques financiers pour l’Afrique du Sud, alors que l’installation reste à l’arrêt et qu’aucune stratégie claire de relance n’a été dévoilée à ce jour.

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Le Central Energy Fund (CEF), fonds public sud-africain chargé de la gestion des actifs énergétiques de l’État, a officiellement acquis la raffinerie Sapref, d’une capacité de 180 000 barils par jour, dont l’arrêt depuis 2022 a accru la dépendance nationale aux importations pétrolières. Cette acquisition, finalisée pour un montant symbolique d’un rand sud-africain, intervient alors que la structure reste fermée depuis trois ans, sans publication d’une stratégie industrielle ou financière quant à sa remise en service.

Coûts de relance et incertitudes budgétaires

Shell et BP, anciens propriétaires de la raffinerie, se sont engagés à verser environ ZAR286mn ($15.4mn) pour couvrir les frais d’exploitation de la première année post-rachat. Cependant, aucune obligation contractuelle ne prévoit leur participation aux coûts futurs, notamment en matière de dépollution ou de démantèlement. Selon des sources proches du dossier citées par Agence Ecofin le 10 juillet, la relance de Sapref pourrait requérir jusqu’à $1bn, tandis que le montant des passifs liés à la fermeture reste inconnu. À ce stade, les autorités sud-africaines n’ont communiqué aucun chiffrage officiel concernant ces engagements financiers.

Absence de calendrier et d’évaluation de rentabilité

Aucun calendrier de remise en service n’a été dévoilé par le CEF, qui n’a publié ni estimation de retour sur investissement, ni plan de financement précis. Les passifs environnementaux et réglementaires, dont la déconstruction des installations et la gestion des déchets, demeurent non évalués publiquement. Ces dépenses potentielles n’apparaissent pas dans les derniers états financiers du fonds, ni dans ses orientations stratégiques officielles.

Stratégie nationale et dépendance accrue

Le ministère des Finances n’a pas confirmé si le rachat donnerait lieu à une recapitalisation ou à un appui budgétaire spécifique pour couvrir les coûts additionnels. Le gouvernement motive cette opération par la nécessité de réduire la dépendance du pays à l’importation de produits pétroliers, qui représente environ 65 % de la demande nationale, et de contenir les dépenses publiques liées aux subventions aux carburants, estimées à $7.5bn en 2023.

Questions sur la faisabilité technique et économique

Si le CEF avance la possibilité d’augmenter la capacité de Sapref jusqu’à 600 000 barils par jour, aucun détail technique ou financier n’a été communiqué pour préciser la faisabilité de cette ambition. Les interrogations persistent quant à l’impact budgétaire de l’opération et à la stratégie industrielle à moyen terme du secteur pétrolier sud-africain.

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